Le territoire de la paroisse Saint-André commençoit dans la rue
Hautefeuille, au coin de celle du Battoir. Il renfermoit tout le carré
formé par un des côtés de cette rue et par la rue entière des
Poitevins. Il continuoit ce même côté gauche de la rue Hautefeuille
jusqu'à l'église. Au-delà il renfermoit tout le côté gauche de la rue
Saint-André, depuis le chevet de l'église jusqu'à la place du
Pont-Saint-Michel, le côté gauche de cette place et la moitié des
maisons bâties sur le pont du même côté. De là, en revenant au quai
des Augustins, cette paroisse avoit la rue de Hurepoix et tout le quai
jusqu'au collége des Quatre-Nations exclusivement, espace dans lequel
étoit comprise une grande partie de la rue Guénégaud. Elle avoit aussi
les rues de Nevers et d'Anjou en entier, et presque toute la rue
Dauphine.
Elle embrassoit en outre la rue Contrescarpe, partie de la rue
Saint-André jusqu'au chevet de l'église, ce qui renfermoit, du côté de
la rivière, les rues Christine, des Augustins, de Savoie, Pavée,
Gilles-Coeur, de l'Hirondelle; de l'autre, celle de l'Éperon en
entier, le cul-de-sac de la Cour-de-Rohan, et enfin la rue du
Cimetière-Saint-André.
Parmi plusieurs chapelles fondées dans cette église, et dont l'abbé
Lebeuf a donné le détail, il falloit remarquer celle de Saint-Nicolas,
la plus grande et la plus riche de l'église, laquelle reconnoissoit
pour fondateur le fameux Jacques Cottier, médecin de Louis XI.
_Hospice de charité de la paroisse Saint-André-des-Arcs._
Cet hospice, fondé par le dernier curé de cette paroisse, M. Desbois
de Rochefort, étoit situé dans la rue des Poitevins, et consacré au
service des pauvres malades de son arrondissement. Ils y étoient reçus
au nombre de huit, quatre hommes et quatre femmes. On y faisoit aussi
travailler les petites filles indigentes de la paroisse, au nombre de
vingt-cinq; et tous ces soins étoient remplis par quatre soeurs de la
Charité, qui trouvoient encore le temps de visiter les malades du
dehors et de faire les petites écoles.