d’années sont résolues ou sur le point de l’être. Aussitôt
après l’occupation du Touat, la question s’est posée de savoir
s’il ne conviendrait pas de donner à ces régions désertiques une
organisation distincte, et quelle organisation. Nous ne pouvions
raisonnablement prolonger indéfiniment vers le Sud nos trois
provinces d’Oran, d’Alger et de Constantine ; il fallait
bien en finir avec la division artificielle dans le sens de la
longitude et lui substituer la division naturelle dans le sens de la
latitude. D’autre part, l’Algérie venait d’être dotée d’un
budget spécial et l’on ne pouvait faire supporter à ce budget les
dépenses du Sud, qui, par leur nature même, constituent presque
exclusivement des charges de souveraineté. Enfin on espérait par
ce moyen exercer une surveillance plus étroite sur les crédits et
mettre un terme aux dépenses exagérées comme celles qu’avait
entraînées l’occupation du Touat. Le 23 décembre 1901, la
Chambre adoptait une résolution de M. André Berthelot invitant le
Gouvernement à étudier un projet d’organisation administrative
et financière du Sud algérien[389]. La loi du 24 décembre 1902
constituait un groupement spécial, dénommé _Territoires du Sud_,
dont l’administration et le budget devaient être distincts de
ceux de l’Algérie. Elle fixait la limite septentrionale de ces
territoires, leur accordait la personnalité civile, faisait du
gouverneur général de l’Algérie leur gouverneur. En vertu de
l’article 5 de la loi, chaque année le budget de la métropole
accorde au budget du Sud une subvention, qui figure au budget de
la Guerre ; ainsi le Parlement et l’opinion publique sauront
exactement, par ce chiffre global, la somme des sacrifices qui leur
sont demandés. Pour le surplus, la loi s’en remettait à des
décrets rendus dans la forme de règlements d’administration
publique. Ces décrets sont intervenus en date des 30 décembre
1903, 12 avril, 14 août et 12 décembre 1905[390] ; ils réalisent
la séparation budgétaire, fixent la nature et la quotité des
recettes et des dépenses civiles de ces territoires, déterminent
leur organisation administrative et militaire et les pouvoirs du
gouverneur général de l’Algérie en ce qui les concerne. Ces
pouvoirs sont très étendus : le gouverneur y cumule les fonctions
qu’exercent en Algérie le gouverneur général d’une part,
et d’autre part le préfet ou le général de division dans les
territoires de commandement. En matière militaire, le gouverneur
général a le droit d’ordonner des mouvements de troupes, mais
il doit faire passer ses ordres par l’intermédiaire du général
commandant le XIXe corps. Les commandants militaires des territoires
sont nommés par décret rendu sur la proposition des deux ministres
de l’Intérieur et de la Guerre, sur une liste de présentation
du Gouverneur.
Les territoires qui entrent dans la constitution de ce groupement
distinct sont ceux qui se trouvent au sud des circonscriptions
suivantes : cercle de Marnia, annexe d’El-Aricha, annexe de Saïda,
cercle de Tiaret, annexe d’Aflou, cercle de Boghar, annexe de
Chellala, annexe de Sidi-Aïssa, cercle de Bou-Saâda, annexe de
Barika, poste de Tkout, cercle de Khenchela, cercle de Tébessa. Ces
circonscriptions doivent être graduellement rattachées au territoire
civil de l’Algérie.
Les Territoires du Sud sont divisés en quatre circonscriptions : les
territoires d’Aïn-Sefra, des Oasis, de Ghardaïa et de Touggourt,
subdivisés en cercles et annexes[391].
