Pour les coups de bâton ou autres pareils outrages, l'offensant
tiendra la prison un an entier; et ce temps ne pourra être modéré,
sinon de six mois, en payant trois mille livres d'amende, payables et
applicables en la manière ci-dessus; et après qu'il sera sorti de
prison, il demandera pardon à l'offensé, le genou en terre, se
soumettra en cet état de recevoir de pareils coups; le remerciera très
humblement, s'il ne les lui donne pas comme il le pourrait faire et
déclarera, en outre, de parole et par écrit, qu'il l'a offensé
brutalement, qu'il le supplie de l'oublier, et que, s'il était en sa
place, il se contenterait des mêmes satisfactions; et dans toutes les
offenses de coups de main, de bâton ou autres semblables, outre les
susdites punitions et satisfactions, on pourra obliger l'offensé de
châtier l'offensant par les mêmes coups qu'il aura reçus, quand même
il aurait la générosité de ne pas les vouloir donner, et cela en cas
seulement que l'offense soit jugée si atroce par les circonstances
qu'elle mérite que l'on réduise l'offensé à cette nécessité.