C'est le nom des promenades publiques de Cantorbery. Elles occupent
remplacement des anciens remparts, et forment comme une longue chaussée
bordée de jolies maisonnettes et dominant les fossés maintenant plantés
en jardins. Cette terrasse vous conduit à un petit monticule gazonné,
que surmonte un obélisque municipal parfaitement absurde, et destiné à
perpétuer la mémoire d'un banquier (James Simmons), aux frais duquel la
promenade et les plantations se sont faites.
Au lieu de perdre son temps à lire les inscriptions qui m'apprirent ce
fait important, le voyageur avisé devra laisser aller son regard sur les
riches paysages qui environnent Cantorbery; puis il descendra sur les
gazons des _Public Walks_, gazons peignés brin à brin et tondus au
ciseau. Enfin, la nuit venant à tomber, il s'enfoncera, comme nous, sous
l'allée sombre qui remmène à la ville.
Cependant,--dût en rougir la morale Angleterre,--nous devons le prémunir
contre les dangers de ce lieu charmant et mystérieux: on est choqué de
trouver à ce parc de province, si paisible et si chaste au premier
abord, les allures effrontées, le dévergondage attristant d'un trottoir
de Londres ou de Paris.