fatuité, tu t'y vantais trop d'être heureuse. En amour, la vérité
n'est-elle pas sourde, muette et aveugle? Aussi, te sachant bien des
raisons d'abandonner Conti, redouté-je ton séjour ici. Ma chère,
Calyste est un ange, il est aussi bon qu'il est beau, le pauvre
innocent ne résisterait pas à un seul de tes regards, il t'admire
trop pour ne pas t'aimer à un seul encouragement; ton dédain me le
conservera. Je te l'avoue avec la lâcheté de la passion vraie: me
l'arracher, ce serait me tuer. ADOLPHE, cet épouvantable livre de
Benjamin Constant, ne nous a dit que les douleurs d'Adolphe, mais
celles de la femme? hein! il ne les a pas assez observées pour nous les
peindre. Et quelle femme oserait les révéler, elles déshonoreraient
notre sexe, elles en humilieraient les vertus, elles en étendraient
les vices. Ah! si je les mesure par mes craintes, ces souffrances
ressemblent à celles de l'enfer. Mais en cas d'abandon, mon thème est
fait.
—Et qu'as-tu décidé? demanda Béatrix avec une vivacité qui fit
tressaillir Camille.
Là les deux amies se regardèrent avec l'attention de deux inquisiteurs
d'État vénitiens, par un coup d'œil rapide où leurs âmes se heurtèrent
et firent feu comme deux cailloux. La marquise baissa les yeux.
—Après l'homme, il n'y a plus que Dieu, répondit gravement la femme
célèbre. Dieu, c'est l'inconnu. Je m'y jetterai comme dans un abîme.
Calyste vient de me jurer qu'il ne t'admirait que comme on admire un
tableau; mais tu es à vingt-huit ans dans toute la magnificence de
la beauté. La lutte vient donc de commencer entre lui et moi par un
mensonge. Je sais heureusement comment m'y prendre pour triompher.
—Comment feras-tu?
—Ceci est mon secret, ma chère. Laisse-moi les bénéfices de mon âge.
Si Claude Vignon m'a brutalement jetée dans l'abîme, moi, qui m'étais
élevée jusque dans un lieu que je croyais inaccessible, je cueillerai
du moins toutes les fleurs pâles, étiolées, mais délicieuses qui
croissent au fond des précipices.
La marquise fut pétrie comme une cire par mademoiselle des Touches,
qui goûtait un sauvage plaisir à l'envelopper de ses ruses. Camille
renvoya son amie piquée de curiosité, flottant entre la jalousie et sa
générosité, mais certainement occupée du beau Calyste.
—Elle sera ravie de me tromper, se dit Camille en lui donnant le
baiser du bonsoir.
Puis, quand elle fut seule, l'auteur fit place à la femme; elle fondit
en larmes, elle chargea de tabac lessivé dans l'opium la cheminée
de son houka, et passa la plus grande partie de la nuit à fumer,
engourdissant ainsi les douleurs de son amour, et voyant à travers les
nuages de fumée la délicieuse tête de Calyste.
—Quel beau livre à écrire que celui dans lequel je raconterais mes
douleurs! se dit elle, mais il est fait: Sapho vivait avant moi. Sapho
était jeune. Belle et touchante héroïne, vraiment, qu'une femme de
quarante ans? Fume ton houka, ma pauvre Camille, tu n'as pas même la
ressource de faire une poésie de ton malheur, il est au comble!
Elle ne se coucha qu'au jour, en entremêlant ainsi de larmes, d'accents
de rage et de résolutions sublimes la longue méditation où parfois elle
étudia les mystères de la religion catholique, ce à quoi, dans sa vie
d'artiste insoucieuse et d'écrivain incrédule, elle n'avait jamais
songé.
