CHAPITRE II.

Trajet de France en Angleterre.--Séjour à Douvres.--Rencontre

quasi-romanesque.--J'arrive à Londres.--Anecdotes.

Je n'ai pas perdu la mémoire de l'engagement que j'ai pris avec le

lecteur et avec moi-même; je n'écris pas un roman. Si donc il se trouve

dans les incidens de ce voyage certains faits de caractère tant soit peu

romanesque, qu'on n'en accuse pas mon imagination, mais le hasard qui

dans ses jeux se plaît quelquefois à procéder dans l'ordre qu'eût adopté

la combinaison du romancier. C'est un peu pour le prouver que je

consigne ici cet épisode, qui ne se rattache que légèrement à des

intérêts publics.

Dans les instructions envoyées de Londres à ma soeur improvisée,

l'heureux mortel dont elle colportait l'effigie lui recommandait de

s'adresser, pour ce qui concernait le passage, au capitaine

Descarrières, commandant de paquebot. Notre premier soin fut donc de

nous informer de ce capitaine. Il était en mer, et ne devait revenir que

le lendemain ou le surlendemain. Il fallut prendre patience. Nous

employâmes notre temps le mieux possible, si l'innocence est ce qu'il y

a de mieux au monde, le tuant aussi gaiement qu'on le peut entre frère

et soeur, parcourant la ville, visitant le port, gravissant les falaises,

du haut desquelles nous apercevions celles qui ceignent l'Angleterre, et

qu'à leur blancheur on prendrait de là pour les murailles d'une immense

citadelle; mais dans ces courses pendant lesquelles son bras

s'enchaînait au mien qui lui servait souvent d'appui, ne pensant

peut-être pas assez elle à ce qu'elle allait rejoindre, moi à ce que

j'avais quitté. Le plus âgé de nous avait à peine vingt-six ans; c'eût

été notre excuse si nous, en avions eu besoin.

Le surlendemain de notre séjour, au retour d'une promenade, on nous

annonça que le capitaine Descarrières était arrivé, et qu'il viendrait

nous voir avant de partir, car il devait retourner à Douvres ce soir

même. Un moment après, il vint en effet conférer avec nous. «N'ayant

point de passeport, vous ne pouvez, nous dit-il, passer sur mon bord.

N'importe, vous serez à Douvres demain matin. Plusieurs personnes qui

sont dans le même cas que vous doivent aller rejoindre, à une lieue

d'ici, une barque que j'ai fait mettre à leur disposition. À dix heures

du soir, un homme de confiance viendra vous prendre et vous conduira au

rendez-vous malgré les garde-côtes, dont vous tournerez les postes.

Confiez-moi vos bagages, je les porterai à Douvres; ils vous attendront

à _Kings-Head_, à _la Tête du Roi_ (la dame avait déclaré vouloir

descendre dans cette auberge), et je vous y retiendrai un appartement.

Le prix du passage par barque est double de celui du paquebot; vous

concevez pourquoi. Ce n'est qu'en payant grassement les gens qui me

servent en fraude, que je puis compter sur leur fidélité. Cela payé,

vous n'aurez d'ailleurs plus rien à leur donner à quelque titre que ce

soit; et puis ils ne vous demanderont rien.»

Nous payâmes les trois guinées; le capitaine fit enlever nos bagages; et

la nuit venue, après avoir réglé nos comptes, nous attendîmes en soupant

le guide qui devait nous conduire au lieu de l'embarquement.

Il arriva entre neuf et dix heures du soir, nous recommanda de garder le

silence le plus profond, et après nous avoir fait traverser la ville, il

nous mena par des sentiers détournés à un endroit où nous fûmes rejoints

par une compagnie de quatre ou cinq personnes, à laquelle nous nous

mêlâmes sans dire mot. Nous marchâmes ainsi pendant une heure et demie

par la nuit la plus obscure, évitant les villages, et nous arrivâmes

enfin au bord de la mer, sur une plage où elle a si peu de profondeur

qu'elle n'est pas même accessible aux barques les plus légères. Il

fallut en conséquence nous laisser porter jusqu'à l'embarcation qui nous

attendait là, et sortir de France comme Anchise sortit de Troie, mais

non pas sur le dos d'un fils de Vénus.

