Cette chapelle, qui fut détruite dans le dix-septième siècle, étoit
située dans la rue des Cholets, vis-à-vis le collége qui porte le même
nom. Son origine, sur laquelle on n'a aucun renseignement, devoit
être fort ancienne, car il en est fait mention dans le testament
d'Hermentrude. On la trouve citée depuis dans la charte de
Philippe-Auguste de 1185, et dans le cartulaire de Sainte-Geneviève à
la date de 1220. Sauval dit qu'elle subsistoit encore de son temps; il
devoit ajouter aussi qu'il l'avoit vu détruire, car il n'est mort
qu'en 1670, et alors il y avoit huit ans que cette chapelle, tombant
en ruines, avoit été vendue au collége de Montaigu, par contrat du 2
septembre 1662.
La chapelle Saint-Symphorien avoit été bâtie au milieu d'un clos de
vignes qui s'étendoit jusqu'à Notre-Dame-des-Champs (les Carmélites).
Ce vignoble appartenoit au roi et à différents seigneurs. D'anciens
titres nous apprennent que le monarque avoit, entre l'église
Saint-Étienne et le collége de Lisieux, un pressoir, dans lequel on
portoit le vin qui se recueilloit au clos _des Mureaux_. Ce clos,
situé au faubourg Saint-Jacques, étoit nommé, au treizième siècle,
_Murelli_, dans le suivant _de Murellis_, aliàs _de Cuvron_. On
donnoit le nom de _clos Saint-Étienne_ aux vignes plantées près de
cette église.