Mis à portée d’étudier l’administration française et d’en observer le

mécanisme, Rabourdin avait opéré dans le milieu où le hasard faisait

mouvoir sa pensée, ce qui, par parenthèse, est le secret de beaucoup

d’œuvres humaines, et il avait fini par inventer un nouveau système

d’administration. Connaissant les gens auxquels il aurait affaire,

il avait respecté la machine qui fonctionnait alors, qui fonctionne

encore et qui fonctionnera long-temps; car tout le monde se serait

effrayé à l’idée de la refaire, mais personne ne pouvait se refuser à

la simplifier. Le problème à résoudre était donc un meilleur emploi

des mêmes forces. Dans sa plus simple expression, ce plan consistait

à remanier les impôts de manière à les diminuer sans que l’État

perdît ses revenus, et à obtenir, avec un budget égal au budget qui

soulevait alors tant de folles discussions, des résultats deux fois

plus considérables que les résultats actuels. Une longue pratique avait

démontré à Rabourdin, qu’en toute chose la perfection était produite

par de simples revirements. Économiser, c’est simplifier. Simplifier,

c’est supprimer un rouage inutile: il y a donc déplacement. Aussi,

son système reposait-il sur un déclassement, il se traduisait par une

nouvelle nomenclature administrative. Là gît peut-être la raison de la

haine que s’attirent les novateurs. Les suppressions exigées par le

perfectionnement, et d’abord mal comprises, menacent des existences qui

ne se résolvent pas facilement à changer de condition. Ce qui rendait

Rabourdin vraiment grand, était d’avoir su contenir l’enthousiasme qui

saisit tous les inventeurs, d’avoir cherché patiemment un engrenage

à chaque mesure afin d’éviter les chocs, en laissant au temps et à

l’expérience le soin de démontrer l’excellence de chaque changement. La

grandeur du résultat ferait croire à son impossibilité, si l’on perdait

de vue cette pensée au milieu de la rapide analyse de ce système.

Il n’est donc pas indifférent d’indiquer, d’après ses confidences,

quelqu’incomplètes qu’elles furent, le point d’où il partit pour

embrasser l’horizon administratif. Ce récit, qui tient d’ailleurs au

cœur de l’intrigue, expliquera peut-être aussi quelques malheurs des

mœurs présentes.

Xavier avait d’abord été profondément ému par les misères qu’il avait

reconnues dans l’existence des employés, il s’était demandé d’où venait

leur croissante déconsidération; il en avait recherché les causes, et

les avait trouvées dans ces petites révolutions partielles qui furent

comme le remous de la tempête de 1789 et que les historiens des grands

mouvements sociaux négligent d’examiner, quoiqu’en définitif elles

aient fait nos mœurs ce qu’elles sont.