Notre bâtiment était une simple barque de pêcheur; barque non pontée, et

du plus petit échantillon. Trois hommes manoeuvraient cette coquille de

noix sur l'Océan, mer sans bornes dans certaines directions, mer

très-étroite dans la direction que nous suivions; car pendant la nuit

nous ne perdîmes pas un seul moment de vue les phares de France et ceux

de l'Angleterre entre lesquels nous naviguions.

Conformément à ce que nous avait dit le capitaine Descarrières, les

matelots eurent pour nous de grandes attentions: ils nous couvrirent de

leurs capes, nos vêtemens ne nous garantissant pas suffisamment de la

fraîcheur de la nuit: ils portèrent même l'attention jusqu'à nous offrir

de serrer nos pistolets dans une armoire qui était à la poupe près du

gouvernail, l'air de la mer pouvant les gâter, disaient-ils. Je les

remerciai de cette obligeance superflue pour moi, je n'avais pas

d'armes. Mais deux voyageurs de la compagnie que nous avions recueillie

en avaient; ils les confièrent à ces bonnes gens, qui les enveloppèrent

bien soigneusement dans des lambeaux d'étoffes de laine, et les

enfermèrent sous clef et à double tour, de peur de la rouille.

Nous avions quitté la terre à près de minuit; le vent était favorable,

mais faible. Quand le jour se leva nous étions encore au milieu du

canal. C'est alors seulement que nous pûmes envisager nos compagnons de

voyage et nos conducteurs.

Je ne fus pas peu surpris de reconnaître dans une des dames qui voguait

avec nous cette femme que le 2 septembre j'avais rencontrée à la

barrière de Charenton, et dont la conversation avec le _sans-culotte_

m'avait procuré les documens sur lesquels je rectifiai mon plan de

campagne. Un intérêt bien grave, ainsi que je l'avais présumé, la

poussait alors hors de Paris. Mais qui était-elle? vêtue de la robe

qu'elle portait la première fois que je la vis, elle avait un ton et des

manières qui ne s'accordaient guère avec l'extrême modestie de ce

costume. Elle affectait, ainsi que sa société qu'elle semblait dominer,

de se tenir loin de nous, de faire bande à part, dans une circonstance

où la conformité d'intérêt et d'opinion semblait devoir nous rapprocher.

C'était probablement quelque dame de haute volée. Je ne puis toutefois

que le présumer, ne l'ayant pas entendu nommer; mais c'était évidemment

une maîtresse femme.

Dans la compagnie de cette dame, qu'on ne nommait pas, se trouvait un

personnage qu'elle nommait à tout propos, et qui ne me parut rien moins

qu'un maître homme, quoiqu'il portât le nom de Charost. Ce M. de

Charost-là n'était certainement pas celui dont l'active, l'infatigable

philantropie appela sur ce nom une si belle illustration. C'était un

homme de quarante à quarante-cinq ans, espèce de fat suranné, qui, du

ton le plus léger, débitait des fadaises et des fadeurs à ces dames,

dont il semblait être le complaisant.

Ma _soeur_ riait avec moi de ces gens qui ne voulaient pas rire avec

nous, quand un incident imprévu vint mêler à cette distraction un

intérêt presque tragique.

Nos patrons, dont les physionomies n'étaient pas aussi douces que leurs

propos, interpellaient M. de Charost, qui leur avait confié une fort

belle paire de pistolets à deux coups, et lui expliquaient enfin le

véritable motif de leur sollicitude pour la conservation de ses armes.