La limite nord des territoires sahariens étant tracée, il restait
à définir leur limite méridionale. Les diverses autorités
chargées d’assurer notre influence dans le Sahara ayant fini par
opérer leur jonction, il fallait déterminer leurs zones d’action
respectives. Quelques peuplades nomades de la région intermédiaire
avaient déjà posé la question. On a vu des Hoggar, razziés
par des gens du Niger, hésiter à aller demander protection aux
Français de Tombouctou ; on a vu les Ifoghas craindre de froisser
les susceptibilités des autorités de l’Afrique occidentale en
venant faire leur soumission à In-Salah.
Le problème ainsi posé comportait deux solutions : la création
d’un gouvernement du Sahara, ou le partage des territoires sahariens
entre l’Algérie et le Soudan. La première solution semble au
premier abord la plus simple. L’unification serait faite. Plus de
conflits possibles entre colonies voisines, plus de doutes pouvant
germer dans l’esprit de nos sujets. Mais où serait le centre de ce
Gouvernement ? Où seraient ses voies d’accès et ses débouchés ?
Forcément dans l’une des colonies déjà existantes. Il deviendrait
donc tributaire de cette colonie, c’est-à-dire que le Sahara
deviendrait une annexe de l’Algérie ou de l’Afrique occidentale
française et alors on verrait cette anomalie, que les habitants de la
banlieue d’In-Salah auraient leurs attaches administratives au Niger
ou que les habitants de l’Adrar, proche de Tombouctou, seraient
appelés à In-Salah pour le règlement de leurs affaires. En réalité, le
Sahara n’a pas de vie propre ; il est trop pauvre pour exister par
lui-même et reçoit l’impulsion et l’organisation des pays qui lui
confinent au Nord et au Sud, Afrique du Nord et Soudan.
Dans ces conditions, on a préféré, pour le moment du moins, à
répartir les populations sahariennes entre nos colonies, laissant
à l’Algérie les Touareg du Nord et à l’Afrique occidentale
ceux du Sud[392]. Cependant de bons esprits et des hommes aussi
compétents que M. Foureau et M. Emile F. Gautier estiment que
c’est là une solution provisoire ; que tôt ou tard l’entité
géographique et ethnique que constitue le Sahara touareg deviendra
une entité administrative distincte[393].
La limite de l’Algérie et du Soudan a été définie en juin
1905 par le ministre de l’Intérieur d’accord avec le ministre
des Colonies. C’est du pays Hoggar que part la ligne qui sépare
nos deux colonies, une section se dirigeant vers l’Est, l’autre,
beaucoup plus longue, allant vers l’Ouest. Cette dernière part de
la source de l’Oued-Tin-Zaouaten ; de là, elle suit la ceinture
du bassin du Tilemsi jusqu’à son point le plus septentrional au
sud d’In-Zize. La ligne séparative traverse ensuite le Tanezrouft
occidental et va couper la route Marabouti-Taoudeni à mi-chemin
environ entre ces deux points, pour se diriger ensuite directement
vers le cap Noun. Dans la section Est, la ligne de démarcation
part du faîte de l’Ahaggar pour suivre l’Oued Tin-Zaouaten
jusqu’à sa perte dans le Tanezrouft occidental ; la ligne idéale
traverse ce Tanezrouft en laissant la rive nord à l’Algérie et
la rive sud à l’Afrique occidentale française ; elle coupe la
frontière tripolitaine à peu près à mi-distance entre Ghat et le
point où la route directe d’Agadès à Mourzouk franchit cette
frontière. La limite ainsi indiquée pourra bien entendu recevoir
des modifications lorsque le pays sera mieux connu.
Bien entendu aussi, cette limite n’est pas une frontière, encore
moins une barrière. Ce partage doit aboutir en réalité à une
unification, en faisant disparaître la seule cause susceptible de
provoquer des conflits d’attributions ou d’influences. Lorsque
chacun connaîtra ses droits, il les exercera normalement, sans
arrière-pensée possible, sans à-coups et sans jalousie. Pour
éviter des difficultés au sujet des passages de frontières par les
tribus, il suffira d’adopter des règles très simples dans le genre
de celles qui fixent les rapports des autorités civiles et militaires
lors des migrations annuelles de certaines tribus algériennes[394].