Autrefois, sous la monarchie, les armées bureaucratiques n’existaient

point. Peu nombreux, les employés obéissaient à un premier ministre

toujours en communication avec le souverain, et servaient ainsi

presque directement le roi. Les chefs de ces serviteurs zélés

étaient simplement nommés des _premiers commis_. Dans les parties

d’administration que le roi ne régissait pas lui-même, comme les

Fermes, les employés étaient à leurs chefs ce que les commis d’une

maison de commerce sont à leurs patrons: ils apprenaient une science

qui devait leur servir à se faire une fortune. Ainsi, le moindre point

de la circonférence se rattachait au centre et en recevait la vie. Il y

avait donc dévouement et foi. Depuis 1789, l’État, la _patrie_ si l’on

veut, a remplacé le Prince. Au lieu de relever directement d’un premier

magistrat politique, les commis sont devenus, malgré nos belles idées

sur la patrie, _des employés du gouvernement_; leurs chefs flottent à

tous les vents d’un pouvoir qui ne sait pas la veille s’il existera

le lendemain et qui s’appelle _le Ministère_. Le courant des affaires

devant toujours s’expédier, il surnage une certaine quantité de commis

qui se sait indispensable quoique congéable à merci et qui veut rester

en place. La bureaucratie, pouvoir gigantesque mis en mouvement par

des nains, est née ainsi. Si en subordonnant toute chose et tout homme

à sa volonté, Napoléon avait retardé pour un moment l’influence de la

bureaucratie, ce rideau pesant placé entre le bien à faire et celui

qui peut l’ordonner, elle s’était définitivement organisée sous le

gouvernement constitutionnel, nécessairement ami des médiocrités, grand

amateur de pièces probantes et de comptes, enfin tracassier comme une

petite bourgeoise. Heureux de voir les ministres en lutte constante

avec quatre cents petits esprits, avec dix ou douze têtes ambitieuses

et de mauvaise foi, les Bureaux se hâtèrent de se rendre indispensables

en se substituant à l’action vivante par l’action écrite, et ils

créèrent une puissance d’inertie appelée le Rapport. Expliquons le

Rapport.

Quand les rois eurent des ministres, ce qui n’a commencé que sous Louis

XV, ils se firent faire des rapports sur les questions importantes,

au lieu de tenir comme autrefois, conseil avec les grands de l’État.

Insensiblement, les ministres furent amenés par leurs Bureaux à faire

comme les rois. Occupés de se défendre devant les deux Chambres et

devant la cour, ils se laissèrent mener par les lisières du rapport. Il

ne se présenta rien d’important dans l’administration, que le ministre,

à la chose la plus urgente, ne répondît:--J’ai demandé un rapport. Le

rapport devint ainsi, pour l’affaire et pour le ministre, ce qu’est

le rapport à la Chambre des Députés pour les lois: une consultation

où sont traitées les raisons contre et pour avec plus ou moins de

partialité; en sorte que le ministre, de même que la Chambre, se trouve

tout aussi avancé avant qu’après le rapport. Toute espèce de parti se

prend en un instant. Quoi qu’on fasse, il faut arriver au moment où

l’on se décide. Plus on met en bataille de raisons pour et de raisons

contre, moins le jugement est sain. Les plus belles choses de la France

se sont faites quand il n’existait pas de rapport et que les décisions

étaient spontanées. La loi suprême de l’homme d’état est d’appliquer

des formules précises à tous les cas, à la manière des juges et des

médecins.

Rabourdin s’était dit: On est ministre pour avoir de la décision,

connaître les affaires et les faire marcher. Et il voyait le rapport

régnant en France depuis le colonel jusqu’au maréchal, depuis le

commissaire de police jusqu’au roi, depuis les préfets jusqu’aux

ministres, depuis la Chambre jusqu’à la loi. Tout commençait à se

discuter, se balancer et se contre-balancer de vive voix et par écrit,

tout prenait la forme littéraire. La France allait se ruiner malgré

de si beaux rapports, et disserter au lieu d’agir. Il se faisait en

France un million de rapports écrits par année; aussi la bureaucratie

régnait-elle! Les dossiers, les cartons, les paperasses à l’appui des

pièces sans lesquelles la France serait perdue, la circulaire sans

laquelle elle n’irait pas, fleurissaient. La bureaucratie commençait

à entretenir à son profit la méfiance entre la recette et la dépense,

elle calomniait l’administration pour le salut de l’administrateur.

Enfin elle inventait les fils lilliputiens qui enchaînent la France

à la centralisation parisienne, comme si, de 1500 à 1800, la France

n’avait rien pu faire sans trente mille commis.

