Ces sonnets, qui, comme tous les sonnets, n'ont que quatorze vers, mais
qui contiennent autant de choses que s'ils en avaient soixante, sont des
combinaisons savantes, subtiles, compliquées, avec des artifices et des
dessous qu'on ne soupçonne pas tout d'abord. Chacun d'eux suppose une
longue préparation, et que le poète a vécu des mois dans le pays, dans
le temps, dans le milieu particulier que ces deux quatrains et ces deux
tercets ressuscitent. Chacun d'eux résume à la fois beaucoup de science
et beaucoup de rêve. Tel sonnet renferme toute la beauté d'un mythe,
tout l'esprit d'une époque, tout le pittoresque d'une civilisation. Le
Japon vu par l'extérieur, le Japon-bibelot n'est-il pas tout entier dans
ce _quadro_ divertissant: