Son corps!...
Son corps? mais, en définitive, serait-ce de tout elle la partie la plus
sacrée, et l’essentielle, puisque, arrivé enfin à lui, et stupéfait de
son emprise, je sens que je n’en parlerai cependant pas. Et je n’ai eu
aucune gêne à dire son intelligence, sa sensibilité, son cœur... Son
corps, j’ai osé parler de lui, oui, quand je n’étais que catéchumène,
mais aujourd’hui le sentiment de sa grandeur me terrasse, et je me
crois, moi qui le touche, promu à je ne sais quel sacerdoce.
La chair n’est honteuse que de se savoir éphémère. Mais ce n’est pas
l’impérissable qui nous émeut: notre cœur ne se donne qu’à ce que le
temps blesse d’heure en heure. Que le baiser d’une immortelle m’eût
semblé froid!