Certaines personnes voudraient accorder le droit de refuser le duel au
sabre, à l'agresseur, à condition qu'il soit officier en retraite et
qu'il ne soit pas propre à s'en servir. Pourquoi pas également l'épée?
Pourquoi ce droit ne serait-il pas également accordé à un officier
mutilé, blessé, ou même à un civil qui se trouveraient dans le même
cas?
Nous n'avons pas cru devoir établir d'exception.
Les cas exceptionnels sont soumis à l'appréciation des témoins,
lesquels, sous leur propre responsabilité, les jugent en conformité
des lois de la justice et de l'humanité.
D'autres voudraient accorder le même droit à l'agresseur s'il est dans
le civil. Cette proposition pouvait être plausible, il y a quelques
années, mais, aujourd'hui toute la nation est armée. Les carrières
administratives elles-mêmes et la magistrature fournissent des
officiers à l'armée de réserve.
Il est évident que des individus appartenant soit à la réserve, soit à
l'armée territoriale ne sauraient refuser le sabre qui est leur arme
professionnelle lorsqu'ils sont sous les drapeaux, en alléguant qu'ils
sont dans le civil.