4 février.

Après avoir écrit quelques lettres et rassemblé mon monde, je me mis en

marche pour l’Oued-Souf.

Nous primes d’abord la direction de l’Oued-el-Khorouf, qui n’a d’autre

importance que celle d’un canal de décharge des eaux de l’oued Righ dans

le chott Melghigh. Nous nous arrêtâmes à ’Ain ed ’Daouira, petit bassin

circulaire occupé par des roseaux et autres plantes aquatiques. C’est

probablement un « puits mort ». Nous fîmes là notre provision d’eau

douce (?) et coupâmes l’Oued-el-Khorouf.

Nous nous rapprochâmes alors du chott, dont nous avions gardé la nappe

brillante sur notre gauche, avec les petites oasis de palmiers de

Choucha, Dindouga et de Wousli, cette dernière isolée au milieu des eaux

du chott.

Nous continuâmes à travers un pays, qui tantôt apparaissait sous

l’aspect du chott avec son terrain meuble, composé de sable quartzeux

mélangé de sel et d’argiles, tantôt nous obligeait à traverser des

lignes de franches dunes de sables.

Enfin nous nous arrêtons dans le Sif bou Delal.

Journal de route de Henri Duveyrier · 第 12 / 241 题