Les principales rivières du versant de la mer Noire et quelques-unes de
celles qui se jettent dans la Méditerranée deviendraient navigables dans
la partie basse de leurs cours. On peut citer entre autres:
Le Seïhoun et le Djeïhoun (province d’Adana). La Sakkaria, le Yechil et
le Kizil-Irmak, sans compter le Tigre et l’Euphrate qui se jettent dans
le golfe Persique et que l’on peut rendre navigables sur une grande
étendue de leur parcours.
Il suffira en général de couper la barre qui obstrue l’entrée des
rivières en resserrant leur embouchure au moyen de jetées ou d’estacades
et à l’intérieur de réduire la largeur du cours d’eau au moyen de digues
submersibles là où le tirant d’eau fait défaut. Souvent des épis
suffiront pour concentrer les eaux dans le thalweg. On peut estimer que
les travaux les plus urgents à exécuter pour rendre les principaux de
ces cours d’eau navigables ne dépasseraient pas plus de L. T. 435,000.