avait dû, depuis quelque temps déjà, en raison du très mauvais état de
sa santé, remettre l’intérim de son ministère à son collègue M. Victor
Lanjuinais, ministre de l’Agriculture.
[184] Henri-Ange-Alfred DE GONDRECOURT, né à la Guadeloupe, le 22 mars
1816, mort à Albi le 16 novembre 1876. Il devint colonel des chasseurs
à cheval de la garde impériale, puis général de brigade. En 1866, il
fut nommé commandant de l’École de Saint-Cyr. Son premier roman, _les
Derniers Kerven_, avait paru en 1844. Il en a publié depuis un très
grand nombre, parmi lesquels _Médine_, _le Bout de l’oreille_, _le
Chevalier de Pampelonne_, _le Baron la Gazette_, _les Mémoires d’un
vieux garçon_, etc.
[185] Alexandre CADOT, 17, rue Serpente, fut l’éditeur de Balzac, de
Dumas père, de M^{me} Sand, de Frédéric Soulié, des premiers romans de
Dumas fils, du marquis de Foudras, de Roger de Beauvoir, et enfin du
colonel de Gondrecourt.
[186] _Épisodes littéraires_, par A. de Pontmartin, p. 262 et suiv.
[187] Elles eurent lieu le 13 mai 1849.
[188] Louis Veuillot a publié, dans la _Revue des Deux Mondes_, _le
Lendemain de la Victoire_, scènes socialistes, 15 juillet et 1^{er}
août 1849; _Une Samaritaine_, dialogue, 1^{er} novembre 1850.
[189] M. de Falloux a publié, dans la _Revue des Deux Mondes_, _Les
Républicains et les Monarchistes depuis la Révolution de février_,
1^{er} février 1851.
[190] Léopold DE GAILLARD-LAVALDÈNE, né à Bollène (Vaucluse) le 20
avril 1820. Au lendemain du 24 février 1848, il avait fondé à Avignon,
avec son ami Raousset-Boulbon, une feuille catholique et royaliste,
_la Commune_. Après avoir été successivement rédacteur à l’_Assemblée
nationale_ et directeur de la _Gazette de Lyon_, il devint le
chroniqueur politique et le directeur du _Correspondant_. Le 26 juillet
1872, il fut nommé par l’Assemblée nationale conseiller d’État. Outre
diverses brochures et deux volumes: _Questions italiennes, voyage,
histoire, politique_ (1860); _les Étapes de l’opinion_ (1873), il a
laissé un important travail historique, _l’Expédition de Rome en 1849_,
avec pièces justificatives et documents inédits (1861). M. Léopold de
Gaillard est mort à Bollène le 8 juin 1893.
[191] RAOUSSET-BOULBON (Gaston RAOULX, comte DE), né à Avignon le
2 décembre 1817. Dans son héroïque aventure au Mexique, il fit la
conquête de la Sonora; mais, écrasé bientôt par des forces supérieures,
il fut, le 12 août 1854, fusillé à Guaymas. Il laissait un très
remarquable roman, qui avait dû paraître d’abord dans l’_Opinion
publique_, et qui parut dans la _Presse_, en 1835, sous ce titre: _Une
Conversion_.
[192] Pour l’Assemblée constituante.
[193] C’est sous ce nom que Pontmartin, dans la _Semaine des Familles_,
désignait M. Buloz. On connaît le vers de Veuillot:
Buloz, qui d’un seul œil peut éclairer deux mondes...
[194] Les Angles sont situés dans le département du Gard.
[195] _La Semaine des Familles_, du 2 juin 1860.
[196] Le chiffre exact fut de 23 voix pour l’adoption du vœu, et 13
contre. (Procès-verbaux des séances du conseil général du Gard, Session
de septembre 1851.)
[197] Charles-Paulin-Roger DE SAUBERT, baron DE LARCY (1805-1882);
député de Montpellier de 1839 à 1846; représentant du peuple de
1848 à 1852; membre de l’Assemblée nationale de 1871. Ministre des
Travaux-Publics dans le ministère de conciliation du 19 février, il
reprit ce portefeuille dans le cabinet du duc de Broglie (26 novembre
1873-16 mai 1874), et fut élu sénateur inamovible le 4 décembre
1877. Par son talent, son courage et sa droiture, il marqua sa place
au premier rang dans nos assemblées délibérantes. Il fut l’un des
meilleurs amis d’Armand de Pontmartin. Voir sur lui les _Souvenirs d’un
vieux critique_, t. III, p. 217-247.
