Aujourd’hui une courte marche à travers une région assez sablonneuse,
principalement couverte d’_àlenda_, de _drin_ et de _hād_, nous mena au
puits de Oulad-Miloud ; quoique nous y fussions arrivés de bien bonne
heure, je résolus de m’y arrêter jusqu’à minuit pour obtenir la latitude
du lieu.
Après midi, nous continuâmes la marche pour arriver bientôt dans le
voisinage du puits aujourd’hui comblé de Sayyâl, dont nous avions les
dunes à une petite distance à droite. Nous vîmes à 5 ou 600 mètres à
gauche le puits de Bey-Sâlah dont l’eau est salée et beaucoup moins
bonne que celle du Hassi-Miloud.
Après avoir dépassé cette région vers la fin de la journée, je fus
surpris de voir un changement notable dans la végétation, qui se
composait de _bāgeul_, _dhomràn_, _zeita_, _drin_ et _sefâr_.
Je me couche presque sans rien manger, malade de fatigue, car la marche
accélérée de nos chameaux m’avait beaucoup secoué, et, par suite,
courbaturé.