[329] Paul PARFAIT, né à Paris le 23 octobre 1841, journaliste

et romancier. Il fut le secrétaire d’Alexandre Dumas père, qu’il

accompagna en Italie, écrivit au _Charivari_, au _Rappel_, au

_National_, à la _République française_, et publia plusieurs romans,

_l’Assassin du bel Antoine_, _la Seconde vie de Marius Robert_,

_l’Agent secret_, _les Audaces de Ludovic_, etc.

[330] Ce fut M. Challemel-Lacour qui rendit compte de la pièce dans la

livraison du 1^{er} avril 1867.

[331] Autran souffrait alors d’une affection de la vue qui devait le

conduire, dans les dernières années de sa vie, à une cécité presque

complète.

[332] Lettre du 14 avril 1867.

[333] De Pontmartin (Note du Père Félix).

[334] _Le Progrès par le christianisme, Conférences de Notre-Dame de

Paris._ Année 1867, page 237.

[335] Arthur DE BOISSIEU, né en 1835, mort à trente-huit ans le 29 mars

1873. Il avait débuté, sous le voile de l’anonyme, par les _Lettres

de Colombine_, qui eurent une grande vogue dans le _Figaro_ et dont

le mystère fut longtemps si bien gardé. Ses _Lettres d’un Passant_,

publiées dans la _Gazette de France_ de 1865 à 1873, forment cinq

volumes (1868-1875).

[336] _Lettres d’un Passant_, t. II, p. 137.—Juin 1867.

[337] Les bureaux du _Figaro_ étaient alors rue Rossini, 3. C’est

seulement en 1874 que le journal de Villemessant se transporta rue

Drouot, n^o 26.

[338] Les corbeaux le diront.

[339] Pierre-Eugène BASTÉ, dit GRANGÉ, né à Paris en 1812. Il a composé

un grand nombre de vaudevilles, de comédies et de drames, dont les

principaux sont: _Les Premiers beaux jours_ (1847), _Fualdès_ (1848),

_les Domestiques_ (1861), _la Boîte au lait_ (1862), _le Supplice d’un

homme_ (1865), _la Voleuse d’enfants_ (1865), _la Bergère d’Ivry_

(1866), _un Voyage autour du demi-monde_ (1868).

[340] _Du nouveau sur Joubert_, par l’abbé G. Pailhès, p. 46 et suiv.

[341] Séance du 2 décembre 1867.

[342] Les _Lettres d’un Passant_, d’Arthur de Boissieu, paraissaient le

vendredi dans la _Gazette de France_.

[343] Voir, dans les _Lettres d’un Passant_, t. II, p. 147-169, la

_Lettre d’un Japonais à sa fiancée_.

[344] Aujourd’hui rue Joseph-Autran.

[345] M. Guizot avait jusque-là voté contre Autran.

[346] Lettre à M. Jules Claretie, du 26 mai 1868.

[347] Lettre à M. Jules Claretie.

[348] Aux Angles.

[349] M. le V^{te} de Salvador, au Mas d’Auphan, par Raphèle, près

Arles.

[350] Célestin Crevel, l’un des principaux personnages de la _Cousine

Bette_. Il figure également dans _César Birotteau_ et dans le _Cousin

Pons_.

[351] Autran avait alors en préparation un nouveau volume de poésies.

[352] M^{lle} Rachel s’était refusée à jouer le rôle de Méganire dans

la _Fille d’Eschyle_, de Joseph Autran.

[353] Lettre du 20 novembre 1868.

[354] _Nouveaux Samedis_, t. IV, p. 240-270.

[355] Ces deux articles sur Lamartine, celui de l’_Illustration_ et

celui de la _Gazette_, se trouvent au tome VII des _Nouveaux Samedis_.

[356] Christine NILSSON, cantatrice suédoise, née en 1843. Après avoir

débuté à Paris, au Théâtre-Lyrique, le 27 octobre 1864, dans le rôle de

Violette de la _Traviata_, de Verdi, elle fut engagée au Grand-Opéra,

le 15 novembre 1867, pour créer le rôle d’Ophélie dans l’_Hamlet_ de M.

