d'Arimathie_, qu'il laissait les branches de Bron, d'Alain, de Petrus
et de Moïse, promettant de les reprendre quand il aurait pu lire le
roman nouvellement publié du _Saint-Graal_. Ce roman nous a donné la
suite des récits commencés par Robert; on y trouve en effet la
conclusion des aventures de Petrus, d'Alain et de Bron: ce qui s'y
voit ajouté au compte de Moïse nous prépare à ce qu'on en devra dire à
la fin du _Lancelot_. Que Boron ait continué son poëme sur les mêmes
données, ou qu'il ait renoncé à le continuer, peu nous importe: il
n'aurait pu que suivre la ligne tracée par l'auteur du _Saint-Graal_.
Ainsi, d'un côté, il a pu renoncer à l'espèce d'engagement qu'il avait
pris; de l'autre, on conçoit le peu de soin qu'on aura mis à conserver
la suite de ses premiers récits, s'il les avait en effet continués.
En attendant que ce livre du Graal lui tombât entre les mains, Boron
s'attacha à une autre légende, celle de _Merlin_. Pour la composer, il
n'avait pas besoin du _Saint-Graal_; il lui suffisait d'ouvrir le
roman de _Brut_, de notre Wace[110], traducteur de l'_Historia
Britonum_ de Geoffroi de Monmouth, et de laisser, sur cette première
donnée, un peu de champ libre à son imagination.
[Note 110: J'ai déjà fait remarquer que Boron citait plusieurs fois le
_Brut_ et nulle part l'_Historia Britonum_. De là l'induction qu'il ne
connaissait pas le texte latin, et qu'il écrivait son livre en
France.]
Il écrivit encore ce livre en vers, comme la suite du _Joseph
d'Arimathie_. Nous n'avons conservé de cette continuation que les cinq
cents premiers vers; le temps a dévoré le reste. Mais, comme nous
avons déjà dit, l'ouvrage entier fut heureusement réduit en prose vers
la fin du douzième siècle, fort peu de temps après la publication du
poëme; et les exemplaires nombreux tirés de cette habile réduction
suppléent à l'original que l'on n'a pas retrouvé.
Le _Merlin_ finit avec le récit du couronnement d'Artus: on l'a
prolongé, dans la plupart des copies qui nous restent, jusqu'à la mort
du héros breton. Ainsi, de deux ouvrages composés par deux auteurs,
on a fait l'oeuvre unique d'un seul auteur. C'est aux assembleurs du
treizième siècle qu'il est juste de faire remonter cette
confusion[111]. Ce qu'ils ont appelé la seconde partie du _Merlin_
doit porter le nom de roman d'_Artus_, et ne peut être de Robert de
Boron; il nous sera facile de le prouver.
[Note 111: Voyez plus haut, p. 90.]
Iº Robert de Boron, après avoir raconté le couronnement d'Artus,
reconnu par les rois et barons feudataires pour fils et héritier
d'Uter-Pendragon; après l'avoir fait sacrer par l'archevêque
Dubricius, et couronner par les rois et barons, conclut par ces mots:
«Ensi fu Artus esleu et fait rois dou roiaume de Logres, et tint la
terre et le roiaume longuement en pès.» (Msc. 747, fol. 102.)
Mais au début de l'_Artus_, dont la première laisse suit immédiatement
la dernière du _Merlin_, nous voyons les rois feudataires indignés
d'être convoqués par un roi d'aventure qu'ils ne reconnaissent pas
pour le fils d'Uter-Pendragon et qu'ils n'ont pas couronné. En
conséquence, ils lui déclarent une guerre à mort.
Est-ce le même auteur qui, d'une ligne à l'autre, se serait ainsi
contredit?
IIº Robert de Boron avait promis, en finissant le _Joseph
d'Arimathie_, de reprendre la suite des aventures d'Alain le Gros,
quand il aurait lu le grand livre du _Graal_, où elles devaient se
trouver, et où elles se trouvent effectivement.
Le _Saint-Graal_ avait paru, dans le temps même où il achevait le
_Joseph_; il avait donc pu le lire pendant qu'il écrivait le _Merlin_.