En s’attachant à la chose publique, comme le guy au poirier, l’employé

s’en désintéressa complétement, et voici comme. Obligés d’obéir aux

princes ou aux Chambres qui leur imposent des parties prenantes au

budget et forcés de garder des travailleurs, les ministres diminuaient

les salaires et augmentaient les emplois, en pensant que plus il y

aurait de monde employé par le gouvernement, plus le gouvernement

serait fort. La loi contraire est un axiome écrit dans l’univers:

il n’y a d’énergie que par la rareté des principes agissants. Aussi

l’événement a-t-il prouvé l’erreur du ministérialisme. Pour implanter

un gouvernement au cœur d’une nation, il faut savoir y rattacher _des

intérêts_ et non _des hommes_. Conduit à mépriser le gouvernement

qui lui retirait à la fois considération et salaire, l’employé se

comportait en ce moment avec lui comme une courtisane avec un vieil

amant, il lui donnait du travail pour son argent: situation aussi

peu tolérable pour l’administration que pour l’employé, si tous deux

osaient se tâter le pouls, et si les gros salaires n’étouffaient pas

la voix des petits. Seulement occupé de se maintenir, de toucher ses

appointements et d’arriver à sa pension, l’employé se croyait tout

permis pour obtenir ce grand résultat. Cet état de choses amenait

le servilisme du commis, il engendrait de perpétuelles intrigues

au sein des Ministères où les pauvres employés luttaient contre

une aristocratie dégénérée qui venait pâturer sur les communaux de

la bourgeoisie, en exigeant des places pour ses enfants ruinés. Un

homme supérieur pouvait difficilement marcher le long de ces haies

tortueuses, plier, ramper, se couler dans la fange de ces sentines où

les têtes remarquables effrayaient tout le monde. Un génie ambitieux se

vieillit pour obtenir la triple couronne, il n’imite pas Sixte-Quint

pour devenir Chef de Bureau. Il ne restait ou ne venait que des

paresseux, des incapables ou des niais. Ainsi s’établissait lentement

la médiocrité de l’Administration française. Entièrement composée de

petits esprits, la bureaucratie mettait un obstacle à la prospérité

du pays, retardait sept ans dans ses cartons le projet d’un canal

qui eût stimulé la production d’une province, s’épouvantait de tout,

perpétuait les lenteurs, éternisait les abus qui la perpétuaient et

l’éternisaient elle-même; elle tenait tout et le ministre même en

lisière; enfin elle étouffait les hommes de talent assez hardis pour

vouloir aller sans elle ou l’éclairer sur ses sottises. Le livre des

pensions venait d’être publié, Rabourdin y vit un garçon de bureau

inscrit pour une retraite supérieure à celle des vieux colonels criblés

de blessures. L’histoire de la bureaucratie se lisait là tout entière.

Autre plaie engendrée par les mœurs modernes, et qu’il comptait parmi

les causes de cette secrète démoralisation: l’Administration à Paris

n’a point de subordination réelle, il y règne une égalité complète

entre le chef d’une Division importante et le dernier expéditionnaire:

l’un est aussi savant que l’autre dans une arène où l’on se rejette

la besogne les uns aux autres. Les employés se jugeaient entre eux

sans aucun respect. L’instruction, également dispensée sans mesure aux

masses, amène le fils d’un concierge de ministère à prononcer sur le

sort d’un homme de mérite ou d’un grand propriétaire chez qui son père

a tiré le cordon de la porte. Le dernier venu peut donc lutter avec

le plus ancien. Un riche surnuméraire éclabousse son chef en allant

à Longchamp dans un tilbury qui porte une jolie femme à laquelle il

indique par un mouvement de son fouet le pauvre père de famille à

pied, en disant: _Voilà mon chef!_ Les Libéraux nommaient cet état de

choses le PROGRÈS, Rabourdin y voyait l’ANARCHIE au cœur du pouvoir;