Le lendemain, Calyste, à qui sa mère avait dit de suivre exactement les
conseils de Camille, vint à midi, monta mystérieusement dans la chambre
de mademoiselle des Touches, où il trouva des livres. Félicité resta
dans un fauteuil à une fenêtre, occupée à fumer, en contemplant tour
à tour le sauvage pays des marais, la mer et Calyste, avec qui elle
échangea quelques paroles sur Béatrix. Il y eut un moment où, voyant la
marquise se promenant dans le jardin, elle alla détacher, en se faisant
voir de son amie, les rideaux, et les étala pour intercepter le jour,
en laissant passer néanmoins une bande de lumière qui rayonnait sur le
livre de Calyste.
—Aujourd'hui, mon enfant, je te prierai de rester à dîner, dit-elle en
lui mettant ses cheveux en désordre, et tu me refuseras en regardant
la marquise, tu n'auras pas de peine à lui faire comprendre combien tu
regrettes de ne pas rester.
Vers quatre heures, Camille sortit et alla jouer l'atroce comédie de
son faux bonheur auprès de la marquise qu'elle amena dans son salon.
Calyste sortit de la chambre, il comprit en ce moment la honte de sa
position. Le regard qu'il jeta sur Béatrix et attendu par Félicité fut
encore plus expressif qu'elle ne le croyait. Béatrix avait fait une
charmante toilette.
—Comme vous vous êtes coquettement mise, ma mignonne? dit Camille
quand Calyste fut parti.
Ce manége dura six jours; il fut accompagné, sans que Calyste le sût,
des conversations les plus habiles de Camille avec son amie. Il y
eut entre ces deux femmes un duel sans trêve où elles firent assaut
de ruses, de feintes, de fausses générosités, d'aveux mensongers,
de confidences astucieuses, où l'une cachait, où l'autre mettait à
nu son amour, et où cependant le fer aigu, rougi des traîtresses
paroles de Camille, atteignait au fond du cœur de son amie et y
piquait quelques-uns de ces mauvais sentiments que les femmes honnêtes
répriment avec tant de peine. Béatrix avait fini par s'offenser des
défiances que manifestait Camille, elle les trouvait peu honorables et
pour l'une et pour l'autre; elle était enchantée de savoir à ce grand
écrivain les petitesses de son sexe, elle voulut avoir le plaisir de
lui montrer où cessait sa supériorité et comment elle pouvait être
humiliée.
—Ma chère, que vas-tu lui dire aujourd'hui? demanda-t-elle en
regardant méchamment son amie au moment où l'amant prétendu demandait
à rester. Lundi nous avions à causer ensemble, mardi le dîner ne valait
rien, mercredi tu ne voulais pas t'attirer la colère de la baronne,
jeudi tu t'allais promener avec moi, hier tu lui as dit adieu quand il
ouvrait la bouche: eh! bien, je veux qu'il reste aujourd'hui, ce pauvre
garçon.
—Déjà, ma petite! dit avec une mordante ironie Camille à Béatrix. La
marquise rougit.—Restez, monsieur du Guénic, dit mademoiselle des
Touches à Calyste en prenant des airs de reine et de femme piquée.
Béatrix devint froide et dure, elle fut cassante, épigrammatique, et
maltraita Calyste, que sa prétendue maîtresse envoya jouer la mouche
avec mademoiselle de Kergarouët.
—Elle n'est pas dangereuse, celle-là, dit en souriant Béatrix.
