19 juillet.

Cette nuit, le kaïd vient me réveiller et me dire qu’ayant reçu la

nouvelle que les Oulad Yagoub étaient en course, il allait faire monter

son goum et aller les chercher. Il partit avant le jour. — Je vais

mieux. Je reçois des plaintes contre le kaïd.

20-21 juillet.

Je reste encore chez moi toute la journée. — Je prends de nombreux

renseignements sur le pays qui sépare le Souf du Nefzāoua. Des Ourghamma

de Kessār Mouddenīn, marabouts, viennent ici pour voir si on leur

ouvrira le marché d’El-Ouad. Les Ghorib de Sabrīya[207] qui sont sur

leur route et qui apportent ici les mêmes produits qu’ils apporteraient,

leur ont fait peur. De façon qu’ils ont laissé leurs marchandises,

consistant principalement en beurre, à Sabrīya, et qu’ils sont venus en

_mi’ad_. Je leur fais un petit discours qui les enchante, et leur ouvre

le marché ; je promets même d’intimider les Ghorib, ce qui est très

facile, vu que cette tribu réside à moitié dans le Nefzāoua et à moitié

au Souf (El-Ouad) où ils ont des palmiers.

Journal de route de Henri Duveyrier · 第 144 / 241 题