ÉGLISE DE SAINT-PAUL, A ISSOIRE.--ÉGLISE DE NOTRE-DAME LA GRANDE, A
POITIERS.--ÉGLISE DE SAINT-HILAIRE, A POITIERS.--ÉGLISE DE SAINT-SERNIN,
A TOULOUSE.
Les églises d’Auvergne et particulièrement celles d’Orcival, de
Notre-Dame-du-Port, à Clermont, et de Saint-Paul, à Issoire, élevées
vers la fin du XIᵉ siècle ou dans les premières années du XIIᵉ, semblent
être l’œuvre d’un seul architecte poursuivant la même idée dans des
édifices différents; on pourrait même dire qu’ils ont été bâtis par les
mêmes ouvriers, puisque les signes gravés sur la pierre--les marques des
tâcherons--sont également les mêmes.
L’église de Saint-Paul, à Issoire, est peut-être la moins ancienne des
églises que nous venons de citer; mais elle présente bien tous les
caractères réunis de l’architecture romane de l’Auvergne; elle marque
les grands progrès réalisés par les constructeurs romans dans leur
système de voûtes.
La nef est formée de deux rangées d’arcades et de deux bas côtés,
traversés de deux en deux--ou en trois--travées, par de puissants
arcs-doubleaux; la voûte en berceau, qui couvre la nef centrale, est
solidement contrebutée par des demi-berceaux. La coupe transversale,
figure 138, indique cette ingénieuse et très rationnelle disposition,
qui assure à l’ensemble du voûtement une stabilité parfaite.
[Illustration: FIG. 137. ÉGLISE DE SAINT-PAUL, A ISSOIRE. (Plan.)]
Les bas côtés sont à deux étages; la galerie basse est couverte par des
voûtes d’arête comprises entre les arcs-doubleaux, latéraux et
transversaux, et la galerie haute, ouvrant sur la nef par de petites
arcatures reposant sur des colonnettes et éclairées par des jours
ménagés dans les murs extérieurs, est couverte par les demi-berceaux
latéraux.