SUR L'ARTICLE 2.

Certaines personnes voudraient accorder le droit de refuser le duel au

sabre, à l'agresseur, à condition qu'il soit officier en retraite et

qu'il ne soit pas propre à s'en servir. Pourquoi pas également l'épée?

Pourquoi ce droit ne serait-il pas également accordé à un officier

mutilé, blessé, ou même à un civil qui se trouveraient dans le même

cas?

Nous n'avons pas cru devoir établir d'exception.

Les cas exceptionnels sont soumis à l'appréciation des témoins,

lesquels, sous leur propre responsabilité, les jugent en conformité

des lois de la justice et de l'humanité.

D'autres voudraient accorder le même droit à l'agresseur s'il est dans

le civil. Cette proposition pouvait être plausible, il y a quelques

années, mais, aujourd'hui toute la nation est armée. Les carrières

administratives elles-mêmes et la magistrature fournissent des

officiers à l'armée de réserve.

Il est évident que des individus appartenant soit à la réserve, soit à

l'armée territoriale ne sauraient refuser le sabre qui est leur arme

professionnelle lorsqu'ils sont sous les drapeaux, en alléguant qu'ils

sont dans le civil.

Nouveau Code du Duel: Histoire, Législation, Droit Contemporain · 第 62 / 208 题