Les jeunes gens amoureux sont comme les affamés, les préparatifs du
cuisinier ne les rassasient pas, ils pensent trop au dénoûment pour
comprendre les moyens. En revenant des Touches à Guérande, Calyste
avait l'âme pleine de Béatrix, il ignorait la profonde habileté
féminine que déployait Félicité pour, en termes consacrés, avancer
ses affaires. Pendant cette semaine la marquise n'avait écrit qu'une
lettre à Conti, et ce symptôme d'indifférence n'avait pas échappé à
Camille. Toute la vie de Calyste était concentrée dans l'instant si
court pendant lequel il voyait la marquise. Cette goutte d'eau, loin
d'étancher sa soif, ne faisait que la redoubler. Ce mot magique: Tu
seras aimé! dit par Camille et approuvé par sa mère, était le talisman
à l'aide duquel il contenait la fougue de sa passion. Il dévorait le
temps, il ne dormait plus, il trompait l'insomnie en lisant, et il
apportait chaque soir des charretées de livres, selon l'expression
de Mariotte. Sa tante maudissait mademoiselle des Touches; mais la
baronne, qui plusieurs fois était montée chez son fils en y apercevant
de la lumière, avait le secret de ces veillées. Quoiqu'elle en fût
restée aux timidités de la jeune fille ignorante et que pour elle
l'amour eût tenu ses livres fermés, Fanny s'élevait par sa tendresse
maternelle jusqu'à certaines idées; mais la plupart des abîmes de ce
sentiment étaient obscurs et couverts de nuages, elle s'effrayait donc
beaucoup de l'état dans lequel elle voyait son fils, elle s'épouvantait
du désir unique, incompris qui le dévorait. Calyste n'avait plus
qu'une pensée, il semblait toujours voir Béatrix devant lui. Le soir,
pendant la partie, ses distractions ressemblaient au sommeil de son
père. En le trouvant si différent de ce qu'il était quand il croyait
aimer Camille, la baronne reconnaissait avec une sorte de terreur
les symptômes qui signalent le véritable amour, sentiment tout à
fait inconnu dans ce vieux manoir. Une irritabilité fébrile, une
absorption constante rendaient Calyste hébété. Souvent il restait des
heures entières à regarder une figure de la tapisserie. Elle lui avait
conseillé le matin de ne plus aller aux Touches et de laisser ces deux
femmes.
—Ne plus aller aux Touches! s'était écrié Calyste.
—Vas-y, ne te fâche pas, mon bien-aimé, répondit-elle en l'embrassant
sur ces yeux qui lui avaient lancé des flammes.
Dans ces circonstances, Calyste faillit perdre le fruit des savantes
manœuvres de Camille par la furie bretonne de son amour, dont il ne
fut plus le maître. Il se jura, malgré ses promesses à Félicité, de
voir Béatrix et de lui parler. Il voulait lire dans ses yeux, y noyer
son regard, examiner les légers détails de sa toilette, en aspirer les
parfums, écouter la musique de sa voix, suivre l'élégante composition
de ses mouvements, embrasser par un coup d'œil cette taille, enfin
la contempler, comme un grand général étudie le champ où se livrera
quelque bataille décisive; il le voulait comme veulent les amants;
il était en proie à un désir qui lui fermait les oreilles, qui lui
obscurcissait l'intelligence, qui le jetait dans un état maladif où
il ne reconnaissait plus ni obstacles ni distances, où il ne sentait
même plus son corps. Il imagina alors d'aller aux Touches avant l'heure
convenue, espérant y rencontrer Béatrix dans le jardin. Il avait su
qu'elle s'y promenait le matin en attendant le déjeuner. Mademoiselle
des Touches et la marquise étaient allées voir pendant la matinée les
marais salants et le bassin bordé de sable fin où la mer pénètre, et
qui ressemble à un lac au milieu des dunes, elles étaient revenues
au logis et devisaient en tournant dans les petites allées jaunes du
boulingrin.
—Si ce paysage vous intéresse, lui dit Camille, il faut aller avec
Calyste faire le tour du Croisic. Il y a là des roches admirables,
des cascades de granit, de petites baies ornées de cuves naturelles,
des choses surprenantes de caprices, et puis la mer avec ses milliers
de fragments de marbre, un monde d'amusements. Vous verrez des femmes
faisant du bois, c'est-à-dire collant des bouses de vache le long des
murs pour les dessécher et les entasser comme les mottes à Paris; puis,
l'hiver, on se chauffe de ce bois-là.
—Vous risquez donc Calyste, dit en riant la marquise et d'un ton qui
prouvait que la veille Camille en boudant Béatrix l'avait contrainte à
s'occuper de Calyste.