*
* *
Pour que les deux colonies se prêtent un mutuel appui, il convient
d’étudier comment on pourrait faciliter leurs communications. Le
commandant Laperrine déclare que l’organisation d’une ligne
continue de postes ou d’une route au Sahara coûterait fort cher
et serait inefficace ou même nuisible[395]. Reste à envisager la
simple transmission de nouvelles, qui nécessite l’établissement
d’un télégraphe et le transport de matériel et de personnel
qui demanderait la construction d’un chemin de fer.
La question des communications télégraphiques transsahariennes
est dès à présent à l’étude. Les incidents de chaque jour
fournissent des arguments en faveur de cette création. Il importe
à la sécurité de nos postes et des routes commerciales qu’on
puisse signaler sans retard, d’une rive à l’autre du Sahara,
les départs et les arrivées de convois ou de caravanes, les
migrations de tribus, leur attitude politique, les rassemblements
hostiles. Le télégraphe coûterait trois millions et doublerait
utilement les câbles sous-marins. Une grosse difficulté consistait
dans le transport des poteaux, car on ne peut pas trouver sur place
le bois nécessaire. Un essai intéressant a été fait en 1900,
par le capitaine du génie Bassenne, pour la construction de la ligne
électrique d’El-Goléa à Timmimoun. Il consiste à employer des
poteaux très courts, en bois du pays, fichés dans des piliers
de maçonnerie. On trouve sur place de la pierre, du plâtre et
des essences ligneuses suffisantes, de sorte qu’on évite les
transports de matériaux encombrants. L’expérience a démontré
que la ligne ainsi construite se détériore très vite. Il fallait
donc trouver autre chose. Un autre capitaine du génie parait avoir
résolu le problème, en utilisant des poteaux formés de tubes
métalliques légers, facilement transportables. C’est le système
Nou (du nom de l’inventeur), qu’on utilise actuellement dans le
Sud Oranais et qui paraît devoir être appliqué également à la
ligne transsaharienne[396]. Celle-ci, partant d’In-Salah, devra
aboutir à un point du Niger qui sera vraisemblablement Bourroum ou
Gao. Nous avons mentionné plus haut la mission Etiennot, chargée
de reconnaître la ligne télégraphique transsaharienne par In-Zize
et Timiaouine. Pour la protection de la ligne, il faut réduire
au minimum les véritables postes occupés par les Européens, en
utilisant les centres de cultures dits _arrems_ pour y installer des
surveillants indigènes. Les garnisons de ces postes, excessivement
réduites, devront pouvoir se ravitailler sur place au moins en
grains et en viande, les méharistes toujours en mouvement dans la
région tenant le pays sous la crainte de représailles[397].
Quant au chemin de fer, c’est une autre affaire, et il ne semble
pas que les explorations et reconnaissances de ces dernières années
aient fortifié les arguments de ses partisans, ni affaibli ceux de
ses adversaires. Innombrables sont les livres, brochures, articles
écrits sur le Transsaharien. Réunis, ils formeraient toute une
bibliothèque. A de rares exceptions près, c’est une littérature
vide et encombrante. Cette question a eu le fâcheux privilège
d’être traitée le plus souvent par des personnes qui en ignoraient
les premiers éléments ; leurs affirmations tranchantes cachaient en
général leur ignorance des véritables données du problème[398].
L’étude du Transsaharien, comme le nom l’indique, comporte
l’étude non seulement du Sahara, mais du Soudan. Ce serait sortir
de notre cadre que de l’entreprendre ici. Chose singulière, on
s’est presque toujours occupé surtout du point de départ, chacun
des ports algériens en faisant l’objet d’ardentes rivalités
locales ; on s’est soucié beaucoup moins du point d’arrivée. Le
Soudan est décrit en termes vagues comme uniformément riche et
fertile, ce qui dispense d’entrer dans les détails[399]. D’autre
part, ou n’a pas toujours assez tenu compte des évolutions
successives de la question, qui s’est posée en 1890 autrement
qu’en 1881, et autrement encore en 1900 et en 1906.
