Certes, qu'au sein de la civilisation, de son savoir si varié, si

attrayant, si fécond, où le goût du savoir naît du savoir même, on

trouve des mortels épris des lettres et des sciences, les aimant pour

elles-mêmes et pour leur utilité, comprenant que c'est par elles que

tout marche, le vaisseau sur les mers, le char sur les routes, que

c'est par elles que la justice règne et que la force appuie la

justice, que c'est par elles enfin que la société humaine est à la

fois belle, attrayante, douce et sûre à habiter, c'est naturel et ce

n'est pas miracle! Quels yeux, après avoir vu la lumière, ne

l'aimeraient point? Mais qu'au sein d'une obscurité profonde, un oeil

qui n'a jamais connu la lumière, la pressente, l'aime, la cherche, la

trouve, et tâche de la répandre, c'est un prodige digne de

l'admiration et du respect des hommes. Ce prodige, c'est Charlemagne

qui l'offrit à l'univers!

Barbare né au milieu de barbares qui avaient cependant reçu par le

clergé quelques parcelles de la science antique, il s'éprit avec la

plus noble ardeur de ce que nous appelons la civilisation, de ce qu'il

appelait d'un autre nom, mais de ce qu'il aimait autant que nous, et

par les mêmes motifs. À cette époque, la civilisation c'était le

christianisme. Être chrétien alors c'était être vraiment philosophe,

ami du bien, de la justice, de la liberté des hommes. Par toutes ces

raisons, Charlemagne devint un chrétien fervent, et voulut faire

prévaloir le christianisme dans le monde barbare, livré à la force

brutale et au plus grossier sensualisme. À l'intérieur de cette France

inculte et sans limites définies, le Nord-est, ou _Austrasie_, était

en lutte avec le Sud-ouest, ou _Neustrie_, l'un et l'autre avec le

Midi, ou _Aquitaine_. Au dehors cette France était menacée de

nouvelles invasions par les barbares du Nord appelés Saxons, par les

barbares du Sud appelés Arabes, les uns et les autres païens ou à peu

près. Si une main ferme ne venait opposer une digue, soit au Nord,

soit au Midi, l'édifice des Francs à peine commencé pouvait

s'écrouler, tous les peuples pouvaient être jetés encore une fois les

uns sur les autres, le torrent des invasions pouvait déborder de

nouveau, et emporter les semences de civilisation à peine déposées en

terre. Charlemagne, dont l'aïeul et le père avaient commencé cette

oeuvre de consolidation, la reprit et la termina. Grand capitaine, on

ne saurait dire s'il le fut, s'il lui était possible de l'être dans ce

siècle. Le capitaine de ce temps était celui qui, la hache d'armes à

la main, comme Pepin, comme Charles Martel, se faisait suivre de ses

gens de guerre en les conduisant plus loin que les autres à travers

les rangs pressés de l'ennemi. Élevé par de tels parents, Charlemagne

n'était sans doute pas moins vaillant qu'eux; mais il fit mieux que de

combattre en soldat à la tête de ses grossiers soldats, il dirigea

pendant cinquante années, dans des vues fermes, sages, fortement

arrêtées, leur bravoure aveugle. Il réunit sous sa main l'Austrasie,

la Neustrie, l'Aquitaine, c'est-à-dire la France, puis refoulant les

Saxons au Nord, les poursuivant jusqu'à ce qu'il les eût faits

chrétiens, seule manière alors de les civiliser et de désarmer leur

férocité, refoulant au Sud les Sarrasins sans prétention de les

soumettre, car il aurait fallu pousser jusqu'en Afrique, s'arrêtant

sagement à l'Èbre, il fonda, soutint, gouverna un empire immense, sans

qu'on pût l'accuser d'ambition désordonnée, car en ce temps-là il n'y

avait pas de frontières, et si cet empire trop étendu pour le génie de

ses successeurs ne pouvait rester sous une seule main, il resta du

moins sous les mêmes lois, sous la même civilisation, quoique sous des

princes divers, et devint tout simplement l'Europe. Maintenant pendant

près d'un demi-siècle ce vaste empire par la force appliquée avec une

persévérance infatigable, il se consacra pendant le même temps à y