car il voyait en résultat des intrigues agitées, comme celles du

sérail, entre des eunuques, des femmes et des sultans imbéciles,

des petitesses de religieuses, des vexations sourdes, des tyrannies

de collége, des travaux diplomatiques à effrayer un ambassadeur

entrepris pour une gratification ou pour une augmentation, des sauts

de puces attelées à un char de carton; des malices de nègre faites au

ministre lui-même; puis les gens réellement utiles, les travailleurs,

victimes des parasites; les gens dévoués à leur pays qui tranchent

vigoureusement sur la masse des incapacités, succombant sous d’ignobles

trahisons. Toutes les hautes places allaient appartenir à l’influence

parlementaire et non à la Royauté; les employés se voyaient alors dans

la condition de rouages vissés à une machine: il ne s’agissait plus

pour eux que d’être plus ou moins graissés. Cette fatale conviction

étouffait bien des mémoires écrits en conscience sur les plaies

secrètes du pays, désarmait bien des courages, corrodait les probités

les plus sévères, fatiguées de l’injustice et conviées à l’insouciance

par de dissolvants ennuis. Un commis des frères Rothschild correspond

avec toute l’Angleterre: un seul employé pourrait correspondre avec

tous les préfets; mais là où l’un vient apprendre les éléments de sa

fortune, l’autre perd inutilement son temps, sa vie et sa santé. Là

était le mal. Certes un pays ne semble pas immédiatement menacé de

mort parce qu’un employé de talent se retire et qu’un homme médiocre

le remplace. Malheureusement pour les nations, aucun homme ne paraît

indispensable à leur existence. Mais quand tout s’est à la longue

amoindri, les nations disparaissent. Chacun peut, par instruction,

aller voir à Venise, à Madrid, à Amsterdam, à Stockholm et à Rome les

places où existèrent d’immenses pouvoirs, aujourd’hui détruits par la

petitesse qui s’y est infiltrée en gagnant les sommités. Au jour d’une

lutte, tout s’est trouvé débile, l’État a succombé devant une faible

attaque. Adorer le sot qui réussit, ne pas s’attrister à la chute

d’un homme de talent est le résultat de notre triste éducation et de

nos mœurs qui poussent les gens d’esprit à la raillerie et le génie

au désespoir. Mais quel problème difficile à résoudre que celui de la

réhabilitation des employés, au moment où le libéralisme criait par ses

journaux dans toutes les boutiques industrielles que les traitements

des employés constituaient un vol perpétuel, quand il configurait les

chapitres du budget en forme de sangsues, et demandait chaque année

où allait le milliard des impôts. Aux yeux de monsieur Rabourdin,

l’employé, relativement au budget, était ce que le joueur est au jeu;

tout ce qu’il en emporte, il le lui restitue. Tout gros traitement

impliquait une production. Payer mille francs par an à un homme pour

lui demander toutes ses journées, n’était-ce pas organiser le vol et la

misère? un forçat coûte presque autant et travaille moins. Mais vouloir

qu’un homme auquel l’État donnerait douze mille francs par an se vouât

à son pays, était un contrat profitable à tous deux, et qui pouvait

tenter les capacités.

Ces réflexions avaient donc conduit Rabourdin à une refonte du

personnel. Employer peu de monde, tripler ou doubler les traitements et

supprimer les pensions; prendre les employés jeunes, comme faisaient

Napoléon, Louis XIV, Richelieu et Ximenès, mais les garder long-temps

en leur réservant les hauts emplois et de grands honneurs, étaient les

points capitaux d’une réforme aussi utile à l’État qu’à l’employé. Il

est difficile de raconter en détail, chapitre par chapitre, un plan qui

embrassait le budget et qui descendait dans les infiniment petits de

l’Administration pour les synthétiser; mais peut-être une indication

des principales réformes suffira-t-elle à ceux qui connaissent comme à

ceux qui ignorent la constitution administrative. Quoique la position

d’un historien soit dangereuse en racontant un plan qui ressemble à

de la politique faite au coin du feu, encore est-il nécessaire de le

crayonner, afin d’expliquer l’homme par l’œuvre. Supprimez le récit de

ses travaux, vous ne voudrez plus croire le narrateur sur parole, s’il

se contentait d’affirmer le talent ou l’audace d’un Chef de bureau.