Le problème peut être envisagé soit au point de vue économique,
soit au point de vue politique, et, sous chacun de ces aspects,
il faudrait le considérer successivement sous le rapport purement
Saharien et sous le rapport Transsaharien.
Sur les ressources que peut offrir au commerce le Sahara lui-même, on
s’est fait quelquefois de dangereuses et coûteuses illusions. Mais
tout le monde reconnaît à peu près aujourd’hui que le bilan
des échanges se réduit à presque rien. Ce serait se leurrer
profondément que d’attribuer une grande importance au commerce
des groupes d’oasis du Sahara en général et du Touat en
particulier[400].
Quant au Soudan, la convention de 1890 nous avait attribué des pays
subsahariens qui ont à peu près la valeur de la Tripolitaine,
pas une région vraiment soudanienne, à part les 200 kilomètres
de pays en amont de Say[401]. Nous avons perdu les pays haoussa,
et les pays qu’on nous a donnés au nord de la ligne Barroua-Say
ne valent pas la peine que nous construisions un chemin de fer pour
les coloniser. Reste la boucle du Niger d’une part, les pays du
Tchad de l’autre.
La région de Tombouctou et du coude du Niger a joui jusqu’ici
en France d’une faveur singulière. Nombre de publicistes en
ont, sans examen, vanté la richesse. M. Schirmer a fait justice
de cette légende[402]. La richesse n’est pas à la lisière du
désert, elle est plus au Sud, sous les latitudes favorisées par
des pluies plus abondantes ; or, ces régions échappent déjà
à l’attraction de Tombouctou. L’intérêt de la France est
de détourner le trafic de ces pays vers ses colonies du Sénégal
et de la Côte-d’Ivoire. Ce serait folie de construire pour les
atteindre un chemin de fer de 2.600 kilomètres[403]. La pacification
de la vallée du Niger, provoquée par notre établissement à
Tombouctou, a eu un retentissement sur le commerce transsaharien,
dans le sens d’une diminution, bien entendu, puisqu’il tend à
faire abandonner aux marchandises cette voie longue, dangereuse et
dispendieuse du désert[404]. Il suffit de jeter un coup d’œil sur
une carte d’Afrique pour se convaincre que le vrai débouché de
ces produits du Soudan occidental est la côte Ouest, vers laquelle
nous travaillons et non sans succès à les attirer.
Le prolongement du chemin de fer au-delà de Bafoulabé jusqu’au
Niger a été étudié dès 1892[405] ; le pont de Mahina, qui
franchit le Bafing, était inauguré en 1896 ; enfin, le 19 mai
1904, la voie ferrée arrivait à Bammakou, terminus aval d’un
bief navigable du Niger de 350 kilomètres qui s’étend jusqu’à
Kouroussa. Le 10 décembre 1904, un embranchement de 60 kilomètres
parvenait à Koulikoro, au-delà des rapides de Sotuba, tête du bief
navigable de 1.500 kilomètres du Niger moyen vers Tombouctou, Say
et Boussa. Du côté de la Guinée française, la ligne de Konakry
à Kouroussa, étudiée en 1898 par le capitaine Salesses[406], est
en construction, ainsi que les chemins de fer de pénétration de
la Côte-d’Ivoire et du Dahomey. Enfin des études et des travaux
sont faits pour améliorer la navigabilité du Sénégal et du Niger.
Comme l’a dit M. Salesses[407], nos colonies côtières sont les
points d’arrivée et de départ du commerce, des sortes de bouches
nourricières de ce grand corps qu’est le Soudan : chacune a sa
zone d’attraction qu’elle dessert actuellement comme elle peut,
mais qui existe. De chacune on peut atteindre le Niger ou l’un de
ses affluents.