C'est pourquoi, se trouvant alors en état d'acquitter une partie des
promesses qu'il avait faites, il finit le _Merlin_ par ces lignes
qu'un seul manuscrit nous a conservées:
«_Et tint le roiaume longtems en pès._ Et je, Robers de Boron qui cest
livre retrais.... ne doi plus parler d'Artus, tant que j'aie parlé
d'Alain, le fils de Bron, et que j'aie devisé par raison por quelles
choses les poines de Bretaigne furent establies; et, ensi com li
livres le reconte, me convient à parler et retraire qués hom fu Alain,
et quele vie il mena et qués oirs oissi de lui, et quele vie si oir
menerent. Et quant tems sera et leus, et je aurai de cetui parlé, si
reparlerai d'Artu et prendrai les paroles de lui et de sa vie à
s'election et à son sacre.» (Man. nº 747, fol. 102 vº)[112].
[Note 112: La branche d'_Artus_ dans quelques manuscrits, comme le nº
370, ouvre le volume. Dans d'autres, comme le nº 747, elle est
franchement séparée du _Merlin_, dont les dernières lignes emploient
seules le haut du _verso_ précédent. Dans d'autres, une grande
initiale en marque assez bien la séparation: mais, ailleurs encore,
les deux parties ne sont pas même distinguées par un alinéa. Après les
derniers mots, ils continuent: «et après la mi aout que li rois Artus
fu couronnés, tint li rois cour grand et merveilleux...» La main des
assembleurs est facile à reconnaître dans cette fusion arbitraire.]
Ces lignes, que les assembleurs ont senti la nécessité de supprimer,
appartenaient évidemment à la première rédaction en prose du poëme de
_Merlin_, et répondent aux derniers vers perdus de ce poëme. Mais, au
lieu de trouver après le _Merlin_, comme l'annonçait Robert de Boron,
cette histoire d'Alain et de sa postérité, nous passons aujourd'hui
sans intermédiaire au récit des guerres soulevées par les barons,
aussitôt après le couronnement d'Artus.
Voici la conclusion à tirer de ce double rapprochement:
1º Robert de Boron n'a pas eu de part au livre du _Saint-Graal_, écrit
dans le temps même où il composait le _Joseph d'Arimathie_.
2º Après avoir pris connaissance du _Graal_, il eut l'intention de
continuer, sinon les histoires de Bron et de Petrus, au moins celle
d'Alain le Gros.
3º Les assembleurs, trouvant l'histoire d'Alain suffisamment éclaircie
dans le _Graal_, ont laissé de côté la rédaction poétique qu'en avait
faite Robert de Boron; ils y ont substitué le livre d'_Artus_, qu'ils
se contentèrent de raccorder, tant bien que mal, au livre de _Merlin_
pour en devenir la continuation.
Ainsi le livre qu'on appelle aujourd'hui le roman de _Merlin_ contient
deux parties distinctes. La première, qui seule doit conserver le nom
de _Merlin_, est l'oeuvre réduite en prose de Robert de Boron. La
seconde, dont le vrai nom est le _Roman d'Artus_, sort d'une main
anonyme, peut-être la même à laquelle on devait déjà le _Saint-Graal_.
J'ai si longtemps hésité avant de m'arrêter à ces conclusions, qu'on
me pardonnera peut-être d'y revenir à plusieurs reprises, comme pour
mieux affirmer le résultat de mes recherches successives. Je n'ai pas
dissipé tous les nuages, éclairci toutes les obscurités; mais ce que
j'ai découvert, je crois l'avoir bien vu; et si je ne me suis pas
trompé, c'est un pas de plus fait sur le terrain de nos origines
littéraires.