[198] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. III, p. 228.
[199] Henri DE PONTMARTIN, né à Avignon le 21 novembre 1844.
[200] Ces trois articles sur Béranger terminaient les _Lettres d’un
sédentaire_ (Lettres XIV, XV et XVI).
[201] Il était sorti, depuis quelques jours, de la prison de Vincennes,
où il avait été transféré le 8 décembre. «Dans la nuit du 13 au 14
décembre, on vint réveiller Alfred Nettement, et on le fit s’habiller,
sans vouloir lui apprendre ce qu’on allait faire; puis, on le conduisit
dehors, en lui disant: Vous êtes libre. Il était à ce moment deux
heures du matin. Trouver une voiture n’était pas chose facile. Il
était cinq heures lorsqu’il sonna à sa porte. Ce fut M^{me} Nettement,
toujours sur le qui-vive, qui entendit le premier coup de sonnette et
qui vint lui ouvrir.» _Alfred Nettement, sa vie et ses œuvres_, par
EDMOND BIRÉ, p. 416.
[202] Cette page était extraite de l’_Essai sur les principes
générateurs des Constitutions politiques et des autres institutions
humaines_.
[203] Voir la 73^e _Conférence de Notre-Dame de Paris_.
[204] Louis-Charles de Belleval, marquis DE BELLEVAL, né à Abbeville
(Somme) le 16 mars 1814; mort à Paris le 6 juin 1875.
[205] Voir, dans les _Épisodes littéraires_, p. 209 et suiv., le
chapitre sur la _Naissance d’une Revue_.
[206] Sa collaboration à la _Revue des Deux Mondes_, suspendue le
15 mars 1852, ne devait reprendre que le 1^{er} janvier 1854, pour
s’interrompre le 1^{er} février 1855. Il y eut encore deux courtes
réapparitions, en 1861 et en 1866.
[207] L’article sur _Louis XVII_ et ceux sur _Autran_ et sur _Ponsard_
ont été recueillis par Pontmartin dans le tome I de ses _Causeries
littéraires_.
[208] Adrien, comte de LA VALETTE, né à Paris en 1814. Sous le second
Empire, il prit part, non sans succès, au mouvement industriel et
principalement à la construction, en Suisse, d’une ligne de chemin de
fer, dite _la ligne d’Italie_, parce qu’elle devait y aboutir par le
percement du Simplon. Il a fait la partie valaisane de la ligne, celle
qui remonte le Rhône depuis le lac de Genève jusqu’à Brigue; il échoua
pour le percement: l’heure n’en avait pas encore sonné.—L’_Assemblée
nationale_ reparut, sous sa direction, en septembre 1877.
[209] Ses bureaux étaient situés rue Bergère, 20, près le boulevard
Montmartre.
[210] _Vie de Berryer_, par Charles de Lacombe, t. III, p. 96.
[211] C’est la nouvelle qui avait paru dans la _Revue des Deux Mondes_,
le 15 février 1847, sous le titre d’_Octave_.
[212] Ces quatre nouvelles de Balzac font partie des _Scènes de la vie
privée_.
[213] Le marquis Auguste de Cambis, qui habitait à 11 kilomètres
des Angles, le château de Sauveterre, commune de ce nom, canton de
Roquemaure (Gard).
[214] Allevarrès était l’anagramme et le pseudonyme de M. Jules de
Serravalle.
[215] _Moniteur_ du 6 février 1865.
[216] _Georgette_, par M^{me} Th. Bentzon, _Revue des Deux Mondes_ des
1^{er} et 15 octobre, 1^{er} et 15 novembre 1879.
[217] _Nouveaux Samedis_, t. XX, p. 32.
[218] _Nouveaux Lundis_, t. II, p. 18. Article du 3 février 1862.
[219] Après avoir commencé la série de ses _Lundis_ au
_Constitutionnel_ en octobre 1849 et après être passé au _Moniteur_
à la fin de 1852, Sainte-Beuve était rentré au _Constitutionnel_ en
septembre 1861.
