Je croyais qu’elle m’avait dès auparavant livré sa pensée, sa
sensibilité, son cœur; mais non! je vois que c’est à présent seulement
qu’elle me donne tout cela, en même temps qu’elle se donne. Ce n’était
presque rien, ce que j’avais ou soupçonné ou reçu d’elle. A mesure que
je la caresse et que je l’étreins plus passionnément, c’est son âme, son
âme sans réserve qu’elle me livre. J’ai honte... Quelle humiliation est
la mienne: ce n’est pas cela que je lui demande.
1er décembre.
Je me tais. C’est à son corps que je pense.