L'écurie et ses différens services, les pages, les courriers, les armes
de guerre de Sa Majesté, la surveillance et la direction des haras de
Saint-Cloud, formaient les attributions du grand-écuyer.
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Il ordonnait de tout ce qui était relatif aux voyages, et désignait les
places que chacun devait avoir.
Il avait la distribution de tous les logemens dans les bâtimens
affectés, par le grand-maréchal, au service des écuries, pages, etc. Les
portiers de ces maisons étaient dépendans de ses attributions.
Il prévenait les personnes que Sa Majesté admettait à monter ses chevaux
ou dans ses voitures.
Il recevait le serment que les officiers de son service devaient à
l'empereur, et celui des employés et des gens à gages, ainsi que celui
des maîtres-ouvriers travaillant pour les écuries impériales.
Le grand-écuyer accompagnait toujours Sa Majesté à l'armée.
Il portait à l'armée, en l'absence du connétable, l'épée de Sa Majesté.
Si le cheval de Sa Majesté était tué ou venait à tomber, c'était à lui à
relever Sa Majesté et à lui offrir le sien.
Il faisait, en toute occasion, le service d'honneur, quand il était près
de Sa Majesté, de préférence aux écuyers qui étaient de service auprès
d'elle.
À l'armée, le grand-écuyer logeait aussi près que possible de Sa
Majesté, afin de se trouver toujours près d'elle quand elle sortait. Il
prenait lui-même ses ordres à son lever et à son coucher.
Il partageait à cheval la croupe de celui de sa Majesté avec le
colonel-général de service. Il était à gauche, afin de se trouver
toujours au montoir. Dans les défilés, ou sur un pont étroit, il suivait
immédiatement Sa Majesté, afin d'être à même de prendre son cheval, si
elle voulait mettre pied à terre, ou de la soutenir au besoin.
En cortége ou en route, il allait dans la voiture qui précédait celle de
Sa Majesté, celles des princes de la famille impériale ou de l'empire.
Il nommait le premier et le second page, sur la proposition du
gouverneur, et l'avis des sous-gouverneurs et maîtres.
Il nommait le médecin et le chirurgien des pages, ainsi que les
employés de la bouche et du service des pages et les gagistes de son
service.
Il présentait à Sa Majesté, à son lever, les officiers et employés
supérieurs de son département, ainsi que les maîtres et les pages, quand
ils étaient nommés par Sa Majesté.
Il présentait à Sa Majesté ceux des pages qui, ayant atteint leur
dix-huitième année, étaient dans le cas de passer dans les corps de
l'armée.
Un porte-arquebuse était sous les ordres du grand-écuyer; il était
spécialement chargé d'entretenir, charger et décharger les pistolets et
les armes des voitures de Sa Majesté.
La place du grand-écuyer dans les cérémonies, quand Sa Majesté était sur
son trône, qu'elle se rendait à la messe, dans la chapelle et partout
ailleurs, était réglée par le cérémonial.
Il jouissait des entrées et de toutes les prérogatives que donnait la
charge de grand-officier.
Il avait la police de tous les employés et gens à gages de son
département, pour tout ce qui était relatif au service de l'écurie.
Il était logé par la couronne et se servait des gens, chevaux et
voitures des écuries de Sa Majesté.
Au grand couvert, il donnait le fauteuil à Sa Majesté pour se mettre à
table: il le retirait pour qu'elle se levât; il se tenait à sa gauche.
Il soutenait Sa Majesté du côté droit, pour monter en voiture ou en
descendre dans les cérémonies, et toutes les fois qu'il se trouvait près
d'elle.
Il marchait immédiatement devant Sa Majesté quand elle sortait de ses
appartemens pour monter à cheval; lui donnait la cravache, lui
présentait le bout des rênes et l'étrier gauche; il la soutenait aussi
pour monter à cheval.
Il s'assurait par lui-même de la régularité du service de tout ce qui
tenait à son département, de la solidité des voitures destinées à Sa
Majesté, de l'intelligence et de l'adresse des hommes employés à son
service personnel, et de la sûreté et de l'instruction des chevaux
qu'elle montait, ou qu'on employait à sa voiture.
Il surveillait particulièrement l'instruction des pages et tout ce qui
tenait à leur nourriture et à leur entretien.
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L'écuyer de service accompagnait toujours Sa Majesté, soit en voiture,
soit à cheval: si c'était en voiture, même en voyage, l'écuyer se
plaçait à cheval, à la portière droite, quand le colonel-général de
service n'était point à cheval; s'il était à cheval, il se plaçait à la
portière gauche: quand Sa Majesté était à cheval, l'écuyer de service
se plaçait derrière le grand-écuyer.
