M. de Trégars s'était levé.

--Eh bien? interrogea-t-il.

--Vous me voyez navré. Ah! monsieur le marquis, devais-je m'attendre à

cela de vous? Comment imaginer qu'un jour viendrait où vous regreteriez

votre conduite si noble et si désintéressée lors de la mort de votre

père? C'est cette conduite cependant qui vous avait valu mon estime. Car

je vous estimais, monsieur, et beaucoup, et il me semble vous l'avoir

prouvé lorsque M. Marcolet vous présenta chez moi. Rappelez-vous

l'accueil que je vous fis et mon empressement à vous ouvrir ma maison

et à vous faire asseoir à ma table! C'est que je savais combien votre

situation était précaire, depuis l'abandon que vous aviez fait de tous

vos biens. C'est que dès lors je cherchais un moyen de réparer

l'injustice de la fortune à votre égard....

Décidément, M. de Thaller se posait en bienfaiteur méconnu, et pour bien

peu il eût accusé Marius de la plus noire ingratitude.

Toujours du même ton paterne:

--Ce moyen, poursuivit-il, je l'avais trouvé: c'était de vous donner ma

fille, avec une dot assez ronde pour vous permettre de porter

brillamment votre nom. Et je pensais que vous aviez pénétré mes

intentions. Et je me réjouissais en constatant que ma fille n'était pas

insensible à vos assiduités....

Il était hardi de parler des assiduités de Marius qui, de tout temps,

s'était étudié à garder près de Mlle Césarine une réserve glacée.

--Ainsi donc, continuait le baron, j'avais le droit de vous croire et je

vous croyais mon ami. Et c'est vous cependant qui, au lendemain du

malheur qui me frappe, essayez de me porter le coup de grâce. C'est vous

qui voudriez m'écraser sous des calomnies ramassées au ruisseau....

D'un geste, M. de Trégars l'arrêta.

--Pour que vous prononciez ce mot de calomnie, il faut que Mme de

Thaller ne vous ait pas rapporté exactement mes paroles....

--Elle me les a rapportées sans y rien changer.

--C'est qu'alors elle ne vous a pas dit la valeur des preuves que j'ai

entre les mains....

Le baron persistait, eût dit Mlle Césarine, à «la faire à

l'attendrissement.»

--Il n'est guère de famille, reprit-il, où il ne se trouve quelqu'un de

ces secrets douloureux qu'on s'efforce de dérober à la méchanceté du

monde. Il en est un, dans la mienne: oui, c'est vrai, ma femme avant

notre mariage avait eu une fille que la misère l'avait forcée

d'abandonner.... Depuis, tout ce qui est humainement possible, nous

l'avons fait pour retrouver cette enfant, mais nos efforts sont demeurés

stériles. C'est un grand malheur et qui a pesé sur toute notre vie, ce

n'est pas un crime. Si pourtant vous croyez qu'il soit de votre intérêt

de divulguer notre secret et de déshonorer une femme, libre à vous, je

ne puis vous en empêcher. Mais je vous le déclare, ce fait est tout ce

qu'il y a de réel parmi vos accusations. Votre père, dites-vous, a été

dupé et dépouillé. De qui vous est venue cette idée?

De Marcolet, sans doute, un homme taré, devenu mon ennemi mortel depuis

le jour où, jouant au fin avec moi, il ne s'est pas trouvé le plus fin?

De Costeclar, peut-être, qui ne me pardonne pas de lui avoir refusé ma

fille et qui me hait parce que je sais qu'il a fait des faux, autrefois,

et qu'il serait au bagne sans l'excessive indulgence de votre père? Eh

bien! Costeclar et Marcolet vous ont trompé. Si le marquis de Trégars

s'est ruiné, c'est qu'il avait entrepris un métier qu'il ignorait, et

qu'il a spéculé à tort et à travers. On perd très-vite une fortune sans

que les voleurs y soient pour rien.

