Elle ne pense qu’à ceci, que son mari est malheureux.
Pons a eu l’audace de se présenter rue du Bouquet-d’Auteuil, chez sa
belle-mère. Madame Delaunay ne l’a pas reçu. J’ai dit à madame Delaunay:
--Vous avez eu tort: votre fille sera émue de l’affront qu’il a subi à
votre porte et elle lui fournira quelque compensation.
Je gage qu’à l’heure qu’il est elle a déjà dit à sa mère:
--Le malheureux venait implorer ton pardon!
Quant à elle, elle n’a jamais eu de rancune contre lui: sa pensée intime
a été qu’il avait fui parce qu’elle n’avait pas su le retenir. Quand le
scélérat l’abandonnait, c’est elle-même qu’elle jugeait fautive: quelle
peut bien être son attitude devant lui, aujourd’hui qu’elle a un amant?
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Elle n’est pas venue.