Restent les royaumes du Tchad. Le domaine qui nous a été réservé
par la convention de 1899, quoique en partie ruiné par Rabah,
est vraiment riche et fertile dans plusieurs de ses parties. Mais
M. Chevalier pense qu’une longue période d’incubation est
nécessaire au Soudan central avant que l’on puisse en tirer le
moindre parti. Il ne suffit pas[408] d’ailleurs qu’un pays
renferme nombre de produits utiles pour qu’il y ait lieu de
l’exploiter. Il faut qu’on ait intérêt à transporter ses
produits sur les marchés où ils se consomment. Or, il n’est pas
un des produits du Soudan central qui ne se trouve également dans
l’une ou l’autre de nos colonies africaines, d’où nous pourrons
le tirer à meilleur compte. D’ailleurs, à ces produits du Soudan
central s’ouvrent la voie de la Bénoué, la voie du Chari et de
l’Oubangui, et aussi la voie du Nil, qui en draineront chacune leur
part[409]. Enfin, ces régions du Tchad, annexées sur le papier,
restent à explorer, puis à conquérir et à occuper effectivement.
L’utilité des chemins de fer de pénétration dans le Sud de
l’Algérie est indépendante de la question de savoir si ces
chemins de fer seront jamais poussés jusqu’au Soudan[410]. « Avoir
la prétention, écrivait M. Duponchel[411] dans des termes
qu’on a souvent cités depuis, de soumettre et de pacifier le
Sahara avec des colonnes militaires péniblement ravitaillées
par des bêtes de somme sera toujours une chimère irréalisable ;
obtenir ce résultat par la construction progressive d’une voie
de fer ouvrant et explorant le pays à l’avant, en même temps
qu’elle en garantit la soumission à l’arrière, est au contraire
une opération des plus simples et qui ne livre rien au hasard. »
Quant au Transsaharien, c’est également par des arguments
politiques et par ceux-là seulement que cette conception peut se
défendre. Les chances de trafic du chemin de fer sont des plus
médiocres, de l’aveu même de ses partisans. Ce serait, comme
on l’a dit, une artère sur un cadavre. Mais au point de vue
politique on peut le considérer comme « une dépense nécessaire
dans la balance générale de l’entreprise[412] ». On ne peut
que se rallier sur ce point aux conclusions de M. F. Foureau[413] :
« Considéré en tant qu’affaire commerciale, dit-il, je n’ai
qu’une très médiocre confiance dans le rendement probable du
Transsaharien, devant le néant du trafic que j’entrevois. Mais
si on ne veut le considérer que comme un instrument de domination
(d’autres disent un chemin de fer impérial, et c’est évidemment
la même la chose), le Transsaharien, sous ce point de vue spécial,
serait alors une œuvre splendide, aplanirait bien des difficultés,
supprimerait bien des obstacles. »
Contentons-nous pour le moment de poursuivre l’inventaire du Sahara,
si bien commencé dans ces dernières années, et qui malheureusement
se réduit jusqu’ici à un procès-verbal de carence. Nous nous
demanderons ensuite si l’entreprise du chemin de fer transsaharien
est vraiment aussi urgente que le prétendent ses partisans, et si,
dans l’ensemble des travaux s’imposant à l’activité de la
France, elle n’est pas primée par quantité de projets d’une
utilité incontestablement supérieure.
* * * * *
[Note 343 : Nous empruntons la plus grande partie de cet exposé
de la période 1900-1906 à l’excellente _Revue des questions
sahariennes_ du capitaine SIMON, (_Revue Africaine_, 1905, p. 244).]
[Note 344 : _Bull. Afr. fr._, 1900, p. 142 et 177. —
_Quest. dipl. et col._, 1900, t. IX, p. 495. — Colonel d’EU,
_In-Salah et le Tidikelt_, in-8o, Paris, 1903. — Capitaine TILLION,
_La conquête des oasis sahariennes_, Paris, in-8o, s. d.]
