Trajet de France en Angleterre.--Séjour à Douvres.--Rencontre
quasi-romanesque.--J'arrive à Londres.--Anecdotes.
Je n'ai pas perdu la mémoire de l'engagement que j'ai pris avec le
lecteur et avec moi-même; je n'écris pas un roman. Si donc il se trouve
dans les incidens de ce voyage certains faits de caractère tant soit peu
romanesque, qu'on n'en accuse pas mon imagination, mais le hasard qui
dans ses jeux se plaît quelquefois à procéder dans l'ordre qu'eût adopté
la combinaison du romancier. C'est un peu pour le prouver que je
consigne ici cet épisode, qui ne se rattache que légèrement à des
intérêts publics.
Dans les instructions envoyées de Londres à ma soeur improvisée,
l'heureux mortel dont elle colportait l'effigie lui recommandait de
s'adresser, pour ce qui concernait le passage, au capitaine
Descarrières, commandant de paquebot. Notre premier soin fut donc de
nous informer de ce capitaine. Il était en mer, et ne devait revenir que
le lendemain ou le surlendemain. Il fallut prendre patience. Nous
employâmes notre temps le mieux possible, si l'innocence est ce qu'il y
a de mieux au monde, le tuant aussi gaiement qu'on le peut entre frère
et soeur, parcourant la ville, visitant le port, gravissant les falaises,
du haut desquelles nous apercevions celles qui ceignent l'Angleterre, et
qu'à leur blancheur on prendrait de là pour les murailles d'une immense
citadelle; mais dans ces courses pendant lesquelles son bras
s'enchaînait au mien qui lui servait souvent d'appui, ne pensant
peut-être pas assez elle à ce qu'elle allait rejoindre, moi à ce que
j'avais quitté. Le plus âgé de nous avait à peine vingt-six ans; c'eût
été notre excuse si nous, en avions eu besoin.
Le surlendemain de notre séjour, au retour d'une promenade, on nous
annonça que le capitaine Descarrières était arrivé, et qu'il viendrait
nous voir avant de partir, car il devait retourner à Douvres ce soir
même. Un moment après, il vint en effet conférer avec nous. «N'ayant
point de passeport, vous ne pouvez, nous dit-il, passer sur mon bord.
N'importe, vous serez à Douvres demain matin. Plusieurs personnes qui
sont dans le même cas que vous doivent aller rejoindre, à une lieue
d'ici, une barque que j'ai fait mettre à leur disposition. À dix heures
du soir, un homme de confiance viendra vous prendre et vous conduira au
rendez-vous malgré les garde-côtes, dont vous tournerez les postes.
Confiez-moi vos bagages, je les porterai à Douvres; ils vous attendront
à _Kings-Head_, à _la Tête du Roi_ (la dame avait déclaré vouloir
descendre dans cette auberge), et je vous y retiendrai un appartement.
Le prix du passage par barque est double de celui du paquebot; vous
concevez pourquoi. Ce n'est qu'en payant grassement les gens qui me
servent en fraude, que je puis compter sur leur fidélité. Cela payé,
vous n'aurez d'ailleurs plus rien à leur donner à quelque titre que ce
soit; et puis ils ne vous demanderont rien.»
Nous payâmes les trois guinées; le capitaine fit enlever nos bagages; et
la nuit venue, après avoir réglé nos comptes, nous attendîmes en soupant
le guide qui devait nous conduire au lieu de l'embarquement.
Il arriva entre neuf et dix heures du soir, nous recommanda de garder le
silence le plus profond, et après nous avoir fait traverser la ville, il
nous mena par des sentiers détournés à un endroit où nous fûmes rejoints
par une compagnie de quatre ou cinq personnes, à laquelle nous nous
mêlâmes sans dire mot. Nous marchâmes ainsi pendant une heure et demie
par la nuit la plus obscure, évitant les villages, et nous arrivâmes
enfin au bord de la mer, sur une plage où elle a si peu de profondeur
qu'elle n'est pas même accessible aux barques les plus légères. Il
fallut en conséquence nous laisser porter jusqu'à l'embarcation qui nous
attendait là, et sortir de France comme Anchise sortit de Troie, mais
non pas sur le dos d'un fils de Vénus.