[220] _Nouveaux Lundis_, t. II. p. 26.
[221] _Revue de Bretagne et de Vendée_, février 1862.
[222] _Nouveaux Lundis_, t. II, p. 25.
[223] _Nouveaux Lundis_, t. III, p. 44.
[224] Père de l’admirable abbé Perreyve.
[225] _Le Correspondant_ du 10 septembre 1888.—_Souvenirs d’un vieux
critique_, t. X, p. 342.
[226] _Mélanges_ de Louis Veuillot, 3^e série, t. II, p.
209-233.—L’article est du 4 avril 1854.
[227] Voir ci-dessus, page 116.
[228] _La Mode_ du 28 mars 1847.
[229] Paul-Louis Courier définissait Béranger: «L’homme qui a fait de
_jolies chansons_.»
[230] _Mélanges_ de Louis Veuillot, 1^{re} série, t. VI, p. 338,
342.—Avril 1855.
[231] Voir dans les _Mélanges_, 1^{re} série, t. VI, p. 538 à 574.
[232] Louis Veuillot avait cinq filles. Deux venaient de mourir, l’une
à Reichshoffen, le 18 juin 1855, au château de M. de Bussières, et
l’autre, le 3 juillet, à Versailles, chez sa grand’mère maternelle. Une
troisième, Madeleine, devait mourir à son tour, peu de temps après, à
Paris, le 2 août.
[233] _Correspondance de Louis Veuillot_, t. I, p. 355.—Cette lettre
porte pour suscription: _A M. le comte A. de Pontmartin, à Serrières
(Ardennes)_. Il faut lire: _A Serrières (Ardèche)_. Pontmartin était
alors chez sa belle-mère, au château de la Mûre, à 8 kilometres du
bourg de Serrières, qui était le chef-lieu de canton et le bureau
de poste. Comme le nom de la Mûre avait souvent donné lieu à des
confusions avec deux petites villes de l’Isère et du Rhône et entraîné
de grands retards dans l’arrivée des lettres, la consigne de la famille
était de mettre simplement sur l’adresse: _Serrières (Ardèche)_.
[234] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. X, p. 167.
[235] Voir, dans la biographie de _Montalembert_, par le P. Lecanuet,
le chapitre VI du tome III.
[236] La première livraison du nouveau _Correspondant_—celui de
Montalembert, de M. de Falloux et du prince Albert de Broglie—parut le
25 octobre 1855.
[237] Le dernier article de Pontmartin dans le _Correspondant_ parut le
10 mai 1890. Il avait pour titre: _Le Suicide d’un journal, L’Assemblée
nationale_. Voir _Épisodes littéraires_, p. 254-321.
[238] _Épisodes littéraires_, p. 253.
[239] 25 décembre 1856.
[240] A propos des romans de M. Edmond About et de M. Gustave
Flaubert.—25 juin 1857.
[241] _Causeries du Samedi_, t. I, p. 134-135.
[242] Édouard THIERRY, né à Paris le 14 septembre 1813. Après avoir
été longtemps un de nos meilleurs critiques dramatiques, il devint, en
octobre 1859, administrateur de la Comédie-Française, fonctions qu’il
abandonna en 1871. Il fut alors nommé conservateur-administrateur de la
Bibliothèque de l’Arsenal.
[243] _Le Fils naturel_, comédie en cinq actes et en prose, d’Alexandre
Dumas fils, jouée sur le Théâtre du Gymnase, le 16 janvier 1858.
[244] _La Jeunesse_, comédie en cinq actes et en vers, d’Émile Augier,
jouée sur le Théâtre de l’Odéon, le 6 février 1858.
[245] Lettre à Alfred Nettement, du 12 juin 1858.
[246] _Le Correspondant_ du 25 février 1857.
[247] 25 décembre 1859.
[248] 25 novembre 1860.
[249] 25 avril 1861.
[250] 25 décembre 1861.
[251] 25 décembre 1863.
[252] 25 février 1866.
[253] 25 mars 1866.
[254] Ce fut Michel Lévy qui, voulant faire entrer le volume dans une
nouvelle collection à 2 francs, imagina de l’appeler _les Brûleurs de
Temples_, ce qui contraria beaucoup Pontmartin, surtout au point de vue
de la loyauté envers l’acheteur.