[Note 345 : _Bull. Afr. fr._, 1900, p. 324.]
[Note 346 : Commandant E. LAQUIÈRE, _Les reconnaissances du
général Servière dans les oasis sahariennes_ (_Bull. Af. fr.,
Suppl._, 1902).]
[Note 347 : EUG. ETIENNE, _Questions dipl. et col._, 16 juin 1903.]
[Note 348 : Capitaine SIMON, art. cité, p. 246.]
[Note 349 : AUGUSTIN BERNARD, _Touat et Maroc_ (_Quest. dipl. et
col._, 1er juin 1900).]
[Note 350 : *** _L’attaque de Taghit_ (_Revue de Paris_, 15
oct. 1903).]
[Note 351 : ROUARD DE CARD, _La frontière franco-marocaine et le
protocole du 20 juillet 1901_, in-8o, Paris, 1902. — RENÉ PINON,
_L’Empire de la Méditerranée_, in-18, Paris, p. 251 et suiv. —
AUGUSTIN BERNARD, _L’évolution de la question marocaine_ (_Revue
polit. et parlement._, 10 décembre 1903). — _Livre Jaune sur les
affaires du Maroc_, 1901-1905, in-4o, Paris, 1905. On trouvera le
texte des accords au _Livre Jaune_, p. 16, 34, et 39.]
[Note 352 : C’était, depuis Djenan-ed-Dar, Fendi (poste récemment
installé), Ksar-el-Azoudj (caravansérail avec quelques goumiers),
Hassi-el-Mir (caravansérail), Hassi-el-Morra (caravansérail),
Taghit, Igli, Beni-Abbès et Ksabi.]
[Note 353 : _Bull. Afr. fr._, 1903, p. 313.]
[Note 354 : _Livre Jaune_, p. 309.]
[Note 355 : _Bull. Afr. fr._, 1905, p. 75-76 et _ibid._, _Suppl._,
p. 381-406.]
[Note 356 : _Ann. de Géogr._, 1906, p. 185.]
[Note 357 : _Bull. Afr. fr._, 1900, p. 274 et suiv.]
[Note 358 : _Bull. Afr. fr._, 1905, p. 309.]
[Note 359 : _Gouvernement Général de l’Algérie, Direction des
Douanes, Documents statistiques sur le commerce de l’Algérie_,
année 1904.]
[Note 360 : _Bull. Afr. fr._, 1905, p. 117.]
[Note 361 : Capitaine FLYE-SAINTE-MARIE, _Le commerce et
l’agriculture au Touat_ (_Bull. d’Oran_, 1904. p. 345).]
[Note 362 : _Les gisements de nitrate au Sahara algérien_
(_Bull. Afr. fr._, 1905, p. 245).]
[Note 363 : Capitaine SIMON, art. cité, p. 252-253.]
[Note 364 : A 1/400.000e, non mise dans le commerce. Une réduction
à 3.000.000e de cette carte a été jointe au tirage à part des
_Reconnaissances du général Servière_, publiées par le même
auteur au _Bull. Afr. fr._, 1902.]
[Note 365 : Lieutenant NIEGER, _Carte des oasis sahariennes_,
9 feuilles à 1/250.000e, Paris, 1904.]
[Note 366 : 4 feuilles, Paris, 1904.]
[Note 367 : EMILE F. GAUTIER, _Sahara oranais_ (_Ann. de Géogr._
1903). — _Id._, _Sur les terrains paléozoïques de l’Oued Saoura
et du Gourara_ (_C. R. Ac. Sc._, 1902).]
[Note 368 : _Ann. de Géogr._ 1905, p. 460.]
[Note 369 : EDMOND DOUTTÉ, _Figuig : notes et impressions_ (_La
Géographie_, 1903, t. VII, p. 177).]