Notre bâtiment était une simple barque de pêcheur; barque non pontée, et
du plus petit échantillon. Trois hommes manoeuvraient cette coquille de
noix sur l'Océan, mer sans bornes dans certaines directions, mer
très-étroite dans la direction que nous suivions; car pendant la nuit
nous ne perdîmes pas un seul moment de vue les phares de France et ceux
de l'Angleterre entre lesquels nous naviguions.
Conformément à ce que nous avait dit le capitaine Descarrières, les
matelots eurent pour nous de grandes attentions: ils nous couvrirent de
leurs capes, nos vêtemens ne nous garantissant pas suffisamment de la
fraîcheur de la nuit: ils portèrent même l'attention jusqu'à nous offrir
de serrer nos pistolets dans une armoire qui était à la poupe près du
gouvernail, l'air de la mer pouvant les gâter, disaient-ils. Je les
remerciai de cette obligeance superflue pour moi, je n'avais pas
d'armes. Mais deux voyageurs de la compagnie que nous avions recueillie
en avaient; ils les confièrent à ces bonnes gens, qui les enveloppèrent
bien soigneusement dans des lambeaux d'étoffes de laine, et les
enfermèrent sous clef et à double tour, de peur de la rouille.
Nous avions quitté la terre à près de minuit; le vent était favorable,
mais faible. Quand le jour se leva nous étions encore au milieu du
canal. C'est alors seulement que nous pûmes envisager nos compagnons de
voyage et nos conducteurs.
Je ne fus pas peu surpris de reconnaître dans une des dames qui voguait
avec nous cette femme que le 2 septembre j'avais rencontrée à la
barrière de Charenton, et dont la conversation avec le _sans-culotte_
m'avait procuré les documens sur lesquels je rectifiai mon plan de
campagne. Un intérêt bien grave, ainsi que je l'avais présumé, la
poussait alors hors de Paris. Mais qui était-elle? vêtue de la robe
qu'elle portait la première fois que je la vis, elle avait un ton et des
manières qui ne s'accordaient guère avec l'extrême modestie de ce
costume. Elle affectait, ainsi que sa société qu'elle semblait dominer,
de se tenir loin de nous, de faire bande à part, dans une circonstance
où la conformité d'intérêt et d'opinion semblait devoir nous rapprocher.
C'était probablement quelque dame de haute volée. Je ne puis toutefois
que le présumer, ne l'ayant pas entendu nommer; mais c'était évidemment
une maîtresse femme.
Dans la compagnie de cette dame, qu'on ne nommait pas, se trouvait un
personnage qu'elle nommait à tout propos, et qui ne me parut rien moins
qu'un maître homme, quoiqu'il portât le nom de Charost. Ce M. de
Charost-là n'était certainement pas celui dont l'active, l'infatigable
philantropie appela sur ce nom une si belle illustration. C'était un
homme de quarante à quarante-cinq ans, espèce de fat suranné, qui, du
ton le plus léger, débitait des fadaises et des fadeurs à ces dames,
dont il semblait être le complaisant.
Ma _soeur_ riait avec moi de ces gens qui ne voulaient pas rire avec
nous, quand un incident imprévu vint mêler à cette distraction un
intérêt presque tragique.
Nos patrons, dont les physionomies n'étaient pas aussi douces que leurs
propos, interpellaient M. de Charost, qui leur avait confié une fort
belle paire de pistolets à deux coups, et lui expliquaient enfin le
véritable motif de leur sollicitude pour la conservation de ses armes.
