SUR L'ARTICLE 5.

Souvent des combattants portent sur eux, soit des médailles, soit de

l'argent, soit des médaillons ou portraits. Une pièce dans le gousset

peut sauver la vie, nous l'avons prouvé par l'exemple du porte-monnaie

que nous avons cité au chapitre V. Toutes les chances, dans un duel,

doivent être parfaitement égales. Il est donc de toute justice que

chaque champion se dépouille de _tout_ ce qui peut sauver sa vie au

détriment de son adversaire, et les combattants doivent loyalement

s'empresser de donner la preuve qu'ils ne portent sur eux aucun corps

étranger capable de parer un coup d'épée.

D'après ce, tout champion obligé de porter par exemple une ceinture

herniaire, dont il ne pourrait sans danger se passer pendant le

combat, doit préalablement le déclarer à ses témoins, qui en font

part immédiatement aux témoins de l'adversaire.

Cette déclaration doit être faite au moment où l'on établit les

conventions du duel et par conséquent cette circonstance est connue

par l'adversaire et par ses témoins avant d'aller sur le terrain.

Arrivés sur le terrain, les témoins de ce dernier sont en droit de

vérifier la ceinture déclarée, afin de s'assurer si elle constitue

simplement le bandage dont on use communément dans les affections

herniaires. (_Voir_ chap. V, exemple no 5.)

Nouveau Code du Duel: Histoire, Législation, Droit Contemporain · 第 116 / 208 题