Ambroise Thomas, et joua en 1869, dans le _Faust_ de Gounod, le rôle

de Marguerite. Après son mariage à Londres, en 1872, avec un Français,

M. Auguste Rouzeaud, fils d’un riche négociant de Jonzac, elle ne

joua plus à Paris et ne fit que de courtes apparitions sur les scènes

lyriques de la province et de l’étranger.

[357] Le tome VI des _Nouveaux Samedis_.

[358] Berryer était mort le 29 novembre 1868. L’étude de Pontmartin

parut le 31 décembre 1868.

[359] _Victor Hugo et la Restauration_, par Edmond Biré. Un volume

in-18; 1869.

[360] Pontmartin n’a pas consacré à Lamartine moins de neuf Causeries.

[361] _Nouveaux Samedis_, t. XIV, p. 225.—Quelques jours après la mort

de Sainte-Beuve, Pontmartin écrivait, des Angles, à M. Jules Claretie:

«En fait de rappel, il me semble que la littérature n’est pas épargnée

par le tambour voilé de crêpe. Lamartine et Sainte-Beuve dans la même

année, c’est trop!... Étranges natures que les natures littéraires qui

pourraient se dédoubler de manière à produire un méchant et un bonhomme

sous une même calotte de velours! Depuis deux ans, si j’avais osé, je

serais allé dix fois lui serrer la main, à ce pauvre Sainte-Beuve,

et je faisais des vœux bien sincères pour que ce maître, ce modèle,

nous fût conservé encore quelques années. J’ai appris sa mort, et les

détails de sa mort avec une douloureuse émotion.» (Lettre du 30 octobre

1869.)

[362] _Nouveaux Samedis_, t. VII, p. 342.

[363] Le 10 novembre 1869.

[364] L’élection eut lieu le 7 avril 1870. M. Émile Ollivier réunit 26

voix sur 28 votants.

[365] Henri CHEVREAU (1823-1903). Préfet de l’Ardèche à 26 ans,

conseiller d’État et préfet de Lyon depuis 1864, il avait été nommé

préfet de la Seine, le 5 janvier 1870, en remplacement du baron

Haussmann. Le 10 août suivant, il fut appelé à prendre, dans le

ministère Palikao, le portefeuille de l’Intérieur.

[366] M. Villemain était mort le 8 mai 1870.

[367] Prosper Mérimée mourut, en effet, peu de temps après, au mois

de septembre 1870. Prévost-Paradol, hélas! était mort avant lui, à

Washington, le 11 juillet.

[368] Le plébiscite du 8 mai 1870.

[369] M. Émile Ollivier, M. Chevandier de Valdrôme et leurs collègues

furent renversés le 10 août 1870, et remplacés par le cabinet Palikao.

[370] _Journal d’un voyageur pendant la guerre_, avril 1871.

[371] Le mot est du républicain Lanfrey, _Moniteur de Seine-et-Oise_,

Décembre 1870.

[372] _Lettre_ du 12 octobre 1870.

[373] Victor Cousin et Prosper Mérimée étaient morts tous les deux à

Cannes, le premier le 13 janvier 1867; le second le 23 septembre 1870.

[374] Voir dans le _Correspondant_ des 10 août et 10 septembre 1871,

_Cent jours à Cannes pendant les deux sièges_, et dans la _Mandarine_,

p. 195-309.—Dans son récit, Pontmartin parle avec reconnaissance des

personnes qu’il voyait pendant ce séjour à Cannes et dont l’amitié

le soutint dans cette épreuve; mais il ne les désigne que par des

initiales: «M. Ernest L...d, élégant et poétique traducteur des sonnets

de Shakespeare, de Pétrarque, de Lope de Vega; l’abbé C...; M. Dubois

d’A.; M. X., un des avocats les plus distingués de Paris; M^{me}

Justin D...».—Voici les vrais noms: M. Ernest Lafond; l’abbé Chaix,

du clergé de Cannes; M. Duboys d’Angers, premier président de la Cour

d’appel d’Orléans à la fin de l’Empire; M. Grandmanche de Beaulieu;

M^{me} Justin Durand, née de Zagarriga, femme de l’ancien député

des Pyrénées-Orientales au Corps législatif, qui, à la veille de la

guerre, exerçait une vraie royauté dans toute la région de Perpignan

et de Montpellier. Pontmartin, qui sait encore sourire au milieu de

ses larmes, parle d’elle en ces termes: «Madame Justin D..., type de

charité, de grâce et de bienveillance, à qui j’ai vu faire quelque

chose de bien plus extraordinaire qu’une aumône de cent mille écus ou

une souscription de trois millions: chiffres qui n’eussent pas été en

désaccord avec son immense fortune et les inspirations de son cœur

généreux. En plein siège de Paris, elle trouva moyen de se procurer

tous mes ouvrages, et je crois même, Dieu me pardonne, qu’elle les lut!»