Rabourdin divisait la haute administration en trois ministères. Il

avait pensé que si jadis il se trouvait des têtes assez fortes pour

embrasser l’ensemble des affaires intérieures et extérieures, la

France d’aujourd’hui ne manquerait jamais de Mazarin, de Suger, de

Sully, de Choiseul, de Colbert pour diriger des ministères plus

vastes que les ministères actuels. D’ailleurs, constitutionnellement

parlant, trois ministres s’accordent plus facilement que sept. Puis,

il est moins difficile aussi de se tromper quant au talent. Enfin,

peut-être la royauté éviterait-elle ainsi ses perpétuelles oscillations

ministérielles qui ne permettent de suivre aucun plan de politique

extérieure, ni d’accomplir aucune amélioration intérieure. En Autriche,

où des nations diverses réunies offrent des intérêts différents à

concilier et à conduire sous une même couronne, deux hommes d’État

supportaient en ce moment le poids des affaires publiques, sans en

être accablés. La France était-elle plus pauvre que l’Allemagne en

capacités politiques? D’abord n’était-il pas naturel de réunir le

ministère de la marine au ministère de la guerre? Pour Rabourdin, la

marine paraissait un des comptes courants du ministère de la guerre,

comme l’artillerie, la cavalerie, l’infanterie et l’intendance.

N’était-ce pas un contre-sens de donner aux amiraux et aux maréchaux

une administration séparée, quand ils marchaient vers un but commun: la

défense du pays, l’attaque de l’ennemi, la protection des possessions

nationales? Le ministère de l’intérieur devait réunir le commerce, la

police et les finances, sous peine de mentir à son nom. Au ministère

des affaires étrangères appartenaient la justice, la maison du roi, et

tout ce qui, dans le ministère de l’intérieur, concerne les arts, les

lettres et les grâces: toute protection devait découler immédiatement

du souverain, et ce ministère impliquait la présidence du Conseil.

Chacun de ces trois ministères ne comportait pas plus de deux cents

employés à son administration centrale, où Rabourdin les logeait tous,

comme jadis sous la monarchie. En prenant pour moyenne une somme de

douze mille francs par tête, il ne comptait que sept millions pour

des chapitres qui en coûtaient plus de vingt dans le budget actuel;

car, en réduisant ainsi les ministères à trois têtes, il supprimait

des administrations entières devenues inutiles, et les énormes frais

de leurs établissements dans Paris. Il prouvait qu’un arrondissement

devait être administré par dix hommes, une préfecture par douze au

plus, ce qui ne supposait que cinq mille employés pour toute la France,

Justice et Armée à part, nombre que dépassait alors le chiffre seul

des employés aux ministères. Mais, dans son plan, les greffiers des

tribunaux étaient chargés du régime hypothécaire; mais le ministère

public était chargé de l’enregistrement et des domaines, car il avait

réuni dans un même centre les parties similaires: ainsi l’hypothèque,

la succession, l’enregistrement ne sortaient pas de leur cercle

d’action, et ne nécessitaient que trois surnuméraires par Tribunal, et

trois par Cour royale. L’application constante de ce principe avait

conduit Rabourdin à la réforme des finances. Il avait confondu toutes

les perceptions d’impôts en une seule, en taxant la consommation en

masse au lieu de taxer la propriété. Selon lui, la consommation était

l’unique matière imposable en temps de paix. La contribution foncière

devait être réservée pour les cas de guerre. Alors seulement l’État

pouvait demander des sacrifices au sol, car alors il s’agissait de le

défendre; mais, en temps de paix, c’était une lourde faute politique

que de l’inquiéter au delà d’une certaine limite; on ne le trouvait

plus dans les grandes crises. Ainsi l’_Emprunt_ pendant la paix, parce

qu’il se faisait au pair et non à cinquante pour cent de perte, comme

dans les temps mauvais; puis, pendant la guerre, la _contribution

foncière_.

--L’invasion de 1814 et de 1815, disait Rabourdin à ses amis, a fondé

en France et démontré une institution que ni Law ni Napoléon n’avaient

pu établir: le _crédit_.

La Comédie humaine - Volume 11. Scènes de la vie parisienne - Tome 03 · 第 14 / 56 段