[Note 370 : Capitaine FLYE-SAINTE-MARIE, _Le commerce et
l’agriculture au Touat_ (_Bull. Soc. Géogr. Oran_, 1904, p. 345).]
[Note 371 : _Bull. Afr. fr._, 1904, p. 245-250. — Cf. _La vie aux
oasis, ibid._, 1904, p. 33.]
[Note 372 : Capitaine SIMON, art. cité, p. 250.]
[Note 373 : R. DE CAIX, _La reconnaissance du lieutenant Cottenest
chez les Hoggar_ (_Bull. Afr. fr._, 1902. p. 307 et 317).]
[Note 374 : Lieutenant RÉQUIN, _Trente jours au Mouydir_
(_Bull. Afr. fr., Suppl._, 1902, p. 170). Le lieutenant Réquin
accompagnait le commandant Laperrine dans sa première tournée
au Mouydir.]
[Note 375 : Lieutenant GUILLO-LOHAN, _Un contre-rezzou au Hoggar_
(_Bull. Afr. fr._, 1903, _Suppl._, p. 205, 239, 257).]
[Note 376 : _Bull. Afr. fr._, 1904, p. 83.]
[Note 377 : Lieutenant BESSET, _D’In-Salah à Amguid et à
Tikhammar_, _Bull. Afr. fr._, 1904, _Suppl._ p. 68-78. — Capitaine
PEIN, _Chez les Touareg Azdjer : d’Ouargla à Tarat_, _ibid._
p. 73. Ces deux documents ont été réunis en une brochure par le
Comité de l’Afrique française. 1904).]
[Note 378 : _Bull. Afr. fr._, 1905, p. 248-249.]
[Note 379 : _Bull. Afr. fr._, 1905, p. 239.]
[Note 380 : _Ann. de Géogr._, 1904, p. 203. — Commandant LAPERRINE,
_Une tournée dans le Sud de l’annexe du Tidikelt du 4 mars au
30 juillet 1904_ (_Bull. Afr. fr._, 1905, _Suppl._ p. 37-63). —
Capitaine BESSET, _Esquisse géologique des régions de l’Ahnet,
du Tanezrouft, de l’Adrar (nord), du Tassili des Ahaggar, du
Ahaggar et du Tifedest_ (_Ibid._, 1905, _Suppl._, p. 123-138).]
[Note 381 : _Ann. de Géogr._, 1905, p. 94, et _La Géographie_,
15 octobre 1904, p. 238.]
[Note 382 : _Ann. de Géogr._, 1905, p. 383 et 459 ; 1906 p. 184. —
_Bull. Afr. fr._, 1905, p. 30 ; 1906 p. 58.]
[Note 383 : V. ci-dessus p. 82.]
[Note 384 : _C. R. Ac. Sc._, 3 avril 1903 et _Bull. Afr. fr._,
mai 1905.]
[Note 385 : E. F. GAUTIER, _Le Mouydir-Ahnet_. (_La Géographie_,
1904, t. X., p. 1 et 85).]
[Note 386 : _Bull. Afr. fr._, 1905, _Suppl._, p. 37 et 45.]
[Note 387 : N. VILLATTE, _Du Tidikelt vers Tombouctou_
(_La Géographie_, 1905, t. XII, p. 209, avec remarques par
M. C. TRÉPIED).]
[Note 388 : _Ann. de Géogr._ 1905, p. 159.]
[Note 389 : _Bull. Afr. fr._, 1902, p. 12.]
[Note 390 : V. le texte de ce dernier décret dans _Bull. Afr. fr._,
1905, p. 327.]
[Note 391 : _Bull. Afr. fr._, 1906, p. 9 et 11. Pour les
critiques qu’on a adressées à la nouvelle organisation,
v. _Bull. Réun. Et. algér._ 1905, p. 296 et suiv. M. A. GIRAULT
(_Principes de législation coloniale_, II., p. 410), regrette
que la loi ait déterminé elle-même les limites et, par contre,
laissé à des règlements d’administration publique le soin de
statuer sur plusieurs points essentiels.]
