SUR L'ARTICLE 39.

Suivant les conseils de la sagesse, de l'humanité, nous n'avons pas

cru devoir refuser aux témoins la prérogative de pouvoir, en certaines

circonstances et lorsque les deux champions se sont bravement battus,

arrêter un duel.

Tout en nous référant aux conditions présentées plus haut au sujet de

l'article 31, nous dirons: Lorsque le duel s'est prolongé assez

longtemps, l'insulté n'a-t-il pas donné la preuve qu'il est en mesure

de venger son offense honorablement?

L'agresseur n'a-t-il pas prouvé également qu'il est en mesure de

donner, par les armes, la réparation de l'offense qu'il a faite?

Si donc, l'affaire n'est pas très grave et qu'aucune condition

contraire n'ait été posée, pourquoi refuser aux témoins le droit de

persuader aux champions qu'ils doivent se réconcilier, qu'ils sont

faits pour s'estimer réciproquement, car leur honneur est satisfait?

La délicatesse de MM. les témoins leur impose l'obligation de n'user

de cette prérogative qu'à bon escient et avec pleine certitude de ne

préjudicier à aucun droit, principalement à celui de l'offensé.

Nouveau Code du Duel: Histoire, Législation, Droit Contemporain · 第 98 / 208 题