CLV

Lundi soir, 1er juin 1852.

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Je passe tout mon temps à lire la correspondance de Beyle. Cela me

rajeunit de vingt ans au moins. C'est comme si je faisais l'autopsie

des pensées d'un homme que j'ai intimement connu et dont les idées des

choses et des hommes ont singulièrement déteint sur les miennes. Cela

me rend triste et gai vingt fois tour à tour dans une heure et me fait

bien regretter d'avoir brûlé les lettres que Beyle m'écrivait. . . . . .

Lettres à une inconnue, Tome Premier Précédée d'une étude sur P. Mérimée par H. Taine · 第 178 / 198 题