«Vous avez peut-être des assignats, lui disaient-ils; ces dames en ont
peut-être aussi.--Oui, j'ai encore quelques uns de ces chiffons-là, je
crois.--Ça n'a pas cours en Angleterre; ça vous est inutile; vous
devriez bien nous les donner.--Vous les donner! n'êtes-vous pas payés?
n'avons-nous pas remis au capitaine Descarrières le prix convenu?--Aussi
ne vous demandons-nous pas d'argent.--Que me demandez-vous donc?--Des
chiffons, des papiers qui vous sont inutiles et qui nous serviront à
nous.--Mais arrivé là-bas, j'en compte bien tirer parti.--Avec qui, s'il
vous plaît?--Allons, Monsieur, c'est assez raisonner, dit le patron qui
tenait le gouvernail; vos assignats, ou nous virons de bord, et nous
vous remettons en France. Après cela vous vous en tirerez comme vous
pourrez.--Coquins! mes pistolets!» Que pouvait faire M. de Charost? Ses
pistolets étaient dans le meilleur état possible, mais ils n'étaient pas
sous sa main; on les avait enfermés sous clef et à double tour de peur
de la rouille. «Il fait joli frais; dans deux heures nous serons en
France,» répétaient les matelots, en lui riant au nez. Le bon
gentilhomme s'exécuta; sa compagnie fit de même, et nous suivîmes ce
noble exemple, car les quêteurs ne nous oublièrent pas. Il me restait
quelques _corsets_[31]. Je les donnai sans me faire prier; je les donnai
gaiement même, ne croyant pas payer trop cher la comédie dont ils
venaient de me régaler. Là se bornèrent les aventures de cette nuit. À
un quart de lieue de Douvres, un canot anglais vint nous prendre et nous
jeta sur la plage où nous fûmes happés au débarquer par deux ou trois
gros douaniers, qui d'abord promenèrent avec assez de rudesse leurs
lourdes mains sur nos vêtemens, mais dont, conformément à l'avis qui
nous avait été donné, nous nous débarrassâmes avec quelque argent.
Nous nous fîmes conduire à _Kings-Head_, où le capitaine Descarrières
avait retenu pour nous une chambre, une seule, jugeant que ce qui nous
avait suffi à Boulogne nous suffirait à Douvres. Notre bagage nous
attendait dans cette auberge, qui avait été indiquée à ma soeur par son
correspondant de Londres; mais le correspondant ne l'y attendait pas; il
eut tort.
On lui écrivit de venir au plus vite. Il vint très-vite sans doute, mais
pas trop, mais pas assez; quand il arriva, plus de frère, plus de soeur à
_Kings-Head_, quoique nous y fussions encore.
Las de l'attendre à Douvres depuis trois jours, nous étions décidés à
partir le lendemain pour Londres, et notre voiture était retenue. Comme
nous soupions, ou plutôt comme je soupais, car par suite d'une querelle
qu'elle m'avait faite pour nous désennuyer, ma ci-devant soeur n'avait
pas voulu se mettre à table; comme je soupais donc, la porte de la salle
s'ouvre avec fracas: _Quoi! c'est vous?_ s'écrie-t-on de part et
d'autre. On s'embrasse, et je suis présenté au nouveau venu.
On a deviné quel était l'homme qu'on recevait ainsi: son arrivée ne
m'étonna pas. Mais ce qui m'étonna un peu ce fut de voir avec cet
honnête Monsieur que je ne connaissais pas un Monsieur honnête aussi que
je connaissais beaucoup.
Ce camarade-là était un homme à aventures s'il en fut. Celle qui le
poussait en Angleterre était aussi singulière que tragique. Appartenant
aux deux classes que les révolutionnaires poursuivaient avec le plus de
fureur, ses opinions aristocratiques l'avaient fait dénoncer doublement
à sa section, où il était déjà signalé par son caractère apostolique. En
conséquence, on vint, à la fin du mois d'août, pour l'arrêter dans
l'hôtel garni où il demeurait. Sa présence d'esprit le sauva.
