ARTICLE ADDITIONNEL AU TRAITÉ AVEC LA PRUSSE.

«Quoique le traité de paix conclu à Bâle, le 5 avril 1795, celui de

Tilsitt, le 9 juillet 1807, la convention de Paris du 20 septembre

1808, ainsi que toutes les conventions et actes quelconques conclus

depuis la paix de Bâle, entre la Prusse et la France soient déjà

annulés de fait par le présent traité, les hautes parties

contractantes ont jugé néanmoins à propos de déclarer expressément que

lesdits traités cessent d'être obligatoires pour tous leurs articles,

tant patents que secrets, et qu'elles renoncent mutuellement à tout

droit et se dégagent de toute obligation qui pourrait en découler.

»Sa Majesté Très Chrétienne promet que les décrets portés contre des

sujets français ou réputés français, étant ou ayant été au service de

Sa Majesté prussienne, demeureront sans effet, ainsi que les jugements

qui ont pu être rendus en exécution de ces décrets.

»Le présent article additionnel aura la même force et valeur...»

* * * * *

L'énumération de tout ce qui se rattache au traité patent du 30 mai

1814 ne serait pas complète, si je n'insérais pas également ici les

articles séparés et secrets de ce traité, auxquels j'avais dû

consentir, et qui en formaient la partie peut-être la plus fâcheuse

pour les négociations que les plénipotentiaires français auraient à

suivre au futur congrès. Ces articles me furent seulement communiqués,

et je n'y apposai pas ma signature.

Mémoires du prince de Talleyrand, Volume 2 · 第 26 / 104 题