Je ne puis t'écrire que peu de mots, car je me trouve atteint de la
même maladie que j'ai eue à Mugron, et qui, entre autres
désagréments, a celui de priver de toutes forces. Il m'est
impossible de penser, encore plus d'écrire.
Mon ami, je voudrais bien te parler de notre agitation, mais je ne
le puis pas. Je ne suis pas du tout content de notre journal, il est
faible et pâle comme tout ce qui émane d'une association. Je vais
demander le pouvoir absolu, mais hélas! avec le pouvoir on ne me
donnera pas la santé.
Je ne reçois pas le _Mémorial_ (bordelais), et par conséquent je
n'ai pas vu ton article _Anglophobie_; je le regrette. J'y aurais
peut-être puisé quelques idées, ou nous l'aurions reproduit.