Le magnifique début du _Merlin_ se lie à l'ensemble de la tradition et
des croyances bretonnes. Pour justifier l'autorité des prophéties
attribuées à ce personnage, il fallait reconnaître à leur auteur une
nature et des facultés supérieures à la nature et aux facultés des
autres hommes. On n'osa pas mettre Merlin en commerce direct avec
Dieu, et le placer sur la même ligne que les Daniel et les Isaïe; mais
on admit, d'un côté, que le démon avait présidé à sa naissance, de
l'autre, qu'il avait été purifié de cette énorme tache originelle par
la piété, l'innocence et la chasteté de sa mère. C'est à Robert de
Boron que nous croyons pouvoir accorder l'honneur de cette belle
création de la mère de Merlin: pure, humble et pieuse, telle que la
Vierge Marie nous est elle-même représentée. Fils d'un ange de
ténèbres ennemi des hommes, Merlin aurait dû plutôt venir en aide aux
méchants, aux oppresseurs de son pays; il n'eût pas connu les secrets
de l'avenir, car, ainsi que l'avait fait remarquer Guillaume de
Newburg[113], les démons savent ce qui a été, non ce que l'avenir
réserve. Mais la mère de Merlin, victime d'une illusion involontaire,
ne devait pas être punie dans son fils. Dieu donna donc à Merlin des
facultés supérieures qui, formant une sorte d'équilibre avec celles
qu'il tenait de son père, lui permirent de distinguer le juste et le
vrai, en un mot, de choisir entre la route qui descendait à l'enfer et
celle qui montait au paradis. On pouvait donc, sans offenser Dieu,
croire à ses prophéties, et la Bretagne pouvait l'honorer comme le
plus zélé défenseur de son indépendance. C'est ainsi que le démon qui
l'avait mis au monde pour en faire l'instrument de ses volontés, vit
tous ses plans déjoués, et n'en recueillit qu'un nouveau sujet de
confusion.
[Note 113: Voyez plus haut, p. 65.]
De cette première création, l'imagination poétique de la race bretonne
a su tirer un admirable parti. Merlin a non-seulement la connaissance
parfaite de l'avenir et du passé; il peut revêtir toutes les formes,
changer l'aspect de tous les objets. Il voit ce qui peut conduire à
l'heureux succès des entreprises; il est naturellement bon, juste,
secourable. Cependant le démon ne perd pas tous ses droits; Merlin ne
peut surmonter les exigences de la chair, il ne commande pas à ses
sens; il a, pour les faiblesses de ses amis, des prévenances qu'il
serait impossible de justifier. Lui-même est tellement désarmé devant
les femmes que, tout en voyant l'abîme dans lequel Viviane veut le
plonger, il n'aura pas la force de s'en détourner.
J'ai dit que Robert de Boron avait trouvé dans Geoffroy de Monmouth
les éléments du livre de _Merlin_; quelle énorme distance cependant
entre les récits du moine bénédictin et la grande scène par laquelle
va débuter le romancier français! Scène toute biblique, que seront
heureux d'imiter les plus grands poëtes des trois derniers siècles,
les Tasse, les Milton, les Goethe et les Klopstock. Aucun d'eux
cependant ne connaissait peut-être l'oeuvre qui les avait devancés;
mais quand une forme est introduite dans l'expression et le
développement des sentiments et des idées, c'est un nouvel élément de
conception mis à la portée de tous; et ceux qui ne dédaignent pas de
s'en servir n'ont pas besoin de connaître celui qui l'a pour la
première fois employé. D'ailleurs le début du _Merlin_ doit beaucoup
lui-même aux premiers chapitres de Job, et aux beaux versets dialogués
de la liturgie pascale: _Attollite portas, Principes, vestras...--Quis
est iste rex gloriæ?_ versets eux-mêmes empruntés à l'évangile
apocryphe de Nicodème[114]. Arrêtons-nous, et laissons la parole à
Robert de Boron.
[Note 114: Le début du _Merlin_ était déjà préparé dans les premières
lignes du _Joseph_; on y voit le péché originel brouiller l'homme avec
la justice divine, et nous rendre la propriété inévitable du démon, si
Dieu ne consent à s'offrir lui-même pour notre rançon.]
TABLE
DES NOMS DE LIEUX ET DE PERSONNES
CITÉS DANS L'INTRODUCTION[115].
[Note 115: J'ai pensé que cette première table donnerait aux lecteurs
des romans de la Table Ronde un moyen facile de recourir à l'une ou
l'autre des dissertations dont l'Introduction se compose. La _Table
générale_ terminera le quatrième et dernier volume.]
A.