faire régner l'ordre, la justice, l'humanité, comme on pouvait les

entendre alors, en y employant tantôt les assemblées nationales qu'il

appelait deux fois par an autour de lui, tantôt le clergé qui était

son grand instrument de civilisation, et enfin ses représentants

directs, ses fameux _missi dominici_, agents de son infatigable

vigilance. Sachant que les bonnes lois sont nécessaires, mais que sans

l'éducation les moeurs ne viennent pas appuyer les lois, il créa

partout des écoles où il fit couler, non pas le savoir moderne, mais

le savoir de cette époque, car de ces fontaines publiques il ne

pouvait faire couler que les eaux dont il disposait. Joignant à ces

laborieuses vertus quelques faiblesses qui tenaient pour ainsi dire à

l'excellence de son coeur, entouré de ses nombreux enfants, établi

dans ses palais qui étaient de riches fermes, y vivant en roi doux,

aimable autant que sage et profond, il fut mieux qu'un conquérant,

qu'un capitaine, il fut le modèle accompli du chef d'empire, aimant

les hommes, méritant d'en être aimé, constamment appliqué à leur faire

du bien, et leur en ayant fait plus peut-être qu'aucun des souverains

qui ont régné sur la terre. Après ces terribles figures des Alexandre,

des César qui ont bouleversé le monde, beaucoup plus pour y répandre

leur gloire que pour y répandre le bien, avec quel plaisir on

contemple cette figure bienveillante, majestueuse et sereine, toujours

appliquée ou à l'étude ou au bonheur des hommes, et où n'apparaît

qu'un seul chagrin, mais à la fin de ses jours, celui d'entrevoir les

redoutables esquifs des Normands, dont il prévoit les ravages sans

avoir le temps de les réprimer. Tant il y a qu'aucune carrière ici-bas

n'est complète, pas même la plus vaste, la plus remplie, qu'aucune vie

n'est heureuse jusqu'à son déclin, celle même qui a le plus mérité de

l'être!

[En marge: Frédéric le Grand.]

En descendant vers les temps modernes, on ne rencontre plus de ces

figures colossales, soit que la proximité diminue les prestiges, soit

que le monde en se régularisant laisse moins de place aux existences

extraordinaires! Charles-Quint, avec sa profondeur et sa tristesse,

Henri IV, avec sa séduction et sa fine politique, les Nassau, avec

leur constance, Gustave-Adolphe, vainqueur avec si peu de soldats de

l'Empire germanique, Cromwell, assassin de son roi et dominateur de la

révolution anglaise, Louis XIV, avec sa majesté et son bon sens, ne

s'élèvent pas à la hauteur des glorieuses figures que nous avons

essayé de peindre. Il faut arriver à deux hommes, Frédéric et

Napoléon, que le double éclat de l'esprit et du génie militaire place,

le premier assez près, le second tout à fait au niveau des grands

hommes de l'antiquité. Frédéric, sceptique, railleur, chef couronné

des philosophes du dix-huitième siècle, contempteur de tout ce qu'il y

a de plus respectable au monde, se moquant de ses amis mêmes,

prédestiné en quelque sorte pour braver, insulter, humilier l'orgueil

de la maison d'Autriche et du vieil ordre de choses qu'elle

représentait, osant au sein de l'Europe bien assise, où les places

étaient si difficiles à changer, osant, disons-nous, entreprendre de

créer une puissance nouvelle, ayant eu l'honneur d'y réussir en

luttant à lui seul contre tout le continent, grâce il est vrai à la

frivolité des cours de France et de Russie, grâce aussi à l'esprit

étroit de la cour d'Autriche, et après avoir fait vingt ans la guerre,

maintenant par la politique la plus profonde la paix du continent,

jusqu'à partager audacieusement la Pologne sans être obligé de tirer

un coup de canon, Frédéric est une figure originale et saisissante, à

laquelle cependant il manque la grandeur bien que les grandes actions

n'y manquent pas, soit parce que Frédéric après tout n'a fait que

changer la proportion des forces dans l'intérieur de la Confédération

germanique, soit parce que cette figure railleuse n'a point la dignité

sérieuse qui impose aux hommes!