[375] Alors directeur de la _Décentralisation_, de Lyon, après avoir

appartenu à la rédaction de la _Gazette de France_. De Lyon il passa à

Marseille, où il dirigea la _Gazette du Midi_ et où il est mort en 1899.

[376] John MARTIN, peintre anglais, 1789-1854. Ses meilleures toiles

sont: _la Chute de Babylone_, _le Festin de Balthazar_, _la Destruction

d’Herculanum_, _la Chute de Ninive_.

[377] L’article parut le 10 juillet 1871, dans le _Correspondant_, sous

ce titre: _la Critique en 1871_.—Voir _Nouveaux Samedis_, t. VIII, p.

1-51.

[378] Voir, au sujet de cet épisode, l’éloquent écrit de M. Émile

Ollivier: _M. Thiers à l’Académie et dans l’histoire_ (1880).

[379] Trois ans plus tard, le 4 octobre 1874, une brillante revanche

fut prise pour ce même siège au Conseil général par Louis-Numa

Baragnon, qui déploya dans la lutte, sur ce petit théâtre, un

merveilleux talent. Pontmartin avait été le principal patron de sa

candidature; il eut les joies de la victoire, sans en avoir les

embarras.

[380] Voir ci-dessus chapitre XII, p. 317.

[381] Le _Filleul de Beaumarchais_ a paru dans le _Correspondant_ des

25 décembre 1871, 10 et 25 janvier 1872.

[382] Joseph-Othenin-Bernard DE CLÉRON, comte D’HAUSSONVILLE

(1809-1884), membre de l’Académie française, auteur de l’_Histoire de

la réunion de la Lorraine à la France_, de _l’Église romaine et le

premier Empire_, etc.

[383] Arthur-Marie BUCHERON (1834-1902), connu sous le pseudonyme

de _Saint-Genest_. Ses articles du _Figaro_ ont eu un grand

retentissement. La plupart ont été réunis en volume: _La Politique

d’un soldat_ (1872); _Lettres d’un soldat_ (1873), etc.—Voir sur lui

_Nouveaux Samedis_, t. VIII, p. 140; tome XI, p. 178; t. XIV, p. 289.

[384] Pontmartin ne devait pas tarder à quitter le n^o 20 de la rue

Laffitte pour prendre, au n^o 2 de la même rue, un petit appartement

meublé dans l’immense immeuble qui était alors la propriété de sir

Richard Wallace.

[385] _Nouveaux Samedis_, t. VIII, p. 52.

[386] Le 9 juin 1872, des élections partielles avaient eu lieu dans le

Nord, dans la Somme et dans l’Yonne. MM. Deregnaucourt, Barni et Paul

Bert, tous les trois républicains avancés, avaient été nommés.

[387] _Nouveaux Samedis_, t. VIII, p. 203.

[388] Canton de Châteaurenard, commune de Barbentane (Bouches-du-Rhône).

[389] Le général marquis Léon D’ANDIGNÉ pair de France, sénateur

de Maine-et-Loire, fils du comte Auguste d’Andigné, l’auteur des

_Mémoires_; il était le gendre du marquis de Barbentane. Il s’était

conduit en héros à Reichshoffen et à Sedan. Dans la journée du 1^{er}

septembre 1870, il avait été laissé pour mort sur le champ de bataille.

Deux chevaux tués sous lui, ses deux jambes traversées, son bras droit

fracassé par des balles, attestaient l’acharnement de la lutte soutenue.

[390] _Lis Isclo d’or_, par Frédéric Mistral, 1875.

[391] _Nouveaux Samedis_, t. IX, p. 68 et suiv.