Quant à prétendre que j'ai profité des détournements de mon caissier,

c'est inepte, et il ne peut y avoir à le soutenir que Jottras et

Saint-Pavin, deux mauvais drôles que dix fois j'ai eu l'occasion

d'envoyer en police correctionnelle et qui étaient les complices de

Favoral. La justice d'ailleurs est saisie de l'affaire, et je prouverai

au grand jour de l'audience, comme je l'ai prouvé dans le cabinet du

juge d'instruction, que pour sauver le _Crédit mutuel_, j'ai sacrifié

plus de la moitié de ma fortune....

Impatienté par ce plaidoyer dont le but manifeste était de l'amener à

discuter et à se découvrir:

--Concluez, monsieur, interrompit durement M. de Trégars.

Toujours du même ton placide:

--Conclure est aisé, répondit le baron. Vous allez, m'a dit ma femme,

épouser une jeune fille que vous aimez, la fille de mon ancien caissier,

qui est d'une exquise beauté, mais qui n'a pas le sou.... Il lui

faudrait une dot....

--Monsieur!...

--Jouons cartes sur table. Je suis dans une passe difficile. Vous savez

ma situation et vous voulez l'exploiter.... Eh bien! nous pouvons nous

entendre.... Que diriez-vous si je donnais à Mlle Gilberte la dot que

je destinais à ma fille....

Tout le sang de M. de Trégars lui sauta à la face.

--Ah! plus un mot! s'écria-t-il avec un geste d'une violence inouïe.

Mais se maîtrisant presque aussitôt:

--Je veux, ajouta-t-il, la fortune de mon père; je veux que vous

remettiez dans la caisse du _Crédit mutuel_ les douze millions qui y ont

été volés....

--Sinon?

--Je m'adresserai à la justice.

Ils restèrent un moment face à face, les yeux dans les yeux, puis:

--Avez-vous réfléchi? demanda M. de Trégars.

Sans soupçonner peut-être que son offre était une nouvelle injure:

--J'irai jusqu'à quinze cent mille francs, répondit M. de Thaller..., et

je paie comptant.

--C'est votre dernier mot?

--Oui.

--Si je porte plainte, avec les preuves que je puis fournir, vous êtes

perdu....

--C'est ce que nous verrons.

Insister eût été puéril.

--Soit nous verrons! dit M. de Trégars.

Et il sortit, et en remontant dans son fiacre qui l'attendait à la porte

de l'hôtel, il se demandait d'où pouvait venir l'assurance du baron de

Thaller, et s'il ne s'était pas trompé dans ses conjectures....

Il allait être huit heures, et Maxence, Mme Favoral et Mlle Gilberte

devaient l'attendre avec une fiévreuse impatience; mais il n'avait rien

pris depuis le matin, il se fit arrêter devant un des restaurants du

boulevard.

Il venait de se faire servir à dîner, quand à la table voisine vint

s'asseoir un homme d'un certain âge déjà, mais alerte et vigoureux

encore, à tournure militaire, portant moustache et la boutonnière

pavoisée d'ordres multicolores.

En moins d'un quart d'heure M. de Trégars eut expédié un potage et une

tranche de boeuf, et il se hâtait de sortir, lorsque son pied, sans

qu'il pût s'expliquer comment, heurta le pied du dîneur son voisin.

Bien persuadé que la faute ne venait pas de lui, il s'empressa néanmoins

de s'excuser, mais le dîneur se mit à se fâcher tout rouge, et si haut

que tout le monde se retournait....

Si agacé qu'il fût, Marius renouvela ses excuses....

Mais l'autre, pareil à ces poltrons qui croient avoir trouvé plus

poltron qu'eux, s'était dressé et se répandait en injures grossières.

M. de Trégars levait le bras pour lui infliger la correction méritée,

lorsque soudain se représenta à son esprit la scène du grand salon de

l'hôtel de Thaller. Il revit, comme dans la glace, l'homme de mauvaise

mine écoutant d'un air inquiet les propositions de Mme de Thaller et se

mettant ensuite à écrire....