ADAM. 118, 119
AELIS (lai d'). 14
_Africa_. 36. AFRICAINS. 69
_Agned Cabregonium_; Catburg. 49
AGRAVAIN, frère de Gauvain. 61
AIMOIN, historien. 25
ALAIN, descendant de Noé,--roi de la Petite-Bretagne.
52, 92, 99, 100, 101, 104, 105
ALAIN LE GROS, gardien du Graal. 100, 105, 108
_Albion_ (l'île d'). 25, 51, 53, 67
ALEXANDRE LE GRAND. 69
ALEXANDRE, évêque de Lincoln; fait écrire les prophéties de Merlin.
27, 58, 70, 72, 75, 80
ALFRED (le roi). 67
AMBROSIUS, premier nom de Merlin. 37
AMPHITRYON. 40
ANGLAIS (les). 16, 44, 45, 46, 55, 68
_Angleterre_, 14, 30, 32, 33, 36, 42, 47, 62, 65, 79, 108.
Voy. _Bretagne_ et BRETONS.
ANGLO-SAXONS (les). 15, 45, 67, 95, 99, 104
ANSÉIS DE CARTHAGE (geste d'). 11
APULÉE. Ses _Métamorphoses_, Son _Démon de Socrate_. 57, 76
ARMÉNIENS (les). 98
_Armorique_. 45, 46, 47, 52, 99
_Arnante_, forêt du Northumberland. 81
ARTUS-ARTHUR-ARTURUS, fils du roi Uter-Pendragon, 1, 22, 28.--29,
32, 34, 37, 39, 40, 41, 45, 46, 47, 48, 49, 53,
59, 60, 61, 62, 65, 67, 68, 69, 76, 77, 80, 81, 87.
_Le roman d'Artus_. 90, 92, 100, 103, 105
_Asie_. 94
_Aspremont_ (geste d'). 12
ATHÉNÉE. 7
AUGUSTIN (saint). 57, 94
AUGUSTIN, missionnaire. 41, 67
AURÉLIUS AMBROISE, roi breton. 45, 53, 59, 67
AUSONE. 7
_Avalon_ (île d'), 11, 41, 47, 61, 69,
synonyme breton des Champs-Élysées. 87, 88
_Azariæ montes_. 36
B.
BABYLONIENS (les). 69
_Bangor_, monastère. 94, 99
BARINTHE, pilote. 87
_Bassas_, rivière près de Nort-Berwick. 49
_Bath_ ou _Mont-Baton_, 46, 49,
fondée par le roi Bladus. 52
BAUDEMAGUS. 61
BAVO I, roi des Belges. 45
BÈDE (le Vénérable) historien, 28, 32, 33, 44, 45, 46, 67, 68,
95, 96
BENOÎT DE SAINTE-MAURE, auteur du roman de Troie. 51
_Berne_ (bibliothèque de). 31
_Bernicie_. 50
BEVERLEY (Alfred de), historien. 35, 62, 91
BLADUS, le Dédale des _Métamorphoses_. 40, 52
BLANCHEFLEUR. 22
BLIOMBÉRIS. 61
BONIFACE, archidiacre romain. 97
_Boron_, village du comté de Montbéliart. 110
BORON (Robert de) 58, 70, 81, 92, 93;
auteur du _Joseph d'Arimathie_, 106, 107, 108, 109, 110,
112, 113, 114, 115, 116, 118, 119
_Brequehen_, forêt du Northumberland. 81
BRENNUS. 52
_Bretagne insulaire_, 4, 28;
ou _Grande-Bretagne_, 25, 39, 55, 59, 66, 93,
100, 101, 102, 103, 104;
continentale, 5, 11;
pays des merveilles, 17, 21, 23, 32, 41, 44, 45, 49,
50, 51, 52, 54, 86
BRETONS d'Angleterre et de France, ont donné naissance
aux Romans de la Table Ronde, 4, 5;
leurs lais, 6, 24;
leurs harpeurs, 7, 15, 16, 17, 34;
leurs églises, 96, 98, 99.
Armoricains, 35, 44, 45, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 52, 53, 59,
61, 63, 64, 65, 70, 74, 86, 91, 93, 95, 103,
104, 105, 106, 107, 108, 111
BRIENNE (Gautier de). 113, 114
_Brocéliande_, forêt de la Cornouaille armoricaine. 81
BRON, beau-frère de Joseph. 103, 105, 108
BRUTUS le Troyen, 36, 37, 45.