[255] _L’Enseignement mutuel_ ou _Un bien averti en vaut deux_, dans le
volume des _Contes et Nouvelles_.
[256] Voir _Causeries du Samedi_, t. II, p. 378.
[257] Voir ci-dessus page 209.
[258] Sur le vicomte Eugène-Melchior de Vogüé, voir _Nouveaux Samedis_,
tomes XV et XX; _Souvenirs d’un Vieux critique_, tomes V, VII, VIII et
IX; _Derniers Samedis_, tomes I et II.
[259] Le baron Pougeard-Dulimbert.
[260] Son fils Henri qui suivait les cours du lycée Bonaparte.
[261] Théophile Gautier avait publié en 1856 un conte intitulé:
_Avatar_.
[262] Je dois de pouvoir publier cette lettre et toutes les autres
lettres à Autran qui vont suivre, à la gracieuse obligeance de la fille
et du gendre du poète, M. et M^{me} Jacques Normand.
[263] P. 206-209.
[264] Le tome II des _Causeries du Samedi_, qui venait de paraître.
[265] Cette lettre de Louis Veuillot ne figure pas dans sa
_Correspondance_.
[266] Voir Joseph Autran, _Œuvres complètes_, t. II, p. 342.
[267] Elles paraissaient le mardi, tous les quinze jours, à la
troisième page du journal, sous le titre: _Variétés_. Comme elles
avaient un très vif succès, M. de Riancey insista auprès de Pontmartin
pour qu’il lui donnât non plus deux mais quatre articles par mois. On
lit dans l’_Union_ du 28 décembre 1858: «A dater du 1^{er} janvier
1859, les Causeries littéraires de M. Armand de Pontmartin deviendront
hebdomadaires; elles paraîtront régulièrement le samedi de chaque
semaine dans le feuilleton du journal.»
[268] Le dernier secrétaire de Sainte-Beuve, M. Jules Troubat,
a recueilli ces articles en 1876 sous le titre de _Chroniques
parisiennes_. Un vol. in-18, Calmann-Lévy, éditeur.
[269] Cf. l’article de Sainte-Beuve sur la _Vie de Rancé_, par
Chateaubriand, dans la _Revue des Deux Mondes_ du 15 mai 1844, et le
chapitre LVIII des _Chroniques parisiennes_, du 4 juin 1844.
[270] Célestin-Joseph FÉLIX, membre de la Compagnie de Jésus, né à
Neuville-sur-l’Escaut, près Valenciennes, le 29 juin 1810, mort le 6
juillet 1891 à Lille. Ses Conférences de Notre-Dame sur _le Progrès par
le Christianisme_, prononcées de 1853 à 1872, forment dix-neuf volumes
in-8.
[271] Un vol. in-32. C. Dillet, éditeur, rue de Sèvres, 15.
[272] Voir, au tome II des _Derniers Samedis_, p. 117, le chapitre
sur le R. P. FÉLIX. «Je me souviens, écrit Pontmartin, de l’époque où
j’avais le bonheur de l’entendre à Notre-Dame..... Que de fois j’ai
entendu M. Cousin, auditeur attentif et assidu de ces conférences, me
dire, au sortir de l’église, avec son exubérance habituelle de parole
et de pantomime: «Je n’ai pas d’objection! je n’ai pas d’objection!»
[273] Les bureaux du _Correspondant_ étaient alors rue de Tournon, 29,
à la librairie Ch. Douniol.
