_Fontaine Saint-Séverin._
Elle est située à l'angle que fait la rue Saint-Jacques avec celle de
Saint-Séverin, et fournit de l'eau de la Seine. On y lit ces deux vers
de Santeuil:
_Dùm scandunt juga montis anhelo pectore nymphæ,
Hìc una è sociis, vallis amore, sedet._
_Fontaine Saint-Côme._
Elle est située rue des Cordeliers[638], près de l'église dont elle
porte le nom.
[Note 638: Maintenant de _l'École-de-Médecine_.]
_Fontaine des Cordeliers._
Cette fontaine fut bâtie en 1672 dans la rue dont elle a pris le nom,
et aussitôt qu'on eut abattu la porte Saint-Germain. On la
reconstruisit en 1717: elle n'avoit rien de remarquable que cette
inscription de Santeuil:
_Urnam nympha gerens dominam properabat in urbem:
Dùm tamen hìc celsas suspicit illa domus,
Fervere tot populos, quæsitam credidit urbem,
Constitit, et largas læta profudit aquas._
_Fontaine Saint-Michel._
Cette fontaine fut élevée en 1684 sur les dessins de Bullet,
architecte, à la place de la porte Saint-Michel, qu'on venoit
d'abattre; elle se compose d'une niche surmontée d'un arc assez élevé,
et accompagnée de deux colonnes doriques. Au-dessus est gravée cette
inscription de Santeuil:
_Hoc in monte suos reserat sapientia fontes;
Ne tamen hanc puri respue fontis aquam._