BRUT, 39, 40, 48, 50, 51
BUDE, roi de la Petite-Bretagne, 54, ou BIDUC. 76
C.
CACUS 40
CADWALLAD, roi breton 99, 100, 101, 102, 104
CADWALLADER, dernier roi breton, 50, 99, 100, 101, 102, 104
_Camblan_ (bataille de) 87
_Cambrie_, ou pays de Galles 55
_Carlion_ 68
_Carnac_ (pierres de) 16
CASIBELAUN, rival de César 52
_Célidon_, _Calidon_, ou _Calédonienne_, forêt en Écosse 49, 81, 89
_Cénis_ (le mont) 113
CÉSAR (J.) 7, 52, 66
_Champagne_ (la bonne gent de) 114
CHARLEMAGNE ou KARLEMAINE 12, 22, 24
CHASTELAIN DE COUCY (roman du) 8
CHOPIN 8
CHRESTIEN DE TROYES 115
_Chypre_ (île de) 114
CONSTANT, fils de Constantin, 53, 54;
ses fils 76
CONSTANTIN, frère d'Audran, roi de la Petite-Bretagne, 52, 53, 58
_Constantinople_ 113
COSAQUES, leurs chanteurs 20
COURSON (M. Aurélien de) 38
D.
_Danemark_ 47
DAVID, fils de Salomon 68
DÉDALE 40
_Demetie_, partie du pays de Galles, 56, 76, 81
DESCHAMPS (Eustache) cité 9
DIANE, sa prêtresse 40, 51
DIDOT (M. Amb. Firmin) 117
_Dorset_ 117
_Douglas_, rivière du Lothian 49
DU CANGE 102
DUDON DE SAINT-QUENTIN, cité 7
E.
ÉCOSSAIS, 66, 67, 68,
ou SCOTS, 96, 97
_Écry_, en Picardie (aujourd'hui _Asfeld_) 113
EDMOND (saint), roi d'Estangle 32
EDWIN, successeur d'Alfred 67
ÉGYPTIENS 69
ÉLEUTHÈRE, pape 52
ÉLIDUR, roi breton 52
ÉNÉE, aïeul de Brutus 48
ÉNIDE 22
Ériri (le mont) 55
_Espagne_, 24, 96.
ESPAGNOLS 69
ESPEC (Walter) 30, 110, 111, 112
ESTIENNE Ier, roi d'Angleterre 21
ÉTHELBERT, petit-neveu d'Hengist, 67;
converti par Augustin, 68, 93
_Europe_ 48, 58
F.
FORDUN, historien 53
FORTUNAT 7
FRANÇAIS 23, 44, 108, 112
_France_, Son influence sur les romans de la Table-Ronde; 5, 70;
son collége de Druides, 7;
lais chantés dans ses provinces 11, 14, 16, 17, 20, 23,
24, 25, 28, 47, 62, 95, 96
FRANCUS 45
FRÉDÉGAIRE, historien 43
FROLLO, roi des Gaules 60
G.
GALAAD 100, 105
GALEHAUT 61
_Galles_. Pays, principauté, royaume, 6, 15, 34, 45, 46;
source adoptive ou primitive des fictions bretonnes 62,76, 100,
102, 104
GALLO-ROMAINS ou GAULOIS 16
GALLOIS ou GALLO-BRETONS, 30, 66, 71, 97, 105;
WALEIS 111
GANIEDE, soeur de Merlin 75, 76, 84, 89
GARIN LE LOHERAIN 22
GAULOIS (les) 60
GAUTIER, archidiacre d'Oxford, apporte du continent une histoire
des rois bretons. G. DE WALLINGFORD, 28, 29, 30, 31, 32, 34,
38, 39, 41, 42, 43, 44;
WALTER L'ARCEDIAEN 111
GAUTIER DE CHASTILLON, auteur de l'Alexandréide 79
GAUTIER DE METZ 116
GAUVAIN, 22,
ou WALGAN 60
GAYMAR (Geoffroy), historien 30, 103, 111
GENIÈVRE, 22,
ou GWANHAMARA 60, 61, 75, 76
GEOFFROY DE MONMOUTH, 6, 10.