[392] _Gazette de France_ du 13 octobre 1872.—_Nouveaux Samedis_, t.

IX, p. 69.

[393] Edmond TARBÉ DES SABLONS (1838-1902), critique musical, romancier

et auteur dramatique. Le 5 juillet 1868, il avait fondé, avec Henri

de Pène, le journal _le Gaulois_, dont il resta, l’année suivante,

l’unique directeur et qu’il ne quitta qu’en juillet 1879.

[394] _Nouveaux Samedis_, t. X, p. 296-343.

[395] La _Mandarine_ avait paru dans le _Correspondant_ du 10 juin

1870. Cette nouvelle, primitivement destinée à la _Revue des Deux

Mondes_, avait dû s’appeler tout d’abord _le Feu de sarments_.

[396] _Nouveaux Samedis_, t. X, p. 111.

[397] Ce fut Ledru-Rollin qui l’emporta. Il fut élu le 1^{er} mars.

[398] Le _Correspondant_ du 10 janvier 1874.

[399] Le _Correspondant_ du 25 mars 1874.

[400] Voici le passage auquel fait allusion Joseph Autran: «M. de

Pontmartin n’a eu de rival, comme critique, que Sainte-Beuve, à qui

son talent n’avait rien à envier, et qui lui a, plus d’une fois, envié

devant moi sa foi chrétienne et monarchique.» Le _Figaro_ du 25 mars

1874. Article signé _François Duclos_, pseudonyme qui cachait un des

plus spirituels écrivains du temps.

[401] Jules Janin mourut le 19 juin 1874.

[402] Le Chancelier de fer, qui aimait à maximer ses pratiques, disait

volontiers: _Beati possidentes!_ C’était aussi l’un des mots favoris de

son maître Frédéric II.

[403] Lettre du 4 avril 1875.

[404] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. VII, p. 251.

[405] Edmond Rostand, l’auteur de _Cyrano de Bergerac_, des

_Romanesques_ et de l’_Aiglon_.

[406] Académie française, séance du 4 juin 1903.

[407] C’était le titre sous lequel paraissaient, dans la _Gazette de

France_, ses articles du samedi.

[408] _Nouveaux Samedis_, t. XIV, p. 366.

[409] Chez Baudouin frères, Pollet et Barba, rue de Vaugirard, n^o 17,

rue du Temple, n^o 36, et au Palais-Royal.

[410] Le Théâtre du Gymnase, dont Eugène Scribe était le principal

fournisseur et que la duchesse de Berry avait pris sous sa protection,

porta, depuis le 8 septembre 1834 et jusqu’à la révolution de Juillet,

le nom de _Théâtre de Son Altesse Royale Madame_.

[411] La Chambre des députés et le Sénat siégeaient encore à Versailles.

[412] Pontmartin eut beaucoup d’amis. J’en ai nommé plusieurs. Je

me reprocherais de ne pas citer ici les trois amis d’enfance, de

jeunesse et de toujours, avec lesquels il eut peut-être la plus

constante intimité: Alphonse d’Archimbaud (1811-1865), fils du

marquis d’Archimbaud, député de la Chambre _introuvable_, dont les

réceptions cordiales et paternelles dans son château de Vérone,

près Nyons (Drôme), avaient laissé à Pontmartin de tels souvenirs

qu’il aimait à les évoquer sans cesse, surtout dans ses dernières

années;—Isidore d’Athénosy (1806-1872), fils d’un haut fonctionnaire

de l’administration pontificale à Avignon, un homme d’étude et de

science, un royaliste militant, un catholique des anciens temps;—Eugène

de Baciocchi (1807-1884), fils d’un officier corse marié à Avignon,

authentiquement cousin des parents de Napoléon III, peut-être même

cousin de l’Empereur. Il n’aurait eu qu’un mot à dire pour obtenir une

préfecture ou tout autre haut emploi, que sa grande intelligence et son

vaste savoir l’eussent rendu apte à remplir; mais ce mot, par fidélité

royaliste et quoiqu’il fût pauvre, il ne voulut jamais le prononcer.

[413] M. Amédée de Jonquières, qui devait entrer, en novembre 1878, au

noviciat de la Compagnie de Jésus, devenir profès de cette Compagnie le

15 août 1897 et avoir, en 1901, les honneurs de la proscription.

