1re Ligne secondaire: De Samsoum à Diarbékir.
Longueur totale 897 kil. Coût total L. T. 6,846,800.
Cette ligne en raison des difficultés variables que présente le terrain
traversé doit être subdivisée en 3 sections, comme suit:
1re Section: de Samsoum à Sivas.
Longueur 362 kil. Prix kil. 8,700 L. T. Coût total L. T. 3,410,400.
De Samsoum on suit le Mert-Irmak que l’on remonte jusqu’au col de
Kara-Dagh, puis on descend à flanc de coteau en appuyant vers le Nord
pour atteindre le Tersakan-Sou que l’on remonte jusqu’à Dervent. Ce
passage assez difficile franchi, on descend vers Amassia. De là, on
remonte la rive droite du Yéchil-Irmak et l’on traverse ce fleuve pour
gagner la vallée du Déli-Tchaï que l’on remonte jusqu’à sa source.
Traversant alors le col de Tchinguel-Boghaz on regagne la vallée du
Yéchil-Irmak pour suivre le fleuve jusqu’à Tokat. De ce point il faut
gravir le Tchamlidel dont le passage présente de sérieuses difficultés,
puis, on descend par la vallée de Cham-Sou dans celle de Kizil-Irmak
pour remonter ce fleuve jusqu’à Sivas.
2e Section: de Sivas à Malatia.
Longueur 305 kil. Prix kil. 6,960 L. T. Coût total L. T. 2,122,800.
De Sivas la ligne atteint sans difficulté le col du Taurus avec une
rampe de 005 par mètre, puis elle descend vers Malatia en pénétrant dans
une gorge étroite qu’elle suit pendant quelques heures. La vallée
s’élargit ensuite rapidement et débouche dans la grande plaine de
Malatia avec des pentes de 0 m,005 par mètre.
3e section: de Malatia à Diarbékir.
Longueur 200 kil. Prix kil. 5,568 L. T. Coût total L. T. 1,331,600.
De Malatia par une plaine ondulée on peut atteindre Karpout avec une
faible rampe, puis on s’élève en flanc de coteau pour atteindre le faîte
de séparation des deux vallées de l’Euphrate et du Tigre vers
Argana-Maaden. Ce passage présente quelques difficultés sur 20 à 30 kil.
D’Argana on gagne Diarbékir, en traversant une plaine magnifique qui
descend en pente douce vers cette dernière ville.
2e Ligne secondaire: d’Alep vers le Hedjaz par Homs et Damas.
Longueur 580 kil. Prix kil. 5,655 L. T. Coût total L. T. 3,279,900.
D’Alep la ligne se dirige vers le sud à travers une plaine ondulée pour
atteindre la vallée de l’Oronte à Hama. Elle remonte la vallée jusqu’à
Homs, longe l’Anti Liban au pied du coteau pour atteindre Damas, puis
gagnant le plateau du Hauran elle pénètre dans la vallée du Jourdain,
qu’elle descend jusqu’à la mer Morte. De là, elle se dirige vers le
Hedjaz.
Ce tracé ne présente pas de difficultés.
1er Embranchement: sur Kelaat-el-Arch.
Longueur 150 kil. Prix kil. 5,655 L. T. Coût total L. T. 848,250.
Cet embranchement réunirait le réseau ottoman aux lignes égyptiennes. Le
tracé en est facile.
2e Embranchement: sur Jérusalem et Jaffa.
La ligne déjà concédée de Jaffa à Jérusalem se prolongerait facilement
et avec grand avantage vers le plateau du Hauran dont les produits très
abondants trouveraient un écoulement facile vers la mer (pour mémoire).
3e Ligne secondaire: de Moudania à Kara-keuï par Brousse.
Longueur 160 kil. Prix kil. 4,350 L. T. Coût total L. T. 696,000.
Cette ligne est à peu près terminée entre Moudania et Brousse[13]. Elle
est à voie étroite de 1 m. 10. De Brousse, on peut franchir avec des
rampes de 0,020 par mètre la chaîne de Tymbos pour passer dans le bassin
de Yéni-Cheir, atteindre Eïné-Gueul et gagner Kara-keuï en traversant la
forêt d’Ahadagh, riche en bois de construction. Cette ligne traverse un
pays riche en forêts, mines et productions de toute nature. La ville de
Brousse, remarquable par ses eaux minérales, attire chaque année de
nombreux visiteurs.
[13] Voir le chapitre VIII de la deuxième partie.
Les lignes secondaires d’une longueur de 1787 kilomètres coûteraient
donc environ 11,675,200 L. T., soit en moyenne 6,500 L. T.