--C'est cela! s'écria-t-il, éclairé par une foule de circonstances, qui,

sur le moment, lui avaient échappé.

Et sans plus réfléchir, saisissant son adversaire à la gorge, il le

renversa, les reins sur la table, le maintenant du genou.

--Je suis sûr qu'il a la lettre sur lui, disait-il aux gens qui

l'entouraient.

Et en effet, de la poche de côté du misérable, il tira une lettre qu'il

déplia et qu'il se mit à lire à haute voix:

«Je vous attends, mon cher commandant; arrivez vite, car la chose

presse. Il s'agit de faire tenir tranquille un monsieur gênant, ce sera

pour vous l'affaire d'un coup d'épée, et pour nous l'occasion de

partager une somme assez ronde...»

--Et voilà pourquoi il me provoquait, ajouta M. de Trégars.

Deux garçons s'étaient emparés du misérable, qui se débattait

furieusement; et on parlait de le livrer aux sergents de ville....

--A quoi bon!... fit Marius, j'ai sa lettre, cela suffit, la police

saura bien où le prendre....

Et l'homme ayant été lâché, M. de Trégars regagna son fiacre:

--Rue Saint-Gilles, commanda-t-il au cocher, et bon train s'il se

peut!...

X

Rue Saint-Gilles, les heures se traînaient lentes et mornes....

Après le départ de Maxence courant au rendez-vous de M. de Trégars, Mme

Favoral et sa fille étaient restées seules avec M. Chapelain et avaient

eu à subir le flot de sa colère et de ses interminables doléances.

C'était certes un homme excellent que l'ancien avoué, et trop juste pour

faire retomber sur Mlle Gilberte et sa mère la responsabilité des actes

de Vincent Favoral. Il ne mentait pas lorsqu'il leur affirmait avoir

pour elles une affection sincère et qu'elles pouvaient compter sur son

dévouement. Mais il perdait cent soixante mille francs, et quand on perd

une si grosse somme on est de méchante humeur et peu disposé à

l'optimisme.

Le plus cruel ennemi des pauvres femmes les eût moins impitoyablement

torturées que cet ami dévoué.

Il ne leur épargna pas un détail attristant de cette réunion de la rue

du Quatre-Septembre d'où il sortait. Il leur exagérait l'assurance

superbe du directeur du _Crédit mutuel_, et la bénignité confiante des

actionnaires.

--Ce baron de Thaller, leur disait-il, est bien le plus impudent drôle

et le plus habile gredin que j'aie vu en ma vie. Il s'en tirera, vous

verrez, les chausses nettes et les poches pleines. Qu'il ait ou non des

complices, Vincent sera le bouc émissaire, il faut en faire notre

deuil....

Son intention formelle était de consoler Mme Favoral et Mlle Gilberte.

Il eût juré de les désespérer qu'il ne s'y fût pas pris autrement.

--Pauvres femmes! ajoutait-il, qu'allez-vous devenir! Maxence est un bon

et loyal garçon, j'en suis sûr, mais si faible, si étourdi, si avide de

plaisir!... Il a déjà bien du mal à se tirer seul d'affaire. De quel

secours vous sera-t-il?

Puis venaient les conseils:

Mme Favoral, déclarait-il, ne devait pas hésiter à demander une

séparation que le tribunal lui accorderait certainement. Faute de cette

précaution, elle resterait toute sa vie sous le coup des dettes de son

mari, et incessamment exposée aux avanies des créanciers.

Et toujours son refrain était:

--Qui jamais se fût attendu à cela de Vincent!... Un ami de vingt

ans!... Cent soixante mille francs! A qui se fier désormais!

De grosses larmes roulaient silencieusement le long des joues flétries

de Mme Favoral.

Mais Mlle Gilberte était de celles pour qui la pitié d'autrui est le

pire malheur et la plus poignante souffrance.