L'écuyer de service portait à l'armée la cuirasse de Sa Majesté, et, en
l'absence du grand-écuyer et du premier écuyer, son épée et ses armes;
en leur absence encore, il avait l'honneur de revêtir de ses armes Sa
Majesté le jour d'une bataille.
L'écuyer précédait Sa Majesté, soit qu'elle sortît de ses appartemens,
soit qu'elle y rentrât.
Dans les palais impériaux, il se tenait dans le salon de service.
L'écuyer de service ne quittait jamais le salon de service pendant la
journée, et couchait dans le palais; il se trouvait au lever et au
coucher de Sa Majesté pour recevoir ses ordres.
Il recevait directement les ordres de Sa Majesté, soit qu'elle voulût
monter à cheval, ou sortir en voiture, et les transmettait à l'écuyer
commandant de la selle ou de l'attelage, pour leur exécution; il
veillait à ce qu'ils n'éprouvassent aucun retard, et prévenait Sa
Majesté quand les chevaux et voitures étaient prêts.
Il suivait à cheval Sa Majesté, toutes les fois qu'elle sortait à cheval
ou en voiture avec sa livrée; si c'était en route, il courait en bidet.
Lorsque Sa Majesté était en voiture, il la suivait soit en voiture, soit
à cheval, comme l'ordonnait Sa Majesté, afin d'être à portée de recevoir
ses ordres et de les faire exécuter. Il dirigeait et surveillait la
marche des voitures qui composaient le cortége de Sa Majesté.
Quand Sa Majesté laissait tomber quelque chose à cheval, c'était à lui à
le ramasser ou faire ramasser; il le lui remettait en l'absence du
grand-écuyer ou du premier écuyer.
En voyage, les écuyers faisaient le service par jour. Celui de jour
était chargé de l'exécution des ordres du grand-écuyer pour le départ
des différens services, et l'ordre à suivre dans la marche. Il
commandait aux employés des postes; il était chargé en outre de
l'exécution du cérémonial pendant la marche, et commandait, à cet effet,
aux escortes auxquelles il assignait leurs places dans le cortége
d'après un règlement de Sa Majesté et les ordres du colonel-général de
service.
Il surveillait les pages de service, et prévenait le gouverneur ou le
sous-gouverneur, en cas de chasse à courre ou au tir, afin que les pages
du service des chasses s'y trouvassent.
Il recevait du secrétaire de Sa Majesté, auquel il en donnait reçu, les
dépêches à expédier directement par les courriers extraordinaires; il
les comptait au courrier, s'il y en avait plusieurs; constatait la
solidité des cachets et enveloppes, et les inscrivait sur le _part_,
pour les expédier.
Il recevait de même les dépêches des courriers qui arrivaient, et les
remettait lui-même à Sa Majesté pendant la journée. Quand elle était
couchée, il faisait demander M. l'aide-de-camp de service dans le salon
qui précédait celui où il couchait, et lui remettait les dépêches, pour
qu'il les portât à Sa Majesté.
Il vérifiait scrupuleusement le part, pour s'assurer que tout ce qu'il
portait avait été remis, et donnait reçu au courrier, après avoir
également vérifié le temps qu'il avait mis en route. S'il était en
retard, il en rendait compte au grand-écuyer, pour qu'il fût puni.
L'écuyer de service inscrivait en outre sur un registre disposé à cet
effet, et qu'il enfermait sous clef dans un tiroir ou bureau du salon de
service le nom du courrier, la destination, le nombre des dépêches qu'il
avait reçues ou qu'il apportait, la date et l'heure du départ, ou celle
de l'arrivée, afin que l'on pût vérifier en tout temps les départs et
arrivées, ainsi que le nom des courriers, etc.
Dans l'intérieur du palais, les chambellans avaient le pas sur les
officiers des autres services de Sa Majesté. Dans le service des
écuries, et aux chasses, les écuyers avaient le pas sur les
chambellans.
Le premier écuyer de l'impératrice était premier officier de la maison
de Sa Majesté. Il remplissait près d'elle les fonctions de chevalier
d'honneur; il lui donnait la main de préférence à tout autre. Il était
présent aux audiences que donnait Sa Majesté et se tenait derrière son
fauteuil. Il remplissait près de sa majesté l'impératrice les fonctions
équivalentes à celles du premier écuyer de l'empereur envers Sa Majesté.
Il en est de même des fonctions des autres écuyers de sa majesté
l'impératrice.
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