2 juillet, à 3 heures du matin.

La réponse du conseil de guerre fut immédiatement transmise aux

Tuileries, et y devint l'objet d'une longue et profonde délibération.

Enfin, après avoir pesé les avantages et les dangers d'une défense

prolongée, après avoir considéré que Paris, sans espoir de secours et

enveloppé de toutes parts, serait ou emporté d'assaut ou forcé de se

rendre à discrétion; que l'armée, sans moyen de retraite, se trouverait

peut-être placée entre le déshonneur de se rendre prisonnière ou la

nécessité de s'ensevelir sous les ruines de la capitale, la commission

décida univoquement que Paris ne serait point défendu, et qu'on se

soumettrait à le remettre entre les mains des alliés, puisque les alliés

ne voulaient suspendre les hostilités qu'à ce prix.

Le général Ziethen, commandant de l'avant-garde du prince Blucher, fut

instruit de cette détermination par le prince d'Eckmuhl. Il lui

répondit:

_Au prince d'Eckmuhl._

Les Cent Jours (2/2) Mémoires pour servir à l'histoire de la vie privée, du retour et du règne de Napoléon en 1815. · 第 19 / 49 题