Il devait y avoir trente-six pages, et soixante au plus.
Ils faisaient le service de Leurs Majestés. Ils étaient âgés de quatorze
à seize ans, et restaient pages jusqu'à dix-huit.
_Service de l'empereur._
À Paris, deux pages près de l'empereur. Un suivait Sa Majesté quand elle
montait à cheval, ou sortait en voiture: il se tenait derrière la
voiture.
À Saint-Cloud, il n'y avait qu'un page au palais, et un commandé à
l'hôtel des pages pour le remplacer.
Dans les audiences et les jours de messe, huit pages étaient de service.
Ils se tenaient en haie quand Sa Majesté rentrait dans ses appartemens
et la précédaient quand elle en sortait. Ils marchaient après les
huissiers.
Quand l'empereur se servait de sa voiture de cérémonie, il en montait
autant que possible derrière la voiture et six derrière le cocher.
Si Sa Majesté n'était point rentrée dans son palais quand il faisait
nuit, les pages de service l'attendaient à la porte du vestibule pour la
précéder, en portant un flambeau de poing, de cire blanche, et allant
jusque dans leur salon de service. Les valets de chambre se trouvaient à
la porte intérieure de l'antichambre pour prendre leurs flambeaux.
Les pages faisaient le service dont Sa Majesté jugeait à propos de les
charger. Les commissions leur étaient données par Sa Majesté, les
princes, les princesses, ou par les aides-de-camp, chambellans ou
écuyers de service; mais en revenant, ils devaient rendre compte
directement à la personne de la famille impériale qui les avait envoyés.
Sous quelque prétexte que ce pût être, les pages porteurs d'ordre de
Leurs Majestés ou de leurs Altesses Impériales, soit écrit, soit
verbal, ne pouvaient se dispenser de le rendre directement à la personne
que l'ordre concernait, eût-elle été malade et même gardant le lit.
À la chasse à courre, un des deux premiers pages suivait toujours Sa
Majesté pour lui donner sa carabine.
Au tiré, les deux premiers pages et six autres donnaient les fusils à Sa
Majesté. Ils se rangeaient à sa droite, le premier page près de Sa
Majesté.
Ils recevaient les fusils des mains du mamelouck et des
porte-arquebuses.
Les valets de pied formaient la chaîne pour prendre des mains du second
page les fusils que Sa Majesté avait tirés et les remettre aux
porte-arquebuses.
Le gibier tué au tire de Sa Majesté appartenait au premier page. Les
deux premiers pages suivaient de préférence Sa Majesté à l'armée ou dans
ses voyages; ils pouvaient faire le service d'aides-de-camp près des
aides-de-camp de sa Majesté.
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Deux pages étaient de service près de l'impératrice. Le plus ancien
portait la queue de la robe de Sa Majesté quand elle sortait de ses
appartemens, montait en voiture ou en descendait: l'autre précédait Sa
Majesté. Tous deux l'accompagnaient, quand c'était à l'extérieur,
jusque dans le premier salon. En ville, quand Sa Majesté sortait avec
son piquet ou sa livrée, ils allaient derrière le cocher. Leur rang,
leurs fonctions, etc., équivalaient à ceux des pages de l'empereur.
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