_P.-S._--Le général Ricard est arrivé _hier_[44], et sera à Vienne peu
après cette lettre.
[44] Supprimé dans le texte des archives.
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No 27 _bis_.--LES AMBASSADEURS DU ROI AU CONGRÈS,
AU MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, A PARIS.
Vienne, le 31 janvier 1815.
Monsieur le comte,
Le contre-projet annoncé dans nos dernières dépêches a été remis par
le cabinet de Vienne. On cède sept cent quatre-vingt-deux mille âmes
du royaume de Saxe. Dès qu'il sera communiqué officiellement à
l'ambassade du roi, nous aurons l'honneur de vous le transmettre.
Les Prussiens paraissent n'en pas être satisfaits. Cependant
l'empereur Alexandre semble l'approuver, et nous espérons qu'il
engagera son allié à l'accepter et à terminer ainsi la question qui,
depuis si longtemps, divise le congrès. Cela sera décidé d'ici à peu
de jours.
Lord Castlereagh a reçu hier le courrier qui le rappelle en
Angleterre, et l'arrivée de lord Wellington est annoncée.
Lord Castlereagh quitte Vienne en conservant de bonnes dispositions
sur l'affaire de Naples. Il paraît mettre du prix à rester dans les
meilleurs termes avec la France.
Ni les affaires de Suisse ni celles d'Italie n'ont occupé les
conférences; M. de Metternich n'a pas jugé à propos d'en tenir depuis
celle qui a eu pour objet de régler le rang et la préséance.
La confiance dans la sagesse du roi et la considération que l'on
accorde à son ambassadeur au congrès augmentent à mesure que tous les
partis se persuadent que la justice et la raison dictent toutes les
démarches du cabinet de France. De jour en jour, nous avons des
indices plus marquants que la coalition est dissoute et que l'union
des puissances du Midi contre un système de convenance si fortement
soutenu par les puissances du Nord consolidera le repos et présentera
une garantie contre les nouvelles agitations que l'on aurait pu
craindre.
Agréez...
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No 25.--LE PRINCE DE TALLEYRAND AU ROI LOUIS XVIII.
Vienne, le 1er février 1815.