Pour éviter tout inconvénient, nous avons établi que les témoins
fussent chargés de porter les armes sur le terrain.
Quand bien même les champions auraient le droit de se servir des
leurs, ils doivent les remettre aux témoins qui les déclarent
admissibles après avoir procédé à leur visite, et ont soin qu'elles
soient d'égale longueur, etc. L'usage de lier chaque paire d'épée
choisie et de sceller les bouts sur un papier fort, en y apposant le
cachet d'un témoin de chaque partie, nous paraît de très bon conseil.
Cependant au moment où les combattants sont conduits à leur place
après la rupture des scellés, le mesurage se renouvelle pour la forme,
et on donne les armes à choisir à celui qui en a le droit.
Les armes ne doivent point être ébréchées, parce que la brèche,
accrochant le fer de l'adversaire, le détourne et rabat plus
facilement, et que la blessure est nécessairement plus grave.
Nous conseillons aux témoins de veiller à ce que la garde soit de la
même importance et que la poignée soit également équilibrée.
Équilibrée dans la moyenne ordinaire: ceci, pour éviter qu'un homme
fort fasse équilibrer d'une manière plus pesante les armes, afin
d'avoir un avantage sur un antagoniste plus faible.