Vingt fois elle fut sur le point de s'écrier:

--Réservez votre compassion, monsieur, nous ne sommes ni si à plaindre

ni si abandonnées que vous le pensez.... Notre malheur nous a révélé un

ami véritable, qui ne parle pas, lui, qui agit....

Enfin, comme midi sonnait, M. Chapelain se retira, en annonçant qu'il

reviendrait le lendemain savoir des nouvelles et apporter encore des

consolations.

--Enfin, Dieu merci! nous voilà seules! dit Mlle Gilberte à sa mère.

Elles n'eurent pas la paix pour cela.

Si grand qu'eût été le bruit du désastre de Vincent Favoral, il n'avait

pas éveillé sur le coup tous les gens qui lui avaient confié leurs

économies. Tant que dura le jour il y eut, pendus à la sonnette, des

créanciers prévenus tardivement.

Ils entraient, malgré la servante, rouges de colère, promenant de tous

côtés des regards avides, comme s'ils eussent cherché un gage à

emporter.

Tous voulaient voir M. Favoral, prétendant qu'il devait être caché

quelque part dans la maison, qu'ils le savaient de source sûre, et en se

retirant, ils proféraient des injures grossières et toutes sortes de

menaces.

Puis le papier timbré pleuvait.

La vieille portière, qui ne se fût pas dérangée pour une lettre pressée,

retrouvait ses jambes de vingt ans pour monter les sommations que les

huissiers apportaient par trois et quatre à l'heure.

Mme Favoral en perdait tout courage:

--Quelle honte!... gémissait-elle. Sera-ce donc toujours ainsi

désormais!

Et elle s'épuisait en conjectures inutiles sur les causes de la

catastrophe, cherchant dans le passé les indices qui eussent dû la

prévenir et qu'elle n'avait pas discernés.

Car elle était superstitieuse, comme toutes les âmes faibles dont le

malheur a brisé les ressorts et qui jamais n'ont essayé de réagir contre

la destinée.

Elle rappelait que le mois d'avril lui avait de tout temps été funeste,

et que c'était toujours un samedi qu'elle avait eu ses grands sujets

d'affliction.

C'était un samedi qu'elle avait perdu sa mère, un samedi qu'elle avait

été mariée, un samedi qu'elle avait vu M. de Thaller pour la première

fois et que Vincent Favoral était entré au _Crédit mutuel_....

Tels étaient l'affaissement de son esprit et le désordre de sa pensée,

qu'elle ne savait plus qu'espérer ni que craindre, et que d'une minute à

l'autre elle souhaitait les choses les plus contradictoires.

Elle eût voulu savoir son mari en sûreté à l'étranger, et cependant elle

se fût estimée moins malheureuse si elle l'eût su caché près d'elle,

dans Paris. Il avait eu bien raison, disait-elle, de s'enfuir, et

néanmoins elle en était à envier le sort de ces pauvres femmes dont le

mari est à Mazas et qui obtiennent la permission de le visiter plusieurs

fois la semaine.

Et obstinément les mêmes questions lui revenaient aux lèvres:

--Où est-il en ce moment? que fait-il? à quoi pense-t-il? Comment a-t-il

l'affreux courage de nous laisser sans nouvelles? Est-il possible que ce

soit une femme qui l'ait poussé à l'abîme?... Et si oui, quelle est

cette femme?...

Bien autres étaient les pensées de Mlle Gilberte....

Le grand malheur qui atteignait sa famille venait d'amener la brusque

réalisation de ses espérances. La catastrophe de son père lui avait

donné l'occasion d'éprouver l'homme qu'elle aimait et de le trouver

supérieur à ce qu'elle eût oser rêver. Le nom de Favoral était à jamais

flétri, mais elle allait être la femme de Marius, la marquise de

Trégars....

Et dans la candeur de son honnêteté, elle s'accusait de ne pas prendre

assez de part à la douleur de sa mère, et elle s'indignait de sentir au

dedans d'elle-même des tressaillements de joie....

