La réponse du conseil de guerre fut immédiatement transmise aux
Tuileries, et y devint l'objet d'une longue et profonde délibération.
Enfin, après avoir pesé les avantages et les dangers d'une défense
prolongée, après avoir considéré que Paris, sans espoir de secours et
enveloppé de toutes parts, serait ou emporté d'assaut ou forcé de se
rendre à discrétion; que l'armée, sans moyen de retraite, se trouverait
peut-être placée entre le déshonneur de se rendre prisonnière ou la
nécessité de s'ensevelir sous les ruines de la capitale, la commission
décida univoquement que Paris ne serait point défendu, et qu'on se
soumettrait à le remettre entre les mains des alliés, puisque les alliés
ne voulaient suspendre les hostilités qu'à ce prix.
Le général Ziethen, commandant de l'avant-garde du prince Blucher, fut
instruit de cette détermination par le prince d'Eckmuhl. Il lui
répondit:
_Au prince d'Eckmuhl._