Dissertation sur son _Historia Britonum_, 24-70;
sur sa _Vita Merlini_ 71 à 89; 101, 106, 107, 110
GERMAIN (saint) 46
GERMAINS 50
GEWISSEANS ou WEST-SAXONS 76
GILDAS, historien 28, 29, 32, 33, 45, 46, 64, 86
GIRALD DE GALLES ou _Giraldus Cambrensis_ 62, 78
_Glastonbury_, présumée l'_île des Pommes_ ou d'_Avalon_, 88;
monastère 93, 98, 103
_Glem_, rivière du Northumberland 49
GLOCESTER (Robert comte de), patron de Geoffroy de Monmouth 25, 27,
29, 30, 31, 110, 111
GRAELENT (lai de); harpeur de Roland, parent de Salomon
de Bretagne 12, 23
GRECS (les) 69, 98, 99
_Grèce_ (traditions venues de) 15
GRÉGOIRE, (saint), pape 93, 98
GRÉGOIRE DE TOURS 25, 43
GRYFYDD AP CONAU, prince de North-Wales 14
GUENDOLENE, femme de Merlin 76, 84, 85
GUILLAUME, archevêque de Reims 79
GUILLAUME D'ORANGE (geste de) 11, 22
GUIRON (lai de), modèle du roman du Châtelain de Coucy, 8,
ou _Gorion_, _Goron_, _Gorhon_ 11, 12, 23
_Gurmois-Castle_, près de Yarmouth 49
H.
_Hatt_ 76
HECTOR DES MARES 61
HELINAND, historien 90
_Helmeslac_, dans le Yorkshire 111
HENGIST, chef des Anglo-Saxons, père de Rowena 33, 37, 54, 59,
66, 68
HENRY Ier, roi d'Angleterre 25, 30
HENRY II, roi d'Angleterre 75, 78, 92, 104
HERCULE (légende d'), 15, 40;
ses colonnes 36
HOMÈRE 51
HONORIUS (l'empereur) 66
HUDIBRAS, ancien roi breton 51, 52
HUGO (Victor) 20
HUGUES CAPET 20
HUGUES de Lusignan, roi de Chypre 114
_Humber_ (l'), rivière 67
HUNTINGDON (Henry de), historien 26, 27, 32, 36, 62, 71
I.
IDA, fils de Eoppa, premier roi saxon de Bernicie 50
IGNAURÈS (lai d'), très-ancien 8, 9, 23
IRLANDAIS, leurs bardes renommés;
IROIS, 14,
leurs légendes 37
_Irlande_ 36, 41, 47, 79
ISEUT, reine de Cornouaille, 13, 14,
ou ISEULT, ou YSEULT 61
_Italie_, (traditions venues d') 15, 52
J.
JACQUES LE MINEUR (saint) 96
JOINVILLE (Robert de) 114
JONCKBLOET (M.) de La Haye 115
JOSEPH D'ARIMATHIE, 52; Recherches sur le poème
de _Joseph d'Arimathie_ 89 à 119
_Judée_ 95
JUIFS. Leur influence sur les romans de la Table-Ronde 5, 15
K.
_Kaermerdin_, aujourd'hui Caermarthen, dans le South-Wales 56
L.
LA BORDERIE (M. de) 38
LAMARTINE 20
LANCARVEN (Karadoc de), historien 25, 34
LANCELOT (le livre de) 22, 61, 77, 90, 99, 115
_Langres_ 60
LANVAL (lai de) 23
LAZARE 95, 96
LEAR (le roi) 41, 52
_Légion_, ou _Cairlion_, dans l'Exeter 49
LÉODAGAN, roi de Carmélide 60
LE ROUX DE LINCY (M.) 32
LIBYENS 69
_Lincoln_, évêché 73, 74, 78
_Lindisfarn_, monastère, auj. Holy-Island, en Écosse, à quatre
lieues de Berwick 97
LIONEL 61
_Logres_, _London_ ou _Londres_ 51, 68
LOHERAINS (geste des) 13, 14
LOTH (le roi) 60
LOUIS LE GROS 20
LUCAIN 7
LUCIUS, empereur de Rome 60
LUCIUS, premier roi chrétien de la Grande-Bretagne 52
LUDIE 22
LUSIGNAN (Amaury de) 114
LUSIGNAN (Bourgogne de) 114
M.