—Ah! ma chère, quand vous connaîtrez l'âme angélique d'un pareil
enfant, vous me comprendrez. Chez lui, la beauté n'est rien, il faut
pénétrer dans ce cœur pur, dans cette naïveté surprise à chaque pas
fait dans le royaume de l'amour. Quelle foi! quelle candeur! quelle
grâce! Les anciens avaient raison dans le culte qu'ils rendaient à la
sainte beauté. Je ne sais quel voyageur nous a dit que les chevaux
en liberté prennent le plus beau d'entre eux pour chef. La beauté,
ma chère, est le génie des choses; elle est l'enseigne que la nature
a mise à ses créations les plus parfaites, elle est le plus vrai des
symboles, comme elle est le plus grand des hasards. A-t-on jamais
figuré les anges difformes? ne réunissent-ils pas la grâce à la force?
Qui nous a fait rester des heures entières devant certains tableaux en
Italie, où le génie a cherché pendant des années à réaliser un de ces
hasards de la nature? Allons, la main sur la conscience, n'était-ce
pas l'idéal de la beauté que nous unissions aux grandeurs morales? Eh!
bien, Calyste est un de ces rêves réalisés, il a le courage du lion
qui demeure tranquille sans soupçonner sa royauté. Quand il se sent à
l'aise, il est spirituel, et j'aime sa timidité de jeune fille. Mon
âme se repose dans son cœur de toutes les corruptions, de toutes les
idées de la science, de la littérature, du monde, de la politique, de
tous ces inutiles accessoires sous lesquels nous étouffons le bonheur.
Je suis ce que je n'ai jamais été, je suis enfant! Je suis sûre de lui,
mais j'aime à faire la jalouse, il en est heureux. D'ailleurs cela fait
partie de mon secret.
Béatrix marchait pensive et silencieuse. Camille endurait un martyre
inexprimable et lançait sur elle des regards obliques qui ressemblaient
à des flammes.
—Ah! ma chère, tu es heureuse, toi! dit Béatrix en appuyant sa main
sur le bras de Camille en femme fatiguée de quelque résistance secrète.
—Oui, bien heureuse! répondit avec une sauvage amertume la pauvre
Félicité.
Les deux femmes tombèrent sur un banc, épuisées toutes deux. Jamais
aucune créature de son sexe ne fut soumise à de plus véritables
séductions et à un plus pénétrant machiavélisme que ne l'était la
marquise depuis une semaine.
—Mais, moi! moi, voir les infidélités de Conti, les dévorer...
—Et pourquoi ne le quittes-tu pas? dit Camille en apercevant l'heure
favorable où elle pouvait frapper un coup décisif.
—Le puis-je?
—Oh! pauvre enfant.
Toutes deux regardèrent un groupe d'arbres d'un air hébété.
—Je vais aller hâter le déjeuner, dit Camille, cette course m'a donné
de l'appétit.
—Notre conversation m'a ôté le mien, dit Béatrix.
Béatrix, en toilette du matin, se dessinait comme une forme blanche
sur les masses vertes du feuillage. Calyste, qui s'était coulé par le
salon dans le jardin, prit une allée où il chemina lentement, pour y
rencontrer la marquise comme par hasard; et Béatrix ne put retenir un
léger tressaillement en l'apercevant.
—En quoi, madame, vous ai-je déplu hier? dit Calyste après quelques
phrases banales échangées.
—Mais vous ne me plaisez ni ne me déplaisez, dit-elle d'un ton doux.
Le ton, l'air, la grâce admirable de la marquise encourageaient Calyste.
—Je vous suis indifférent, dit-il avec une voix troublée par les
larmes qui lui vinrent aux yeux.
—Ne devons-nous pas être indifférents l'un à l'autre? répondit la
marquise. Nous avons l'un et l'autre un attachement vrai...
—Hé! dit vivement Calyste, j'aimais Camille, mais je ne l'aime plus.
