ART. 10.

Pour les coups de bâton ou autres pareils outrages, l'offensant

tiendra la prison un an entier; et ce temps ne pourra être modéré,

sinon de six mois, en payant trois mille livres d'amende, payables et

applicables en la manière ci-dessus; et après qu'il sera sorti de

prison, il demandera pardon à l'offensé, le genou en terre, se

soumettra en cet état de recevoir de pareils coups; le remerciera très

humblement, s'il ne les lui donne pas comme il le pourrait faire et

déclarera, en outre, de parole et par écrit, qu'il l'a offensé

brutalement, qu'il le supplie de l'oublier, et que, s'il était en sa

place, il se contenterait des mêmes satisfactions; et dans toutes les

offenses de coups de main, de bâton ou autres semblables, outre les

susdites punitions et satisfactions, on pourra obliger l'offensé de

châtier l'offensant par les mêmes coups qu'il aura reçus, quand même

il aurait la générosité de ne pas les vouloir donner, et cela en cas

seulement que l'offense soit jugée si atroce par les circonstances

qu'elle mérite que l'on réduise l'offensé à cette nécessité.

Nouveau Code du Duel: Histoire, Législation, Droit Contemporain · 第 147 / 208 题