Après avoir écrit quelques lettres et rassemblé mon monde, je me mis en
marche pour l’Oued-Souf.
Nous primes d’abord la direction de l’Oued-el-Khorouf, qui n’a d’autre
importance que celle d’un canal de décharge des eaux de l’oued Righ dans
le chott Melghigh. Nous nous arrêtâmes à ’Ain ed ’Daouira, petit bassin
circulaire occupé par des roseaux et autres plantes aquatiques. C’est
probablement un « puits mort ». Nous fîmes là notre provision d’eau
douce (?) et coupâmes l’Oued-el-Khorouf.
Nous nous rapprochâmes alors du chott, dont nous avions gardé la nappe
brillante sur notre gauche, avec les petites oasis de palmiers de
Choucha, Dindouga et de Wousli, cette dernière isolée au milieu des eaux
du chott.
Nous continuâmes à travers un pays, qui tantôt apparaissait sous
l’aspect du chott avec son terrain meuble, composé de sable quartzeux
mélangé de sel et d’argiles, tantôt nous obligeait à traverser des
lignes de franches dunes de sables.
Enfin nous nous arrêtons dans le Sif bou Delal.