Fig. 13. — L’auteur à Tombouctou en 1910.]

Le résultat négatif de mes recherches fixe quand même un point

d’histoire. A ce titre il ne serait donc pas à dédaigner. Mais ma

satisfaction la plus grande a été de pouvoir rendre un suprême et public

hommage à Laing dans la ville même qui fut témoin de sa vaillance et de

son amour de la science.

Le Gouvernement britannique a été mis au courant officiellement de la

découverte faite à Sahab, et les autorités françaises conservent

actuellement à Tombouctou le précieux dépôt des restes du major Laing.

Ces débris humains sont bien peu de chose, et plus que jamais l’on peut

répéter en les regardant :

« Quot libras in duce tanto invenies ».

Mais l’œuvre pour laquelle Laing a donné sa vie est aujourd’hui

accomplie. La traite des noirs a cessé, et le honteux marché aux

esclaves, qui déshonorait Tombouctou, a disparu. Il y a quelque chose de

touchant à constater que les indigènes, après tant d’années, ont

conservé la mémoire du héros au noble cœur qui a donné sa vie pour leur

faire avoir plus de bonheur et plus de liberté.

Le major A. Gordon Laing (Tombouctou 1826) · 第 21 / 46 题