Je lui ai dit aujourd’hui la date de mon départ. Elle s’est mise à
pleurer, mais doucement, sans éclats, sans surprise, comme à un
événement inévitable. J’ai ajouté:
--Mais mon voyage ne sera pas long: je vais à Grasse pour un travail sur
Fragonard...
Ses yeux humides m’ont regardé, et ils disaient:
«Nous savons bien qu’il n’y aura pas de retour...»
Puis elle-même m’a demandé:
--C’est à cause de _lui_ que vous me quittez?
--... J’ai un travail, il faut que j’aille là-bas...
Elle a pleuré, et nous n’avons plus rien dit qui vaille.