Aujourd’hui j’ai fini ma tournée archéologique, et quoique j’aie encore
trouvé trois inscriptions, je ne doute pas que je sois loin d’avoir tous
les documents épigraphiques de Gafsa.
Je profitai de ma promenade pour observer près de la maison du Bey un
vaste bassin, vraie piscine de construction romaine, dont l’eau est
encore plus chaude que celle du Termīl. Il y a des poissons, les mêmes
que ceux du Termīl, dont j’aurais bien voulu prendre un échantillon, car
je suis bien sûr qu’ils forment une espèce nouvelle pour moi, c’est-à-
dire différente de celles que j’ai observées jusqu’à présent en Afrique.
Je me promène avec un tailleur de pierres de Dresde qui, bien que jeune
encore, a vu beaucoup de pays ; maintenant il est ici un des élégants du
pays, s’est fait musulman ; il travaille à construire des maisons et
gagne, me dit-il, 5 fr. par jour. Il me propose d’aller voir vers
l’ouest de la ville de vastes carrières souterraines du temps des
Romains, mais comme ce fait a moins d’intérêt pour moi que pour lui, je
me borne à en prendre note.
Je vais au camp. L’armée reste encore attendant l’argent d’El-Ayaēcha
qui ne paraît pas se presser. Si ‘Ali me reçoit toujours très bien, je
prends congé de lui, car demain je me mets en route.
Le Bey a demandé hier à son médecin quelques détails sur moi.
Source du Termīl = Temp. 30°.
{ Temp. 23°,5, prise le 28 au matin.
Puits de la cour = {
{ Prof. 11 1/2 _dra_ = 5m,75.