«Laissez-moi mettre des bottes et passer une redingote,» dit-il aux
sbires qui l'avaient surpris en toilette du matin; et il entra dans un
des cabinets au milieu desquels était placée son alcôve. Ce cabinet
avait une porte de dégagement sur l'escalier; mon homme s'évade par là,
descend dans la rue en robe de chambre de basin et en pantoufles, comme
il est, et se jette dans une voiture de place, qui le conduit chez un
ami, où il reste quelques jours. Mais bientôt le tocsin sonne, les
visites domiciliaires recommencent; il n'était ni hors de France, ni
hors de Paris: comment l'en faire sortir?
Méhée, alors greffier de la commune de Paris, y remplissait les mêmes
fonctions que Grumeadd le tailleur à Maisons près Charenton: c'était lui
qui délivrait les passeports. Cet homme avait de mauvaises opinions,
mais il n'était pas un mauvais homme. On lui demande s'il ne peut pas
sauver un aristocrate, «Pourquoi pas? répond-il; l'important est de
purger la France de ces sortes de gens. J'aime mieux les faire fuir que
les voir tuer. Sait-il monter à cheval votre abbé? car c'en était
un.--Il a été capitaine de dragons.--À merveille! Je l'expédierai en
courrier pour Londres.» C'est de Londres en effet, où il était arrivé
sain et sauf, que, profitant de la voiture de l'homme obligeant que nous
attendions, ce courrier revenait à Douvres réclamer sa valise qui lui
avait été adressée là depuis son départ.
Au premier coup d'oeil il devina tout. Je m'en aperçus à l'expression
moitié gaie, moitié maligne de sa figure; expression qui devint plus
vive quand l'aubergiste, à qui l'on demanda un logement, répondit que
toutes ses chambres étaient occupées. Force fut à ces Messieurs d'aller
coucher au _Schips_, au _Vaisseau_, auberge du voisinage. Après avoir
pris leur part d'un assez bon souper dont je leur fis les honneurs, et
être convenus que le lendemain nous partirions ensemble au point du
jour, ils se retirèrent donc en nous souhaitant une bonne nuit; voeu qui
fut exaucé.
Le lendemain à la pointe du jour, la voiture était à notre porte. Le
lecteur me saurait peu de gré de lui faire la description des objets que
je rencontrai sur une route décrite par tant de voyageurs. Sans le
forcer à s'arrêter à Kenterbury où nous nous reposâmes, sans le traîner
à la fameuse cathédrale où Thomas Bequey, depuis canonisé, tonna contre
son ancien ami Henry Plantagenet, je le conduirai donc à la ville par
excellence, à Londres où, sans avoir été mis à contribution par les
gentilshommes de grand chemin, nous arrivâmes le jour même. Là nous
descendîmes dans un logement que notre maréchal des logis avait retenu
dans Adelphy, non loin du Strand, mais où nous ne restâmes que trois
jours.
Pendant six semaines nous attendîmes à Londres le résultat des événemens
qui s'accomplissaient en France. Je rencontrai dans cette grande ville
nombre de Français qui, ainsi que nous, étaient venus y chercher un
refuge; mais je ne me liai avec aucun d'eux, et après m'être séparé d'un
ménage que je me serais fait scrupule de troubler depuis que le chef
m'avait admis dans son intimité, et logé pendant quelques jours près de
_Sommerset-House_, je me mis en pension avec le camarade dans la cité,
près de la Bourse, et cela par économie autant que par délicatesse; mais
tous les soirs nous venions prendre le thé avec nos amis.
J'avais pris à Paris une lettre de crédit sur un banquier de Londres,
nommé Lecointe. J'allai la lui présenter. Après y avoir fait honneur, il
m'invita à dîner pour le dimanche suivant. «Nous serons entre Français
seulement,» me dit-il avec un accent qui n'était rien moins que
français; ce qui n'étonnera pas quand on saura que, bien qu'il se tînt
pour Français, il était aussi Anglais et plus même que les princes de la
maison de Brunswik; sa famille, française d'origine, étant établie en
Angleterre depuis la révocation de l'édit de Nantes, c'est-à-dire depuis
cent sept ans, à l'époque où j'eus l'honneur de faire sa connaissance.