[414] Sur le tome XIV des _Nouveaux Samedis_.

[415] Le 23 juin 1877.

[416] M. Thiers était mort le 3 septembre 1877.

[417] M. Léon Lavedan était alors directeur de la presse au ministère

de l’Intérieur.

[418] _Vie de M^{gr} Dupanloup_, par l’abbé F. LAGRANGE, t. III, p. 450.

[419] _Vie de M^{gr} Dupanloup_, t. III, p. 452.

[420] Voir ces trois récits dans les _Souvenirs d’un vieux Mélomane_.

[421] _Nouveaux Samedis_, t. X, p. 334.

[422] Le _Correspondant_ du 10 juin et du 25 juin 1878.

[423] Salon de 1850.

[424] Salon de 1863.

[425] _Le Correspondant_ du 25 décembre 1878. Article de M. Henri

Lavedan.

[426] M. Villemain.

[427] _Nouveaux Samedis_, t. I, p. 164.

[428] _Les Jeudis de Madame Charbonneau_, p. 71.

[429] Montalembert était mort le 13 mars 1870; Villemain, le 8 mai;

Prévost-Paradol, le 11 juillet; Prosper Mérimée, le 23 septembre.

[430] Au printemps de 1870 (les 7 avril et 19 mai), il y avait eu, non

pas un _triple_, mais un quadruple scrutin; MM. Emile Ollivier, Jules

Janin, Xavier Marmier et Duvergier de Hauranne avaient été élus en

remplacement de Lamartine, de Sainte-Beuve, de M. de Pongerville et du

duc Victor de Broglie. Pontmartin n’avait posé sa candidature à aucun

des quatre fauteuils.

[431] Sur ce voyage de M. de Falloux à Versailles, au mois d’août 1871,

voy. les _Mémoires d’un royaliste_, t. II, p. 469-511.

[432] Il venait d’être battu, comme candidat au Conseil général, dans

le canton de Villeneuve-lès-Avignon, par un petit avocat d’Uzès,

ex-sous-préfet gambettiste. J’extrais de sa lettre du 6 novembre

ce menu détail: «Les mêmes électeurs qui m’ont repoussé comme trop

aristocrate, trop féodal, c’est-à-dire, j’imagine, trop peu libéral,

ont voté comme un seul homme, pendant la phase impériale, pour un

chambellan qu’ils n’avaient jamais vu: voilà le suffrage universel!»

Voir, sur ce petit épisode électoral, le chapitre XIII, p. 339.

[433] _Vie de M^{gr} Dupanloup, évêque d’Orléans_, par M. l’abbé F.

LAGRANGE, t. III, p. 245.

[434] M. Thiers avait été le patron et le principal agent de l’élection

de M. Littré.

[435] M. Duvergier de Hauranne, élu le 19 mai 1870, en remplacement du

duc Victor de Broglie, n’avait pas encore pris séance; il ne le devait

faire que le 29 février 1872.

[436] C’est, on le sait, le titre d’un des meilleurs recueils de

Laprade.

[437] Le tome IX de ses _Nouveaux Samedis_.

[438] Taine n’avait pas encore publié le premier volume de son

admirable ouvrage sur _les Origines de la France contemporaine_, qui

parut seulement en 1876, et dans lequel il prenait si courageusement

parti pour l’histoire contre la légende.

[439] L’élection en remplacement de M. de Ségur. Elle eut lieu le

1^{er} mai 1873.

[440] Voir, ci-dessus, chapitre XIII, p. 352 et suivantes.

[441] M. Pierre Lebrun était décédé subitement le 27 mai 1873.

[442] Voir, ci-dessus, chapitre XIII, p. 352.—Sous le pseudonyme de

M. Bourgarel et sous le titre de _Fantaisies et Variations sur le

temps présent_, Pontmartin avait inséré, dans son neuvième volume des

_Nouveaux Samedis_, trois ou quatre chapitres humoristiques publiés au

mois d’octobre 1872 et dont le premier était intitulé: «M. Gambetta,

membre de l’Académie française.» Le discours du récipiendaire est

écrit dans une langue si... gambettiste, qu’après l’avoir entendu,

cinq quarts d’heure durant, les académiciens prodiguent des marques

de l’aliénation mentale la mieux caractérisée: «M. Pingard danse la

pyrrhique; M. de Laprade crie: Vive l’Empereur! M. le duc de Broglie

donne un croc-en-jambe à M^{gr} le duc d’Aumale; M. Duvergier de

Hauranne se croit métamorphosé en pain de sucre, et en offre un morceau

à M. Guizot; M. Dufaure s’habille en Apollon du Belvédère et marivaude

avec les trois Grâces; M. Lebrun demande une valse à M^{me} Mohl; M.