[En marge: Vaste carrière de Napoléon.]

[En marge: Son ambition comparée à celle d'Alexandre, de César,

d'Annibal.]

[En marge: Son esprit comparé à celui de César.]

[En marge: Son génie militaire comparé à celui d'Annibal.]

La grandeur! ce n'est pas ce qui manque à celui qui lui a succédé et

l'a surpassé dans l'admiration et le ravage du monde! Il était réservé

à la Révolution française, appelée à changer la face de la société

européenne, de produire un homme qui attirerait autant les regards que

Charlemagne, César, Annibal et Alexandre. À celui-là ce n'est ni la

grandeur du rôle, ni l'immensité des bouleversements, ni l'éclat,

l'étendue, la profondeur du génie, ni le sérieux d'esprit qui manquent

pour saisir, attirer, maîtriser l'attention du genre humain! Ce fils

d'un gentilhomme corse, qui vient demander à l'ancienne royauté

l'éducation dispensée dans les écoles militaires à la noblesse pauvre,

qui, à peine sorti de l'école, acquiert dans une émeute sanglante le

titre de général en chef, passe ensuite de l'armée de Paris à l'armée

d'Italie, conquiert cette contrée en un mois, attire à lui et détruit

successivement toutes les forces de la coalition européenne, lui

arrache la paix de Campo-Formio, et déjà trop grand pour habiter à

côté du gouvernement de la République, va chercher en Orient des

destinées nouvelles, passe avec cinq cents voiles à travers les

flottes anglaises, conquiert l'Égypte en courant, songe alors à

envahir l'Inde en suivant la route d'Alexandre, puis ramené tout à

coup en Occident par le renouvellement de la guerre européenne, après

avoir essayé d'imiter Alexandre, imite et égale Annibal en

franchissant les Alpes, écrase de nouveau la coalition et lui impose

la belle paix de Lunéville, ce fils du pauvre gentilhomme corse a déjà

parcouru à trente ans une carrière bien extraordinaire! Devenu quelque

temps pacifique, il jette par ses lois les bases de la société

moderne, puis se laisse emporter à son bouillant génie, s'attaque de

nouveau à l'Europe, la soumet en trois journées, Austerlitz, Iéna,

Friedland, abaisse et relève les empires, met sur sa tête la couronne

de Charlemagne, voit les rois lui offrir leur fille, choisit celle des

Césars, dont il obtient un fils qui semble destiné à porter la plus

brillante couronne de l'univers, de Cadix se porte à Moscou, succombe

dans la plus grande catastrophe des siècles, refait sa fortune, la

défait de nouveau, est confiné dans une petite île, en sort avec

quelques centaines de soldats fidèles, reconquiert en vingt jours le

trône de France, lutte de nouveau contre l'Europe exaspérée, succombe

pour la dernière fois à Waterloo, et après avoir soutenu des guerres

plus grandes que celles de l'empire romain, s'en va, né dans une île

de la Méditerranée, mourir dans une île de l'Océan, attaché comme

Prométhée sur un rocher par la haine et la peur des rois, ce fils du

pauvre gentilhomme corse a bien fait dans le monde la figure

d'Alexandre, d'Annibal, de César, de Charlemagne! Du génie il en a

autant que ceux d'entre eux qui en ont le plus; du bruit il en a fait

autant que ceux qui ont le plus ébranlé l'univers; du sang,

malheureusement il en a versé plus qu'aucun d'eux. Moralement il vaut

moins que les meilleurs de ces grands hommes, mais mieux que les plus

mauvais. Son ambition est moins vaine que celle d'Alexandre, moins

perverse que celle de César, mais elle n'est pas respectable comme

celle d'Annibal, qui s'épuise et meurt pour épargner à sa patrie le

malheur d'être conquise. Son ambition est l'ambition ordinaire des

conquérants, qui aspirent à dominer dans une patrie agrandie par eux.