Le dimanche, à l'heure dite, je me rends à Devonshire-Square, dans le
beau milieu de la cité. Comme je demeurais alors dans le Strand, il me
fallut pour cela traverser la ville dans une grande partie de sa
longueur. Je ne regrettai point mes pas. Le dîner où je me trouvai avec
plusieurs émigrés français fut égayé par un incident assez bizarre pour
être raconté.
Au nombre des convives était un abbé dont j'ai oublié le nom, et qui
paraissait très-familier avec les maîtres de la maison. La conversation
roulait sur les affaires de France; on parlait à tort et à travers; on
parlait de tout le monde. Pas un personnage un peu marquant dans le
parti révolutionnaire qui n'ait été mis à son tour sur la sellette. Je
ne sais auquel d'entre eux on faisait le procès, quand l'abbé,
enchérissant sur le mal qu'on en disait, ajouta: Enfin _c'est un ladre,
un fesse-mathieu_.
À ces mots, prononcés de l'accent le plus ferme et le plus élevé, Mme
Lecointe, qui faisait les honneurs de la table, se lève le visage tout
en feu, sort de la salle, et son mari la suit en nous laissant dans une
vive inquiétude sur la cause d'une retraite si précipitée. Au bout de
quelques minutes, il revint dissiper nos appréhensions, mais ce fut pour
nous jeter dans une surprise non moins grande, quoique moins sinistre.
«Vous me demandez, répondit-il à l'abbé qui s'enquérait des causes de la
subite disparition de Mme Lecointe, vous me demandez si _mon_ femme
_être_ indisposé? Oui, Monsieur, elle _être_ indisposé, grandement fort
indisposé de ce que vous avez dit devant elle.--Et qu'ai-je dit qui ait
pu l'offenser?--Vous avez dit ce qu'on ne dit jamais devant une femme
honnête.--Moi, mon cher Monsieur!--Vous-même, M. _habbot_.--En vérité,
M. Lecointe, je ne sais si je rêve. Plus je cherche ce que j'ai pu dire,
moins je reconnais avoir rien dit dont la délicatesse d'une dame ait
droit de s'offenser. J'en appelle à la société entière.--Et moi aussi.
Monsieur ne a-t-il pas dit que M. _Mathious il était un fesse?_ Mme
Lecointe est-elle faite pour entendre ce mot-là? un mot pareil se dit-il
devant une femme que l'on respecte? _un jambe_, à la bonne heure. Mais
encore fait-on bien de ne parler de ces choses qu'après que les dames
sont sorties, et qu'en buvant le claret; et de plus, un _habbot_ ferait
mieux de n'en parler jamais.»
Nous étions loin de nous attendre à cette explication: chacun de nous
étouffait de rire. Nous tâchâmes de faire entendre raison à M. Lecointe
qui, de fait, n'entendait rien aux finesses d'une langue qu'il n'avait
apprise que dans les livres. Ce n'est pas sans peine que nous parvînmes
à lui faire comprendre que l'expression qui choquait si fort Mme
Lecointe n'avait pas un sens immodeste dans le cas dont il s'agissait;
qu'il n'y pouvait pas être suppléé par le synonyme proposé, et que
_jambe-mathieu_ signifierait tout autre chose que _fesse-mathieu_,
qualification qu'on donne en France aux gens entachés de sordide
avarice: pour preuve on lui présenta le dictionnaire de l'Académie où
cette définition est consignée, et qu'il se hâta de porter à Mme
Lecointe, laquelle eut bien de la peine à ne pas trouver l'Académie
aussi impertinente que M. l'abbé.