«Vous avez peut-être des assignats, lui disaient-ils; ces dames en ont

peut-être aussi.--Oui, j'ai encore quelques uns de ces chiffons-là, je

crois.--Ça n'a pas cours en Angleterre; ça vous est inutile; vous

devriez bien nous les donner.--Vous les donner! n'êtes-vous pas payés?

n'avons-nous pas remis au capitaine Descarrières le prix convenu?--Aussi

ne vous demandons-nous pas d'argent.--Que me demandez-vous donc?--Des

chiffons, des papiers qui vous sont inutiles et qui nous serviront à

nous.--Mais arrivé là-bas, j'en compte bien tirer parti.--Avec qui, s'il

vous plaît?--Allons, Monsieur, c'est assez raisonner, dit le patron qui

tenait le gouvernail; vos assignats, ou nous virons de bord, et nous

vous remettons en France. Après cela vous vous en tirerez comme vous

pourrez.--Coquins! mes pistolets!» Que pouvait faire M. de Charost? Ses

pistolets étaient dans le meilleur état possible, mais ils n'étaient pas

sous sa main; on les avait enfermés sous clef et à double tour de peur

de la rouille. «Il fait joli frais; dans deux heures nous serons en

France,» répétaient les matelots, en lui riant au nez. Le bon

gentilhomme s'exécuta; sa compagnie fit de même, et nous suivîmes ce

noble exemple, car les quêteurs ne nous oublièrent pas. Il me restait

quelques _corsets_[31]. Je les donnai sans me faire prier; je les donnai

gaiement même, ne croyant pas payer trop cher la comédie dont ils

venaient de me régaler. Là se bornèrent les aventures de cette nuit. À

un quart de lieue de Douvres, un canot anglais vint nous prendre et nous

jeta sur la plage où nous fûmes happés au débarquer par deux ou trois

gros douaniers, qui d'abord promenèrent avec assez de rudesse leurs

lourdes mains sur nos vêtemens, mais dont, conformément à l'avis qui

nous avait été donné, nous nous débarrassâmes avec quelque argent.

Nous nous fîmes conduire à _Kings-Head_, où le capitaine Descarrières

avait retenu pour nous une chambre, une seule, jugeant que ce qui nous

avait suffi à Boulogne nous suffirait à Douvres. Notre bagage nous

attendait dans cette auberge, qui avait été indiquée à ma soeur par son

correspondant de Londres; mais le correspondant ne l'y attendait pas; il

eut tort.

On lui écrivit de venir au plus vite. Il vint très-vite sans doute, mais

pas trop, mais pas assez; quand il arriva, plus de frère, plus de soeur à

_Kings-Head_, quoique nous y fussions encore.

Las de l'attendre à Douvres depuis trois jours, nous étions décidés à

partir le lendemain pour Londres, et notre voiture était retenue. Comme

nous soupions, ou plutôt comme je soupais, car par suite d'une querelle

qu'elle m'avait faite pour nous désennuyer, ma ci-devant soeur n'avait

pas voulu se mettre à table; comme je soupais donc, la porte de la salle

s'ouvre avec fracas: _Quoi! c'est vous?_ s'écrie-t-on de part et

d'autre. On s'embrasse, et je suis présenté au nouveau venu.

On a deviné quel était l'homme qu'on recevait ainsi: son arrivée ne

m'étonna pas. Mais ce qui m'étonna un peu ce fut de voir avec cet

honnête Monsieur que je ne connaissais pas un Monsieur honnête aussi que

je connaissais beaucoup.

Ce camarade-là était un homme à aventures s'il en fut. Celle qui le

poussait en Angleterre était aussi singulière que tragique. Appartenant

aux deux classes que les révolutionnaires poursuivaient avec le plus de

fureur, ses opinions aristocratiques l'avaient fait dénoncer doublement

à sa section, où il était déjà signalé par son caractère apostolique. En

conséquence, on vint, à la fin du mois d'août, pour l'arrêter dans

l'hôtel garni où il demeurait. Sa présence d'esprit le sauva.