[274] Déjà, à la fin de 1857, Pontmartin s’était, encore une fois,
rapatrié avec Buloz. Seulement, ce dernier voulait qu’il _redébutât_
par un article de critique, et Pontmartin voyait à cela plus d’un
inconvénient. Il écrivait à Autran, le 16 janvier 1858: «Tout le monde
ici, à commencer par ma femme, me dit que j’ai pris, depuis trois ans,
une situation trop accentuée dans la critique, pour que ma rentrée
à la _Revue_ puisse s’effectuer sans inconvénient. Buloz, il faut
l’avouer, est plus anti-chrétien que jamais. Il est homme à se lever
la nuit, une veille de numéro, pour changer, supprimer ou ajouter,
dans un de mes articles, de quoi me faire passer pour un déserteur ou
un _capitulateur_ en religion ou en politique. Il n’en faudrait pas
davantage pour me faire fusiller, sur toute la ligne, depuis les Barbey
du _Réveil_ et les Jouvin du _Figaro_, jusqu’aux Alloury et aux Rigaud
des _Débats_. Et cette fois, ce serait sur des points plus graves que
ce qui touche à la vanité littéraire. Il en résulte, de mon côté, des
hésitations, des alternatives, des lenteurs, qui, se combinant avec
toutes les aspérités de Buloz, amènent le résultat négatif que vous
voyez. Mon désir serait de débuter par l’_Écu de six francs_, Buloz
voudrait, au contraire, me faire commencer par un article de critique
et ce petit tiraillement intérieur a encore tout ajourné.»—Pontmartin
tenait bon pour sa Nouvelle; Buloz, naturellement, exigeait une refonte
générale de l’_Écu de six francs_. Pontmartin se résigne, et, le 5
février, il écrit: «Je corrige à satiété, avec une docilité d’élève de
quatrième, les dernières pages de ma Nouvelle, qui avait dû paraître
_irrévocablement_ le 15 janvier, puis le 1^{er} février et qui me
semble maintenant ajournée au 1^{er} mars.»
Le 1^{er} mars, rien ne paraît, et, le 4, Pontmartin écrit de nouveau
à Autran: «Le 25 février, lorsque les 42 pages de ma Nouvelle étaient
_composées_, corrigées par de Mars et par moi, lorsque le bon à tirer
était donné, M. Buloz a déclaré que de Mars m’avait égaré, que ma
première donnée était la bonne, qu’il fallait y revenir, mais que nous
n’avions plus le temps pour le 1^{er} mars. Ce n’était là qu’une façon
de prévenir mon irritation du premier moment. Hier, nous avons eu une
longue conversation, et il m’a demandé de tels changements qu’il serait
beaucoup plus court et plus simple d’écrire une œuvre toute nouvelle.
Pourtant, dans ce naufrage, j’ai eu au moins un bonheur: je ne me suis
pas emporté une seule minute; nous nous sommes quittés sans orage, et
s’il y a séparation, il n’y aura pas rupture.»
Et puisque j’ai rouvert ces lettres de Pontmartin à Autran, je
détacherai de celle du 15 décembre 1857 un mot typique de M. Buloz,
qui avait perdu, le 13 décembre, son beau-père, M. Castil-Blaze,
le très spirituel critique musical du _Journal des Débats_, où il
signait: X. X. X. «Adieu, cher! écrivait Pontmartin; j’attends ma femme
après-demain et j’aurai alors un peu plus de liberté. J’en profiterai
pour aller recueillir çà et là quelques-unes de ces nouvelles que je ne
vous donne pas aujourd’hui: ce que je sais de plus intéressant, ce sont
deux enterrements: Castil-Blaze et Lefèvre-Deumier. Voici l’oraison
funèbre de C. Blaze, adressée par Buloz à sa femme: «Votre père s’est
toujours plu à me contrarier: le voilà qui meurt l’avant-veille d’un
numéro!»—C’est tout ce qu’on a pu tirer du _Reviewer quand même_.»
[275] _Revue des Deux Mondes_, 1^{er} août 1861.
[276] 1^{er} octobre 1861.
[277] 1^{er} décembre 1861.
[278] M. Victor Fournel.
[279] Lundi 3 février 1862, _Nouveaux Lundis_, t. II, p. 1.
[280] _Le Correspondant_ du 25 décembre 1856.—_Causeries du Samedi_, t.
I^{er}, ch. II.
[281] _Le Correspondant_ du 25 mai 1856.—_Causeries du Samedi_, t.
I^{er}, ch. III.
[282] L’_Assemblée nationale_.
[283] M. Henry de Riancey, directeur de l’_Union_, où Pontmartin,
depuis la suppression de l’_Assemblée nationale_, publiait ses
Causeries littéraires.