[Note 392 : _Bull. Afr. fr._, 1905, _Suppl._ p. 43.]
[Note 393 : F. FOUREAU, _Documents scientifiques de la mission
Saharienne_, p. 1159. — EMILE F. GAUTIER, _Bull. Afr. fr._, 1905,
p. 400.]
[Note 394 : _Bull. Afr. fr._, 1905, _Suppl._, p. 43.]
[Note 395 : _Bull. Afr. fr._, 1905, _Suppl._, p. 43.]
[Note 396 : _Bull. Afr. fr._, 1904, p. 185 et suiv.]
[Note 397 : D’après LAPERRINE, _Bull. Afr. fr._, 1905, _Suppl._,
p. 43, 44.]
[Note 398 : Pour l’énumération de ces brochures, nous renvoyons à
Playfair, _Bibliography of Algeria_, s. v. _Transsaharian railway_,
et à l’ouvrage de M. BROUSSAIS. V. aussi MAURICE HONORÉ, _Le
Transsaharien et la pénétration française en Afrique_, in-8o,
Paris. 1901 (bibliographie p. 131-143).]
[Note 399 : H. SCHIRMER, _Ann. de Géogr._, 1891, p. 12.]
[Note 400 : _Documents_, III, p. 16.]
[Note 401 : SCHIRMER, _Le Sahara_, p. 408.]
[Note 402 : SCHIRMER, _Le Sahara_, p. 410 et suiv.]
[Note 403 : ID., p. 413.]
[Note 404 : _Documents_, III, p. 17 et 37.]
[Note 405 : _Bull. Afr. fr._, 1899, p. 334.]
[Note 406 : CAMILLE GUY, _Résultats géographiques et économiques
des explorations du Niger_, (_Bull. Afr. fr._, 1899).]
[Note 407 : _Bull. Afr. fr._, 1896, p. 374.]
[Note 408 : H. SCHIRMER, _La pénétration commerciale au Soudan
central_ (_Revue génér. des Sciences_, 15 décembre 1897).]
[Note 409 : AUGUSTIN BERNARD, _La question du Transsaharien_, p. 4.]
[Note 410 : G. ROLLAND, _La colonisation française au Sahara_
(_Afas_, Oran, 1888, 1er partie, p. 47 (carte p. 48).]
[Note 411 : DUPONCHEL, _Les oasis et la culture du dattier dans le
Sahara_, _R. D. M._, 15 mai 1881, p. 388.]
[Note 412 : SCHIRMER, art. cité.]
[Note 413 : F. FOUREAU, _D’Alger au Congo par le Tchad_, p. 797.]
CONCLUSION
Quelles conclusions tirer de cet historique de la pénétration
saharienne ?
En résumant tous ces voyages et en les étudiant, on peut se
convaincre de la fragilité extrême autant que de la pauvreté des
résultats qu’ils ont produits jusqu’en 1900, pendant près
de 70 ans, si on en excepte la belle et studieuse exploration de
Duveyrier et quelques-uns des itinéraires de Foureau. Pas un seul
itinéraire parti du Soudan n’avait abouti en Algérie, aucune
exploration partie d’Algérie n’avait dépassé l’Ahaggar ou
le Tassili des Azdjer ; seule la mission Foureau-Lamy a rompu le
charme, parce qu’elle a employé des procédés différents. Au
point de vue économique, le bilan des entreprises sahariennes
est plus misérable encore : « Une énorme dépense d’argent,
d’héroïsme, de vies humaines, et comme résultat : néant ».
A quoi faut-il attribuer ces résultats décourageants ? Le problème
saharien est-il donc insoluble, et le coq gaulois est-il destiné
à gratter indéfiniment ces immensités sablonneuses ?