«Laissez-moi mettre des bottes et passer une redingote,» dit-il aux

sbires qui l'avaient surpris en toilette du matin; et il entra dans un

des cabinets au milieu desquels était placée son alcôve. Ce cabinet

avait une porte de dégagement sur l'escalier; mon homme s'évade par là,

descend dans la rue en robe de chambre de basin et en pantoufles, comme

il est, et se jette dans une voiture de place, qui le conduit chez un

ami, où il reste quelques jours. Mais bientôt le tocsin sonne, les

visites domiciliaires recommencent; il n'était ni hors de France, ni

hors de Paris: comment l'en faire sortir?

Méhée, alors greffier de la commune de Paris, y remplissait les mêmes

fonctions que Grumeadd le tailleur à Maisons près Charenton: c'était lui

qui délivrait les passeports. Cet homme avait de mauvaises opinions,

mais il n'était pas un mauvais homme. On lui demande s'il ne peut pas

sauver un aristocrate, «Pourquoi pas? répond-il; l'important est de

purger la France de ces sortes de gens. J'aime mieux les faire fuir que

les voir tuer. Sait-il monter à cheval votre abbé? car c'en était

un.--Il a été capitaine de dragons.--À merveille! Je l'expédierai en

courrier pour Londres.» C'est de Londres en effet, où il était arrivé

sain et sauf, que, profitant de la voiture de l'homme obligeant que nous

attendions, ce courrier revenait à Douvres réclamer sa valise qui lui

avait été adressée là depuis son départ.

Au premier coup d'oeil il devina tout. Je m'en aperçus à l'expression

moitié gaie, moitié maligne de sa figure; expression qui devint plus

vive quand l'aubergiste, à qui l'on demanda un logement, répondit que

toutes ses chambres étaient occupées. Force fut à ces Messieurs d'aller

coucher au _Schips_, au _Vaisseau_, auberge du voisinage. Après avoir

pris leur part d'un assez bon souper dont je leur fis les honneurs, et

être convenus que le lendemain nous partirions ensemble au point du

jour, ils se retirèrent donc en nous souhaitant une bonne nuit; voeu qui

fut exaucé.

Le lendemain à la pointe du jour, la voiture était à notre porte. Le

lecteur me saurait peu de gré de lui faire la description des objets que

je rencontrai sur une route décrite par tant de voyageurs. Sans le

forcer à s'arrêter à Kenterbury où nous nous reposâmes, sans le traîner

à la fameuse cathédrale où Thomas Bequey, depuis canonisé, tonna contre

son ancien ami Henry Plantagenet, je le conduirai donc à la ville par

excellence, à Londres où, sans avoir été mis à contribution par les

gentilshommes de grand chemin, nous arrivâmes le jour même. Là nous

descendîmes dans un logement que notre maréchal des logis avait retenu

dans Adelphy, non loin du Strand, mais où nous ne restâmes que trois

jours.

Pendant six semaines nous attendîmes à Londres le résultat des événemens

qui s'accomplissaient en France. Je rencontrai dans cette grande ville

nombre de Français qui, ainsi que nous, étaient venus y chercher un

refuge; mais je ne me liai avec aucun d'eux, et après m'être séparé d'un

ménage que je me serais fait scrupule de troubler depuis que le chef

m'avait admis dans son intimité, et logé pendant quelques jours près de

_Sommerset-House_, je me mis en pension avec le camarade dans la cité,

près de la Bourse, et cela par économie autant que par délicatesse; mais

tous les soirs nous venions prendre le thé avec nos amis.

J'avais pris à Paris une lettre de crédit sur un banquier de Londres,

nommé Lecointe. J'allai la lui présenter. Après y avoir fait honneur, il

m'invita à dîner pour le dimanche suivant. «Nous serons entre Français

seulement,» me dit-il avec un accent qui n'était rien moins que

français; ce qui n'étonnera pas quand on saura que, bien qu'il se tînt

pour Français, il était aussi Anglais et plus même que les princes de la

maison de Brunswik; sa famille, française d'origine, étant établie en

Angleterre depuis la révocation de l'édit de Nantes, c'est-à-dire depuis

cent sept ans, à l'époque où j'eus l'honneur de faire sa connaissance.