Jules Favre calcule tout haut combien il entre de pouces cubes dans un

moellon, et s’écrie en éclatant de rire: «Pas un!»—M. de Sacy risque

trois calembours indécents; M. Littré dit: _JE CROIS EN DIEU!_ en

quatorze langues différentes; M. Patin fait une déclaration d’amour à

M^{me} Mathusalem; M. Saint-Marc Girardin ôte sa cravate pour y tailler

deux paires de draps; le duc de Noailles jure comme un charretier. A la

fin, M. Cuvillier-Fleury, seul maître de ses sens, propose à l’Académie

de lui lire _Alexandre_, tragédie inédite de feu M. Viennet. Cette

proposition insidieuse met tout le monde en fuite et les immortels se

réveillent sur le pont des Arts, comme s’ils sortaient d’un mauvais

rêve.» (_Nouveaux Samedis_, t. IX, p. 73.)

[443] Ce volume de Pontmartin avait paru au mois d’avril 1872.—Voir

chapitre XIII, p. 347.

[444] Le château de Pradine, commune de Grambois (Vaucluse).

[445] L’élection eut lieu le 29 janvier 1874. Le fauteuil de M. Lebrun

fut attribué à Dumas fils; celui de Saint-Marc Girardin, à M. Mézières;

et celui de Vitet, à M. Caro.

[446] M. Guizot était mort le 12 octobre 1874.

[447] Voir ci-dessus chapitre XIV, p. 376.

[448] L’élection au fauteuil de M. de Loménie eut lieu le 14 novembre

1878. Taine, devenu le candidat de la droite de l’Académie, fut élu par

20 voix sur 26.

[449] Le château de la Combe de Lancey, appartenant à M. Albert du Boys.

[450] _Mes Mémoires_, tome II, chapitre 1.

[451] Depuis le printemps de 1888, un des deux canapés a cédé la place

au très beau buste en marbre du Maître par Antoine Bastet.

[452] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. VII, p. 240. 1886.

[453] M. Edme Cade, docteur en médecine à Avignon. _Bulletin de

l’Association amicale des anciens élèves de l’Ecole libre Saint-Joseph

d’Avignon._ Juin 1890.

[454] François-Nicolas-Xavier-Louis BESSON (1821-1888), évêque de

Nîmes de 1875 à 1888. Ses _Sermons_, _Conférences_, _Panégyriques_ et

_Oraisons funèbres_ ne forment pas moins de quinze volumes. On lui

doit en outre la _Vie de M^{gr} Cart_, évêque de Nîmes, la _Vie de M.

l’abbé Besson_, ancien secrétaire général des Affaires ecclésiastiques,

_Montalembert en Franche-Comté_, la _Vie du Cardinal Mathieu_, la

_Vie de M^{gr} Paulinier_, archevêque de Besançon, etc., etc. Sur

M^{gr} Besson, voir _Nouveaux Samedis_, tome XX, et _Souvenirs d’un

vieux critique_, tomes III et VIII.—M^{gr} Besson avait succédé sur le

siège de Nîmes à M^{gr} Plantier, évêque de 1855 à 1875, qui avait,

lui aussi, comblé Pontmartin de prévenances et de marques de vraie

amitié, et en qui l’auteur des _Samedis_ saluait un causeur encore plus

remarquable que l’orateur et l’écrivain.

[455] Article du 12 octobre 1887.—_Souvenirs d’un vieux critique_, t.

X, p. 278.

[456] Lettre du 12 janvier 1881.