--Où est Maxence, demandait cependant Mme Favoral, où est M. de

Trégars? Comment ne nous ont-ils rien dit de leurs démarches....

--Ils rentreront sans doute pour dîner, répondait Mlle Gilberte.

C'était si bien sa conviction, qu'elle avait donné des ordres à la

servante pour que le dîner fût un peu meilleur que de coutume, et tout

ce qu'elle avait de sang lui affluait au coeur à l'idée qu'elle allait

être bientôt assise près de Marius, entre sa mère et son frère.

Vers six heures, un violent coup de sonnette retentit.

--C'est lui! fit la jeune fille, en se levant toute palpitante.

Non. C'était encore la portière. Elle apportait, cette fois, une

assignation qui enjoignait à Mme Favoral, sous les peines édictées par

la loi, d'avoir à se présenter le lendemain, à une heure précise, devant

le juge d'instruction Barban d'Avranchel, en son cabinet, au

Palais-de-Justice.

La pauvre femme faillit se trouver mal.

--Vincent serait-il arrêté? balbutia-t-elle.

Et tout de suite:

--Que veut de moi ce juge? ajouta-t-elle. Il devrait être défendu

d'appeler en témoignage une femme contre son mari, des enfants contre

leur père....

--M. de Trégars te dira comment répondre, maman, fit Mlle Gilberte.

Mais sept heures sonnèrent, puis huit heures, ni M. de Trégars, ni

Maxence ne paraissaient.

L'inquiétude s'emparait de la mère et de la fille, quand enfin, un peu

avant neuf heures, elles entendirent des pas dans l'antichambre.

Marius de Trégars parut presque aussitôt.

Il était pâle, et son visage portait les traces des écrasantes fatigues

de la journée, des soucis qui l'agitaient et des réflexions que lui

avait inspirées la provocation dont il avait failli être dupe l'instant

d'avant.

--Maxence n'est pas ici? demanda-t-il tout d'abord.

--Nous ne l'avons pas vu, répondit Mlle Gilberte.

Il parut si surpris que Mme Favoral, épouvantée, se dressa.

--Qu'est-ce encore, mon Dieu! s'écria-t-elle.

--Rien, madame, dit M. de Trégars, rien qui doive vous inquiéter. Forcé

il y a une couple d'heures de me séparer de Maxence, je lui avais donné

rendez-vous ici.... S'il n'y est pas, c'est qu'il aura été retenu... je

sais où, et je vous demande la permission d'y courir....

Il sortit, en effet, mais Mlle Gilberte le suivit dans l'antichambre,

et lui prenant la main:

--Que vous êtes bon, commença-t-elle, et comment vous remercier

jamais....

Il l'arrêta:

--Oh! vous ne me devez pas de remercîments, ma bien-aimée, car il y a

dans mon fait plus d'égoïsme que vous ne croyez. C'est ma cause encore

plus que la vôtre que je défends.... Du reste, tout va bien, ayez

confiance!...

Et sans vouloir s'expliquer davantage, il reprit sa course.

C'est qu'en effet il croyait bien savoir où retrouver Maxence. Il ne

doutait pas que Maxence en le quittant n'eût couru à l'_Hôtel des

Folies_, rendre compte à Mlle Lucienne des démarches de la journée. Et

s'il était contrarié qu'il s'y fût attardé, à la réflexion il ne s'en

étonnait pas.

C'est donc à l'_Hôtel des Folies_ qu'il se rendait. Maintenant qu'il

avait démasqué ses batteries et engagé la lutte, il ne lui déplaisait

pas de se trouver en face de Mlle Lucienne.

En moins de cinq minutes il eut atteint le boulevard du Temple.

Devant l'étroit couloir des honorables époux Fortin, une douzaine de

badauds stationnaient et causaient le nez en l'air.

L'argent des autres: 2. La pêche en eau trouble · 第 40 / 53 题