15 février.

Aujourd’hui une courte marche à travers une région assez sablonneuse,

principalement couverte d’_àlenda_, de _drin_ et de _hād_, nous mena au

puits de Oulad-Miloud ; quoique nous y fussions arrivés de bien bonne

heure, je résolus de m’y arrêter jusqu’à minuit pour obtenir la latitude

du lieu.

Après midi, nous continuâmes la marche pour arriver bientôt dans le

voisinage du puits aujourd’hui comblé de Sayyâl, dont nous avions les

dunes à une petite distance à droite. Nous vîmes à 5 ou 600 mètres à

gauche le puits de Bey-Sâlah dont l’eau est salée et beaucoup moins

bonne que celle du Hassi-Miloud.

Après avoir dépassé cette région vers la fin de la journée, je fus

surpris de voir un changement notable dans la végétation, qui se

composait de _bāgeul_, _dhomràn_, _zeita_, _drin_ et _sefâr_.

Je me couche presque sans rien manger, malade de fatigue, car la marche

accélérée de nos chameaux m’avait beaucoup secoué, et, par suite,

courbaturé.

Journal de route de Henri Duveyrier · 第 21 / 241 题