Le lendemain, Robert porta à Clotilde les lettres de Tony Vatinel.
Clotilde les lut et resta silencieuse. Elle devait aller le soir au
théâtre. Elle donna sa loge et resta seule chez elle. Elle pensa à
Tony; le but de ses désirs était atteint: la pauvre orpheline
Marie-Clotilde Belfast était devenue madame de Sommery, et elle n'était
pas heureuse; il lui avait fallu rejeter de son coeur, pour arriver là,
tous les bons sentiments. M. de Sommery et toute la famille de son mari
la maudissaient. Elle n'aimait pas Arthur; et, pendant cette soirée
qu'elle passa seule, elle ne trouva pas si ridicule qu'autrefois cette
_cabane_ et cette _vie silencieuse et ignorée_ que Tony Vatinel voulait
remplir tout entière d'amour.