—Et que faites-vous donc tous les jours pendant toute la matinée?
dit-elle avec un sourire assez perfide. Je ne suppose pas que, malgré
sa passion pour le tabac, Camille vous préfère un cigare, et que,
malgré votre admiration pour les femmes auteurs, vous passiez quatre
heures à lire des romans femelles.
—Vous savez donc... dit ingénument le naïf Breton dont la figure était
illuminée par le bonheur de voir son idole.
—Calyste! cria violemment Camille en apparaissant, l'interrompant, le
prenant par le bras et l'entraînant à quelques pas, Calyste, est-ce là
ce que vous m'aviez promis?
La marquise put entendre ce reproche de mademoiselle des Touches qui
disparut en grondant et emmenant Calyste, elle demeura stupéfaite
de l'aveu de Calyste, sans y rien comprendre. Madame de Rochegude
n'était pas aussi forte que Claude Vignon. La vérité du rôle horrible
et sublime joué par Camille est une de ces infâmes grandeurs que les
femmes n'admettent qu'à la dernière extrémité. Là se brisent leurs
cœurs, là cessent leurs sentiments de femmes, là commence pour elles
une abnégation qui les plonge dans l'enfer, ou qui les mène au ciel.
Pendant le déjeuner, auquel Calyste fut convié, la marquise, dont
les sentiments étaient nobles et fiers, avait déjà fait un retour
sur elle-même, en étouffant les germes d'amour qui croissaient dans
son cœur. Elle fut, non pas froide et dure pour Calyste, mais d'une
douceur indifférente qui le navra. Félicité mit sur le tapis la
proposition d'aller le surlendemain faire une excursion dans le paysage
original compris entre les Touches, le Croisic et le bourg de Batz.
Elle pria Calyste d'employer la journée du lendemain à se procurer une
barque et des matelots en cas de promenade sur mer. Elle se chargeait
des vivres, des chevaux et de tout ce qu'il fallait avoir à sa
disposition pour ôter toute fatigue à cette partie de plaisir. Béatrix
brisa net en disant qu'elle ne s'exposerait pas à courir ainsi le pays.
La figure de Calyste qui peignait une vive joie se couvrit soudain d'un
voile.
—Et que craignez-vous, ma chère? dit Camille.
—Ma position est trop délicate pour que je compromette, non pas ma
réputation, mais mon bonheur, dit-elle avec emphase en regardant le
jeune Breton. Vous connaissez la jalousie de Conti, s'il savait...
—Et qui le lui dira?
—Ne reviendra-t-il pas me chercher?
Ce mot fit pâlir Calyste. Malgré les instances de Félicité, malgré
celles du jeune Breton, madame de Rochegude fut inflexible, et
montra ce que Camille appelait son entêtement. Calyste, malgré les
espérances que lui donna Félicité, quitta les Touches en proie à un
de ces chagrins d'amoureux dont la violence arrive à la folie. Revenu
à l'hôtel du Guénic, il ne sortit de sa chambre que pour dîner, et y
remonta quelque temps après. A dix heures sa mère inquiète vint le
voir, et le trouva griffonnant au milieu d'une grande quantité de
papiers biffés et déchirés; il écrivait à Béatrix, car il se défiait
de Camille; l'air qu'avait eu la marquise pendant leur entrevue au
jardin l'avait singulièrement encouragé. Jamais première lettre d'amour
n'a été, comme on pourrait le croire, un jet brûlant de l'âme. Chez
tous les jeunes gens que n'a pas atteints la corruption, une pareille
lettre est accompagnée de bouillonnements trop abondants, trop
multipliés, pour ne pas être l'élixir de plusieurs lettres essayées,
rejetées, recomposées. Voici celle à laquelle s'arrêta Calyste, et
qu'il lut à sa pauvre mère étonnée. Pour elle, cette vieille maison
était comme en feu, l'amour de son fils y flambait comme la lumière
d'un incendie.
CALYSTE A BÉATRIX.