Nous avons déjà parlé de l'origine de ces religieuses et de leur
établissement à Paris en 1619[328]. Leur nombre s'étant
considérablement augmenté dès le commencement, ce fut une nécessité de
chercher presque aussitôt un lieu convenable pour y fonder un nouveau
monastère et y établir une colonie de ces saintes filles. L'archevêque
de Paris leur en accorda la permission en 1623. Elles achetèrent en
conséquence, au faubourg Saint-Jacques, une maison dite _Saint-André_,
avec quelques bâtiments et jardins qui l'environnoient, et firent
disposer le tout dans la forme propre à y recevoir une communauté. Ce
second établissement, dans lequel elles entrèrent le 13 août 1626,
fut confirmé par des lettres patentes données en 1660.
[Note 328: _Voy._ t. II, 2e part., p. 1249.]
La maison du faubourg Saint-Jacques étant devenue, dans le courant du
siècle dernier, l'une des plus considérables de l'ordre, ces dames se
trouvèrent dans une situation assez prospère pour penser à faire
reconstruire leur église en entier et une partie de leurs bâtiments.
Ce projet fut exécuté quelques années avant la révolution. L'église,
qui existe encore, est petite, mais d'une architecture élégante[329].
Le portail en est simple et de bon goût.
[Note 329: _Voy._ pl. 158. Elle a été rendue au culte.]