Mon cher Félix, écrivant à Domenger, je profite de l'occasion
uniquement pour te souhaiter une meilleure année que les
précédentes.
J'ai honte de faire paraître mon second volume des _Sophismes_; ce
n'est qu'un ramassis de ce qui a paru déjà dans les journaux. Il
faudra un troisième volume pour me relever; j'en ai les matériaux
informes.
Mais je tiendrais bien autrement à publier le cours que je fais à la
jeunesse des écoles. Malheureusement je n'ai que le temps de jeter
quelques notes sur le papier. J'en enrage, car je puis te le dire à
toi, et d'ailleurs tu le sais, nous voyons l'économie politique sous
un jour un peu nouveau. Quelque chose me dit qu'elle peut être
simplifiée et plus rattachée à la politique et à la morale.
Adieu, je te quitte, je suis réduit à compter les minutes.