Pourtant il chérit la France, et jouit de sa grandeur autant que de la

sienne même. Dans le gouvernement il aime le bien, le poursuit en

despote, mais n'y apporte ni la suite, ni la religieuse application de

Charlemagne. Sous le rapport de la diversité des talents il est moins

complet que César, qui ayant été obligé de séduire ses concitoyens

avant de les dominer, s'est appliqué à persuader comme à combattre, et

sait tour à tour parler, écrire, agir, en restant toujours simple.

Napoléon, au contraire, arrivé tout à coup à la domination par la

guerre, n'a aucun besoin d'être orateur, et peut-être ne l'aurait

jamais été quoique doué d'éloquence naturelle, parce que jamais il

n'aurait pris la peine d'analyser patiemment sa pensée devant des

hommes assemblés, mais il sait écrire néanmoins comme il sait penser,

c'est-à-dire fortement, grandement, même avec soin, parfois est un peu

déclamatoire comme la Révolution française, sa mère, discute avec plus

de puissance que César, mais ne narre pas avec sa suprême simplicité,

son naturel exquis. Inférieur au dictateur romain sous le rapport de

l'ensemble des qualités, il lui est supérieur comme militaire, d'abord

par plus de spécialité dans la profession, puis par l'audace, la

profondeur, la fécondité inépuisable des combinaisons, n'a sous ce

rapport qu'un égal ou un supérieur (on ne saurait le dire), Annibal,

car il est aussi audacieux, aussi calculé, aussi rusé, aussi fécond,

aussi terrible, aussi opiniâtre que le général carthaginois, en ayant

toutefois une supériorité sur lui, celle des siècles. Arrivé en effet

après Annibal, César, les Nassau, Gustave-Adolphe, Condé, Turenne,

Frédéric, il a pu pousser l'art à son dernier terme. Du reste, ce sont

les balances de Dieu qu'il faudrait pour peser de tels hommes, et tout

ce qu'on peut faire c'est de saisir quelques-uns des traits les plus

saillants de leurs imposantes physionomies.

[En marge: Ses mérites et ses torts envers la France.]

[En marge: Diverses leçons, et une surtout, à tirer de son règne.]

[En marge: Dernier voeu d'un citoyen en terminant cette histoire.]

Pour nous Français, Napoléon a des titres que nous ne devons ni

méconnaître ni oublier, à quelque parti que notre naissance, nos

convictions ou nos intérêts nous aient attachés. Sans doute en

organisant notre état social par le Code civil, notre administration

par ses règlements, il ne nous donna pas la forme politique sous

laquelle notre société devait se reposer définitivement, et vivre

paisible, prospère et libre; il ne nous donna pas la liberté, que ses

héritiers nous doivent encore; mais, au lendemain des agitations de la

Révolution française, il ne pouvait nous procurer que l'ordre, et il

faut lui savoir gré de nous avoir donné avec l'ordre notre état civil

et notre organisation administrative. Malheureusement pour lui et pour

nous, il a perdu notre grandeur, mais il nous a laissé la gloire qui

est la grandeur morale, et ramène avec le temps la grandeur

matérielle. Il était par son génie fait pour la France, comme la

France était faite pour lui. Ni lui sans l'armée française, ni l'armée

française sans lui n'auraient accompli ce qu'ils ont accompli

ensemble. Auteur de nos revers mais compagnon de nos exploits, nous

devons le juger sévèrement, mais en lui conservant les sentiments

qu'une armée doit au général qui l'a conduite longtemps à la victoire.