MACÉDONIENS 64
MADDEN (sir Frédéric) 26, 91
MADELEINE (sainte) 95, 96
MALIBRAN 18
MALMESBURY (Guillaume de), historien 25, 26, 32, 34,
35, 36, 43, 110
_Malvum flumen_ 36
MAP (Me Gautier) 92
MARC (le roi) 61
_Mariaker_ (pierres de) 15
MARIE. La _Sainte Vierge_.--_Notre-Dame_ 116
MARIE DE FRANCE.
Ses lais d'_Équitan_, 7;
de _Gugemer_ et de _Graelent_, 9, 11;
de _Tristan_, 10, 13;
de l'_Espine_ 14
MARIO 18
MARTHE (sainte) 95, 96
MARTIGNY (l'abbé) 113
MATHILDE (l'impératrice), comtesse d'Anjou, fille
de Henry I 1, 30, 31
MAUGANTIUS 57
MAURES D'ESPAGNE. Leur influence sur les romans
de la Table-Ronde 5, 23
_Mauritania_ 36
MAURUS (Terentianus) 73
MAXIME, tyran 52
MÈDES 69
MERLIN.
Ses prophéties 27, 52;
nommé Ambrosius, 37;
surnommé _Sylvester_,--_Caledonius_, 48, 53, 54, 56, 57, 58,
59, 61, 65, 67, 69;
Examen de la _Vita Merlini_; le roman
de Merlin 90, 92, 101, 110, 115
MEYERBEER 18
MICHEL (M. Francisque), 77;
éditeur du poëme du Saint-Graal 116
MOÏSE, chrétien hypocrite puni 108
_Mont Saint-Michel_ (le Géant du) 40, 60
MONTALEMBERT (M. le comte de) 94, 05, 98, 99
MONTBELLIART (Gauthier de) ou _Montbelial_ 108, 109, 111, 112,
113, 114, 119
_Montbéliart_ (comté de), 108, 109, 110, 112
MONTBELLIART (Richard, comte de) 118
MORDRED 60, 61, 76
MORGAN (la fée), 11, 17;
_Morgen_ et ses soeurs: _Moronoe_, _Majoe_, _Gliten_,
_Glitona_, _Tyronoe_, _Thyten_, _Thyten_ 86, 87
MOSCOVITES (les) 98
MOZART 18
N.
NENNIUS; Dissertation sur sa chronique, 24 à 70;
n'a pas nommé Merlin 71, 80
NEWBURG (Guillaume de) 63, 64, 71
NOÉ 48
_Norgales_ ou _North-Wales_ 14
_Normandie_.
Ses clercs, 7;
ses historiens 25
NORMANDS 47, 51
_Northumberland_ 67
O.
OCTA, fils d'Hengist 48
OEDIPE (légende d') 15
ONZE MILLE VIERGES 52
ORABLE 22
ORPHÉE (lai d') 14, 23, 73
OSWALD, successeur d'Edwin 67
OVIDE. Ses _Métamorphoses_ 15, 40, 48
OWEN (William), éditeur de la _Myvyrian Archæology of Wales_ 38
_Oxford_ (évêché d') 28, 111
P.
PAGANINI 18
PALAMÈDE 61
_Paris_ 20
PARRIE (H.) et SHARP (J.), éditeurs des _Monumenta historica
britannica_ 29, 33
PARTHES (les) 69
PATRICE (saint) 41
PATTI 18
PERCEVAL (roman de) 61, 115
PEREDURE, roi breton 52
PETRUS, PIERRE ou PIERRON 108
PHILIPPE (II), roi de France 92
_Philistinorum aræ_ 36
PHRYGIENS (les) 69
PICTES (les) 53, 54, 66, 68
PIERRE (saint) 103, 107, 117, 118
PILATE 118
PIRAME ET TISBÉ (lai de) 23
_Pommes_ (île des) ou _Fortunée_ 86, 87
_Pouille_ 114
R.