[284] Pontmartin venait de publier dans l’_Union_ trois articles sur le
tome I^{er} des _Mémoires pour servir à l’histoire de mon temps_, par
M. Guizot. Voy. ces articles au tome II des _Causeries du Samedi_.
[285] _Souvenirs de la Restauration_, par Alfred Nettement. Un vol.
in-18, 1858.
[286] Le pseudonyme de _Curtius_ cachait le nom d’un sous-directeur du
Timbre, M. Charles Bouglé: il avait publié autrefois dans la _Mode_,
d’abord sous le titre des _Leçons de Neuilly_, puis sous celui de
_l’Enfant terrible_, des dialogues extrêmement piquants et qui avaient
eu leur quart d’heure de célébrité.
[287] Alfred Nettement, dans la _Semaine des Familles_, ne prenait
pas moins de trois pseudonymes: _Félix-Henry_, _Nathaniel_ et _René_,
si bien qu’il y avait souvent, dans la même livraison, sous trois ou
quatre noms différents, trois ou quatre articles du directeur.
[288] Le _Réveil_ était un recueil hebdomadaire, dirigé par A.
Granier de Cassagnac, avec la collaboration de Louis Veuillot, Barbey
d’Aurevilly, Ernest Hello, etc.
[289] Lettre du 22 septembre 1887.
[290] Livraison du 15 janvier 1859.
[291] _Semaine des Familles_ du 12 février 1859.
[292] Livraison du 26 novembre 1859.
[293] Voir ci-dessus notre chapitre VII, pages 161 et suivantes.
[294] _La Madelène_ (Jules-François-Ézéar de), né en 1820, à
Versailles, d’une famille originaire de Carpentras, mort en 1859. Ses
œuvres principales sont, avec _le Marquis des Saffras_, _Brigitte_ et
_le Comte Alighiera_.—Son frère Henry, auteur également de plusieurs
romans remarquables, parmi lesquels je citerai en première ligne
_la Fin du marquisat d’Aurel_ (1879), a publié, en 1856, _le Comte
Gaston de Raousset-Boulbon, sa vie et ses aventures, d’après sa
correspondance_.
[295] _Semaine des Familles_ du 16 juin 1860.
[296] _Nouveaux Lundis_, t. III, p. 35.
[297] _Lettres à l’Étrangère_, p. 303, 8 mars 1836.
[298] _Historique du procès auquel a donné lieu «le Lys dans la
vallée»._ Mai 1836. BALZAC, _Œuvres complètes_, t. XXII, p. 436.
[299] _Nouveaux Lundis_, t. III, p. 36.
[300] _Nouveaux Lundis_, t. III, p. 42.
[301] Voir ci-dessus, chapitre VIII, p. 187.
[302] _Nouveaux Lundis_, t. III, p. 41.
[303] _Les Jeudis de Madame Charbonneau_, p. 65.
[304] Tome IV, p. 45.
[305] M. Buloz était alors commissaire du roi près le Théâtre-Français,
en même temps que directeur de la _Revue des Deux Mondes_.
[306] _Revue des Deux Mondes_, 15 novembre 1891.
[307] _Correspondance de Jules Janin_, p. 224.
[308] _Le Correspondant_ des 25 juillet et 25 août 1862.—_Semaines
littéraires_, t. II, p. 1-92.
[309] Aujourd’hui n^o 18.
[310] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. II. p. 252.
[311] Frédéric BÉCHARD était né à Nimes en novembre 1824. Journaliste,
il a collaboré à l’_Artiste_, à la _Mode nouvelle_, à la _Patrie_, à
la _Revue de Paris_, à la _Gazette de France_, etc. Romancier, il a
publié les _Existences déclassées_ (1859), et _Jambe d’argent_, scènes
de la grande chouannerie (1865). Auteur dramatique, il a fait jouer à
l’Odéon les _Tribulations d’un grand homme_ (1847) et le _Passé d’une
femme_ (1859), et au Vaudeville les _Déclassés_ (1856). Il était fils
de Ferdinand Béchard (1799-1870), l’un des meilleurs lieutenants de
Berryer, député de la droite de 1842 à 1846, puis représentant du Gard
aux Assemblées de 1848 et 1849.