Étudions ses hauts faits qui sont les nôtres, apprenons à son école,

si nous sommes militaires l'art de conduire les soldats, si nous

sommes hommes d'État l'art d'administrer les empires; instruisons-nous

surtout par ses fautes, apprenons en évitant ses exemples à aimer la

grandeur modérée, celle qui est possible, celle qui est durable parce

qu'elle n'est pas insupportable à autrui, apprenons en un mot la

modération auprès de cet homme le plus immodéré des hommes. Et, comme

citoyens enfin, tirons de sa vie une dernière et mémorable leçon,

c'est que, si grand, si sensé, si vaste que soit le génie d'un homme,

jamais il ne faut lui livrer complétement les destinées d'un pays.

Certes nous ne sommes pas de ceux qui reprochent à Napoléon d'avoir

dans la journée du 18 brumaire arraché la France aux mains du

Directoire, entre lesquelles peut-être elle eût péri: mais de ce qu'il

fallait la tirer de ces mains débiles et corrompues, ce n'était pas

une raison pour la livrer tout entière aux mains puissantes mais

téméraires du vainqueur de Rivoli et de Marengo. Sans doute si jamais

une nation eut des excuses pour se donner à un homme, ce fut la France

lorsqu'en 1800 elle adopta Napoléon pour chef! Ce n'était pas une

fausse anarchie dont on cherchait à faire peur à la nation pour

l'enchaîner. Hélas non! des milliers d'existences innocentes avaient

succombé sur l'échafaud, dans les prisons de l'Abbaye, ou dans les

eaux de la Loire. Les horreurs des temps barbares avaient tout à coup

reparu au sein de la civilisation épouvantée, et même après que ces

horreurs étaient déjà loin, la Révolution française ne cessait

d'osciller entre les bourreaux auxquels on l'avait arrachée, et les

émigrés aveugles qui voulaient la faire rétrograder à travers le sang

vers un passé impossible, tandis que sur ce chaos se montrait

menaçante l'épée de l'étranger! À ce moment revenait de l'Orient un

jeune héros plein de génie, qui partout vainqueur de la nature et des

hommes, sage, modéré, religieux, semblait né pour enchanter le monde!

Jamais assurément on ne fut plus excusable de se confier à un homme,

car jamais terreur ne fut moins simulée que celle qu'on fuyait, car

jamais génie ne fut plus réel que celui auprès duquel on cherchait un

refuge! Et cependant après quelques années, ce sage devenu fou, fou

d'une autre folie que celle de quatre-vingt-treize, mais non moins

désastreuse, immolait un million d'hommes sur les champs de bataille,

attirait l'Europe sur la France qu'il laissait vaincue, noyée dans son

sang, dépouillée du fruit de vingt ans de victoires, désolée en un

mot, et n'ayant pour refleurir que les germes de la civilisation

moderne déposés dans son sein. Qui donc eût pu prévoir que le sage de

1800 serait l'insensé de 1812 et de 1813? Oui, on aurait pu le

prévoir, en se rappelant que la toute-puissance porte en soi une folie

incurable, la tentation de tout faire quand on peut tout faire, même

le mal après le bien. Ainsi dans cette grande vie où il y a tant à

apprendre pour les militaires, les administrateurs, les politiques,

que les citoyens viennent à leur tour apprendre une chose, c'est qu'il

ne faut jamais livrer la patrie à un homme, n'importe l'homme,

n'importent les circonstances! En finissant cette longue histoire de

nos triomphes et de nos revers, c'est le dernier cri qui s'échappe de

mon coeur, cri sincère que je voudrais faire parvenir au coeur de tous

les Français, afin de leur persuader à tous qu'il ne faut jamais

aliéner sa liberté, et, pour n'être pas exposé à l'aliéner, n'en

jamais abuser.

FIN.

TABLE DES MATIÈRES

CONTENUES

DANS LE TOME VINGTIÈME.

LIVRE SOIXANTIÈME.

WATERLOO.

Histoire du Consulat et de l'Empire, (Vol. 20/20) faisant suite à l'Histoire de la Révolution Française · 第 57 / 59 段