Le dimanche, à l'heure dite, je me rends à Devonshire-Square, dans le

beau milieu de la cité. Comme je demeurais alors dans le Strand, il me

fallut pour cela traverser la ville dans une grande partie de sa

longueur. Je ne regrettai point mes pas. Le dîner où je me trouvai avec

plusieurs émigrés français fut égayé par un incident assez bizarre pour

être raconté.

Au nombre des convives était un abbé dont j'ai oublié le nom, et qui

paraissait très-familier avec les maîtres de la maison. La conversation

roulait sur les affaires de France; on parlait à tort et à travers; on

parlait de tout le monde. Pas un personnage un peu marquant dans le

parti révolutionnaire qui n'ait été mis à son tour sur la sellette. Je

ne sais auquel d'entre eux on faisait le procès, quand l'abbé,

enchérissant sur le mal qu'on en disait, ajouta: Enfin _c'est un ladre,

un fesse-mathieu_.

À ces mots, prononcés de l'accent le plus ferme et le plus élevé, Mme

Lecointe, qui faisait les honneurs de la table, se lève le visage tout

en feu, sort de la salle, et son mari la suit en nous laissant dans une

vive inquiétude sur la cause d'une retraite si précipitée. Au bout de

quelques minutes, il revint dissiper nos appréhensions, mais ce fut pour

nous jeter dans une surprise non moins grande, quoique moins sinistre.

«Vous me demandez, répondit-il à l'abbé qui s'enquérait des causes de la

subite disparition de Mme Lecointe, vous me demandez si _mon_ femme

_être_ indisposé? Oui, Monsieur, elle _être_ indisposé, grandement fort

indisposé de ce que vous avez dit devant elle.--Et qu'ai-je dit qui ait

pu l'offenser?--Vous avez dit ce qu'on ne dit jamais devant une femme

honnête.--Moi, mon cher Monsieur!--Vous-même, M. _habbot_.--En vérité,

M. Lecointe, je ne sais si je rêve. Plus je cherche ce que j'ai pu dire,

moins je reconnais avoir rien dit dont la délicatesse d'une dame ait

droit de s'offenser. J'en appelle à la société entière.--Et moi aussi.

Monsieur ne a-t-il pas dit que M. _Mathious il était un fesse?_ Mme

Lecointe est-elle faite pour entendre ce mot-là? un mot pareil se dit-il

devant une femme que l'on respecte? _un jambe_, à la bonne heure. Mais

encore fait-on bien de ne parler de ces choses qu'après que les dames

sont sorties, et qu'en buvant le claret; et de plus, un _habbot_ ferait

mieux de n'en parler jamais.»

Nous étions loin de nous attendre à cette explication: chacun de nous

étouffait de rire. Nous tâchâmes de faire entendre raison à M. Lecointe

qui, de fait, n'entendait rien aux finesses d'une langue qu'il n'avait

apprise que dans les livres. Ce n'est pas sans peine que nous parvînmes

à lui faire comprendre que l'expression qui choquait si fort Mme

Lecointe n'avait pas un sens immodeste dans le cas dont il s'agissait;

qu'il n'y pouvait pas être suppléé par le synonyme proposé, et que

_jambe-mathieu_ signifierait tout autre chose que _fesse-mathieu_,

qualification qu'on donne en France aux gens entachés de sordide

avarice: pour preuve on lui présenta le dictionnaire de l'Académie où

cette définition est consignée, et qu'il se hâta de porter à Mme

Lecointe, laquelle eut bien de la peine à ne pas trouver l'Académie

aussi impertinente que M. l'abbé.

Souvenirs d'un sexagénaire, Tome I · 第 32 / 38 题