Cette communauté de filles, qui a cessé de subsister environ vingt ans
avant la révolution, habitoit une maison située dans la rue de la
Vieille-Estrapade. Elles devoient leur établissement au zèle de la
demoiselle Grivot, qui les avoit instituées en 1688, et placées rue
Neuve-Saint-Étienne[344]. L'objet de leur institut étoit d'instruire
les jeunes filles et de leur apprendre, avec les principes de la
religion, tous les travaux convenables à leur sexe. M. de Noailles,
qui protégeoit spécialement cet établissement, à cause de son utilité,
transféra les filles Sainte-Perpétue dans la maison que la communauté
de Saint-François-de-Sales venoit d'abandonner, pour aller habiter la
place du Puits-de-l'Ermite. Elles la tinrent à loyer jusqu'au moment
de leur suppression, dont nous ignorons les causes. À l'exception de
Jaillot, aucun historien moderne n'a fait mention de cette communauté.
[Note 344: Sauval, t. II, p. 706.]