RABIRIUS 73
RAINOUART, transporté dans l'île d'Avalon 11
RENAUT, trouvère français, auteur du lai d'_Ignaurès_ 8
_Ribroit_, rivière du Somersetshire 49
RICHARD Ier, duc de Normandie 7
RICULF ou RION, prince norwégien, 60;
RION D'IRLANDE 92
ROBERT DU MONT-SAINT-MICHEL 62
ROBERT DU QUESNET, évêque de Lincoln, auquel
Geoffroy de Monmouth dédie sa _Vita Merlini_ 73, 75, 78, 79, 80
ROBERT GROSSETESTE, évêque de Lincoln 78, 79
RODARCUS, roi de Galles, époux de Ganiede 76
ROLAND. Son harpeur Graelent 12, 22
ROMAINS (les) 60, 64, 68, 66, 94
_Rome_ (comtes de); Empire, 46; Évêché, 93, 94, 97, 98, 100, 101
ROSSINI 18
ROWENA, fille d'Hengist 33, 37, 48, 54
_Ruscicada_ 36
S.
SAGREMOR 61
_Saint-Gali_ (le moine de) 43
_Saint-Germain des Près_ (abbaye de) 116
SAINT JEAN. Son Évangile 63
SAISNES (Chanson de geste des). (Voy. SAXONS.--ANGLO-SAXONS.)
_Salinarum lacus_ 36
_Salisbury_ 41, 59, 103
SALOMON, roi de Judée 99
SALOMON, roi d'Armorique 12, 99
_Saverne_ (la), rivière du Somersetshire 93
SAXONS ou SAISNES 46, 47, 48, 49, 50, 54, 55, 59, 67,
92, 100, 101
SCOTT (sir Walter) 83
_Shaftesbury_ 51
SHAKSPEARE 52
SIBYLLES 52
_Sicile_ 113
SIRÈNES (les) 40
SOLIN, historien fabuleux 40
_South-Wales_. Son église de Saint-Pierre 56
_Stone-Henge_ (pierres de), 16, 40, 59
STRABON 7
SUGER, abbé de Saint-Denis 25, 26, 43, 71
T.
TACITE 7
TALGESIN, TALGESINUS, ou TALIESEN, ancien barde armoricain 87, 88
TANCRÉ (ou Tancrède), roi de Sicile 114
THÉSÉE (légende de) 15
_Tours_, bâtie par Turnus 51
TRISTAN. Ses lais; le livre de Tr., 22, 103
_Troie_ (le roman de) 10
_Troie neuve_, ou _Trinovant_, premier nom de Londres. 54
TURNUS, fondateur de Tours 50, 51
TURPIN (l'archevêque) 24, 25
_Tweed_, rivière 83
_Tyrrhenum mare_ 36
U.
UTER, ou AMBROSIUS-UTER 59, 68
UTER-PENDRAGON, roi de Bretagne, 1, 40, 48, 53, 59, 62, 67, 76, 81
V.
VARIN (M. Pierre) 95, 98
_Venise_ 113
VÉNITIENS (les) 113
VÉRONIQUE (la) 102, 107
VESPASIEN, empereur 102
VILLEHARDOIN (Joffroi de), historien 11, 114
VINCENT DE BEAUVAIS 90
VIRGILE 40, 51
VITAL (Orderic), historien 25, 26, 33, 71
VIVIANE 22, 61, 81
W.
WACE, auteur du _Brut_ 75, 99
WALKER, auteur d'un _Mémoire sur les bardes irlandais_. 14
WARTON 14, 35
_Wigh_ (île de) 76
WILFRIDE (Saint) 96, 97
WOLF (M. Ferdinand) 2
WORTIGERN 33, 37, 48, 53, 54, 55, 56, 57, 68, 76
WRIGHT (M. Thomas) 27, 35, 36, 50, 63, 77
Y.
YGIERNE, mère d'Artus 40, 41, 59
_York_, 50, 68, 98;
_Yorhshire_ 110
YVAIN 61
Z.
_Zara_, en Dalmatie 113
ADDENDA
à la page 102, sur le mot _Graal_.