[457] L’article de M. Emile, Zola avait paru dans le _Figaro_ du 27

décembre 1880, sous ce titre: _MONSIEUR LE COMTE_. Voyez la réponse

de Pontmartin au tome I des _Souvenirs d’un vieux critique_, p. 355

et suivantes. J’en détache seulement ces lignes, où il répond au

triomphant auteur de _Nana_ qui le raillait d’être «un vaincu».

«Oui, vous êtes un vainqueur; moi, je suis un vaincu, vaincu depuis

cinquante ans, et je m’en fais gloire; vaincu, avec la justice, avec

la vérité, avec le droit, avec l’honneur, avec la lumière, avec la

liberté, avec l’Alsace, avec la Lorraine, avec la France;—je ne dis

pas avec la Religion, plus victorieuse dans ses défaites que dans ses

triomphes; vaincu en bien bonne compagnie, avec les nobles femmes

condamnées à l’amende pour avoir protesté contre des effractions

sacrilèges; vaincu avec les ordres religieux que l’on disperse, avec

les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul que l’on expulse, avec les images

sacrées que l’on déchire ou que l’on décroche, avec les Frères de la

doctrine chrétienne que les médecins les moins dévots saluaient comme

des héros pendant le siège et la guerre; vaincu avec les zouaves de

Lamoricière et les zouaves de Charette, avec tout ce qu’il y a, dans

notre malheureux pays, d’honnête, de loyal, de généreux, d’éloquent,

d’illustre, de libéral, de fidèle aux lois immortelles du beau, du vrai

et du bien!»

[458] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. V, p. 220,. 1884.

[459] Cette lettre n’est pas de la main d’Armand de Pontmartin; elle

fut dictée par lui à son fils. Il en sera de même, à partir de ce

moment, pour la plupart des lettres qu’il m’adressera.

[460] Le premier volume des _Mémoires_, avec ce sous-titre: _Enfance

et Jeunesse_, parut dans le _Correspondant_ des 10 et 25 septembre, 25

octobre, 25 novembre et 25 décembre 1881.

[461] Ce second volume parut dans le _Correspondant_ des 25 novembre,

10 et 25 décembre 1885, 10 janvier, 10 et 25 février 1886.

[462] Voir ci-dessus, chapitre IV, p. 82, et chapitre V, p. 98.

[463] Voir ci-dessus chapitre XII, p. 312.

[464] _Mes Mémoires_, t. II, p. 218.

[465] _Correspondance de Jules Janin_, p. 265.

[466] Livraison du 25 décembre 1885.

[467] Dans le _Correspondant_ du 10 janvier 1886.

[468] _Le Correspondant_ du 10 septembre 1888.

[469] _Derniers Samedis_, t. III, p. 55.

[470] Le numéro _mille_ des _Samedis_ de la _Gazette de France_, qui

eux-mêmes faisaient suite aux Semaines littéraires de l’_Assemblée

nationale_, du _Spectateur_ et de l’_Union_.

[471] Il avait pour sujet la publication de M^{me} Charles Lenormant:

LE TEMPS PASSÉ. _Mélanges de Critique littéraire et de Morale par M.

et M^{me} Guizot._ Pontmartin ne l’a pas recueilli dans ses volumes de

Causeries.

[472] Joseph ROUMANILLE (1818-1891), né à Saint-Rémy de Provence

d’une famille de jardiniers, mort libraire à Avignon. Catholique

et royaliste, il a publié, sous la seconde République, en langue

provençale, de merveilleux dialogues en prose pour la défense

religieuse et sociale, _le Choléra_, _les Clubs_, _un Rouge et un

Blanc_, _les Partageux_, _la Férigoulo_ (c’est-à-dire le thym, emblème

du parti rouge), _les Prêtres_, etc. Plus tard, sous la troisième

République, il a fait, dans le même genre, _les Enterre-Chiens_;

l’apostolat est resté identique; mais la verve a baissé. A la même

époque que les premiers dialogues appartiennent les poésies, les

_Marguerites_, les _Songeuses_, _la Part du bon Dieu_, les _Fleurs de

songe_, et aussi un recueil de _Noëls_, œuvres exquises de sentiment,

simples de forme, et qui conservent absolument la note populaire,

quoique l’auteur soit un vrai lettré et même un humaniste.

Armand de Pontmartin, sa vie et ses oeuvres, 1811-1890 · 第 34 / 35 段