[312] Amable ESCANDE, né à Castres (Tarn) en 1810. De 1834 à 1848, il
écrivit dans la _Gazette de France_, la _Mode_ et l’_Union_. Après
le 24 février, il alla prendre la direction de l’_Écho du Midi_, à
Montpellier. Un de ses articles fut l’occasion d’un duel fameux entre
M. Aristide Ollivier, rédacteur en chef du _Suffrage universel_, et le
comte de Ginestous. M. Ollivier, frère du futur ministre de l’Empire
libéral, fut tué sur le coup, et M. de Ginestous grièvement blessé. A
la suite de cette malheureuse affaire, Escande revint à Paris (1851)
et rentra à l’_Union_, puis à la _Gazette de France_, dont il ne se
sépara, après une longue et très active collaboration, que pour devenir
directeur de la _Gazette du Languedoc_ à Toulouse.
[313] M. Gustave Janicot était, depuis 1861, directeur de la _Gazette
de France_, où il avait succédé à M. de Lourdoueix, et où il défend
encore aujourd’hui avec un talent toujours jeune et une inlassable
vaillance la cause de la monarchie et celle de l’Église.
[314] Janvier 1863.—_Semaines littéraires_, t. II, p. 233.
[315] Lettre du 7 avril 1863.—Le comte Achille Treilhard, petit-fils du
conventionnel, était depuis le 28 août 1862 directeur de la presse.
[316] _Le Correspondant_ du 25 septembre 1863.
[317] Lettre du 11 mai 1866.
[318] Pages 146-150. Les _Odeurs de Paris_ parurent en novembre 1866.
[319] Auteur d’une _Histoire de Christophe Colomb_. Voir sur lui les
_Causeries du Samedi_, t. II, p. 312-323.
[320] M. Challemel-Lacour fut, pendant quelques mois, gérant de la
_Revue des Deux Mondes_, après la mort de M. V. de Mars.
[321] Lettre pastorale sur _les Malheurs et les Signes du temps_.
[322] Lettre du 1^{er} juillet 1867.
[323] Situé dans la commune de Cabriès, canton de Gardanne,
arrondissement d’Aix (Bouches-du-Rhône).
[324] Le château de Pradine, commune de Grambois, canton de Pertuis,
arrondissement d’Apt (Vaucluse).
[325] Voir, dans les _Souvenirs d’un vieux mélomane_, le chapitre XVII,
_une Partie de boules, Souvenirs des vacances de 1866_. Pontmartin
y a placé une très exacte description de La Malle: «Sur l’ancienne
route royale d’Aix à Marseille, à une distance à peu près égale
entre la vieille capitale du Parlement et la nouvelle capitale de la
Méditerranée, à deux portées de fusil du Pin, autrefois relais de la
poste aux chevaux, aujourd’hui bureau de la poste aux lettres, on voit
une jolie maison de campagne, qui a l’esprit de n’être ni un château,
ni une villa, ni une _bastide_. De grands arbres, presque aussi vieux,
mais beaucoup plus beaux que des académiciens, d’élégants massifs de
marguerites, de dahlias et de chrysanthèmes, des allées plantées de
sycomores et de saphoras, une gracieuse façade se tournant à demi
du côté des champs et des collines, comme pour éviter les regards
indiscrets ou la poussière du grand chemin: entre la maison et la route
un quinconce d’ormeaux séculaires sur une terrasse séparée des passants
par une grille.»
[326] Joseph-Louis D’ORTIGUE, né à Cavaillon (Vaucluse) le 22 mai 1802,
mort à Paris le 20 novembre 1866. Il a fait la critique musicale dans
la _Quotidienne_, l’_Ère nouvelle_, l’_Opinion publique_, le _Journal
des Débats_, et publié plusieurs volumes de littérature et d’histoire
musicales: _la Sainte-Baume_, _le Balcon de l’Opéra_, _la Musique à
l’église_, _la Musique au théâtre_, etc.
[327] _Nouveaux Samedis_, t. IV, p. 148.
[328] Aurélien SCHOLL (1833-1902), auteur dramatique et journaliste.
Il a, pendant un demi-siècle, alimenté de ses _chroniques_ une
vingtaine de journaux, et il a créé une nuée de petites feuilles, la
_Silhouette_, le _Nain Jaune_, le _Club_, le _Jockey_, le _Lorgnon_,
etc., etc.