[473] Augustin CANRON (1829-1888), né et mort à Avignon, n’a guère vécu

ailleurs et se serait senti dépaysé partout, sauf dans les deux Romes,

celle du Rhône et celle du Tibre. Il était le principal rédacteur de

l’_Union de Vaucluse_. Son instruction était grande en toutes choses,

mais, en histoire locale, elle était prodigieuse. Il avait déchiffré et

classé tous les manuscrits de la région. Sa verve était à la hauteur

de sa science, et quelquefois même elle lui nuisait: on l’accusait, à

l’occasion, d’avoir inventé ce qu’il avait véritablement découvert.

Catholique ardent, liturgiste consommé, sa piété très italienne

n’excluait pas une grande liberté de langage quand il s’agissait de

juger les évêques et les curés dans leurs rapports avec le pouvoir

civil. En somme, personnage très intéressant, et peut-être encore plus

amusant. Il avait le mérite de conserver une inaltérable gaieté au

milieu d’une existence qui n’était qu’une lutte contre la pauvreté. Peu

d’hommes ont plus honoré que lui, par son talent, son désintéressement

et sa fidélité, la presse monarchique de province.

[474] Voir l’_Appendice_, à la fin du volume.

[475] Le P. Victor DELAPORTE, né le 6 novembre 1846 à Saint-Vandrille

(Orne). Ses deux volumes de _Récits et légendes_ ont eu onze éditions.

Une troisième série, _A travers les âges_, a obtenu un égal succès.

On lui doit aussi des drames en vers, _Loc’h Maria_, _Saint Louis_,

_Tolbiac_, _Pour l’Honneur_, _Patria_, etc., ainsi que plusieurs

volumes de critique littéraire: _Du Merveilleux dans la littérature

française sous le règne de Louis XIV_; _L’Art poétique de Boileau_,

commenté par Boileau et ses contemporains; les _Études et Causeries

littéraires_, etc.

[476] _Causeries littéraires_, 3 volumes; _Causeries du Samedi_, 3

vol.; _Semaines littéraires_, 3 vol.; _Nouveaux Samedis_, 20 vol.;

_Souvenirs d’un vieux critique_, 8 volumes.

[477] _Souvenirs d’un vieux critique_, tomes IX et X; _Derniers

Samedis_, 3 volumes.

[478] Notice sur Armand de Pontmartin, en tête des _Épisodes

littéraires_.

[479] _Nouveaux Samedis_, t. IX, p. 317.

[480] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. V, p. 178.

[481] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. X, p. 197.

[482] La comtesse Diane de Beausacq.

[483] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. V, p. 132.

[484] _Nouveaux Samedis_, t. IV, p. 211.

[485] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. II, p. 296.

[486] _Semaines littéraires_, t. II, p. 333.

[487] _Nouveaux Samedis_, t. VIII, p. 330.

[488] _Nouveaux Samedis_, t. XVII, p. 155.

[489] _Nouveaux Samedis_, t. XIX, p. 362.

[490] _Nouveaux Samedis_, t. XX, p. 1.

[491] _Nouveaux Samedis_, t. XIX. p. 227.

[492] _Nouveaux Samedis_, t. XII, p. 1.

[493] _Nouveaux Samedis_, t. XVII, p. 279.

[494] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. VIII, p. 1.

[495] _Nouveaux Samedis_, t. III, p. 267.

[496] _Causeries littéraires._—_Semaines littéraires._—_Nouveaux

Samedis._

[497] Voir ci-dessus, page 369.

[498] _Géorgiques_, livre IV.

[499] Le livre fut saisi, et, pour arrêter les poursuites, il ne fallut

rien moins que l’intervention de Gambetta. Je lis, à ce sujet, dans

une lettre de Pontmartin à M. Jules Claretie, du 3 janvier 1875: «Que

dites-vous de l’ami Barbey? Cette fois, c’est trop fort. Quand je

conseillais la tolérance à ce fougueux absolutiste, je ne m’attendais

pas à le voir conduire Joseph de Maistre dans une de ces maisons qui

empruntent leur sous-titre à la plus belle des vertus chrétiennes.

C’est dommage, car à ne juger son livre qu’en artiste, avec le

dilettantisme impassible qu’on apporterait, par exemple, au musée

secret de Naples, ce diable d’homme—66 ans—n’avait jamais rien fait de

si fort. _Le Rideau cramoisi_, _Une Vengeance de femme_, et surtout _Un

Dîner d’Athées_, sont trois magnifiques cantharides. Figurez-vous qu’au

moment où j’ai appris la saisie, j’allais en parler, et je comptais

plaider la _Possession_, comme on l’entendait au Moyen Age.»

[500] Pontmartin m’écrivait, des Angles, le 4 décembre 1879: «A peine

avais-je fait partir ma dernière lettre, que je me suis reproché de

vous avoir parlé de M. Barbey d’Aurevilly avec cette amertume et de ce

ton tranchant qui me va si mal. Royalistes et catholiques, la charité

chrétienne est pour nous, en pareil cas, non seulement une vertu, mais

une habileté, en face de tant d’ennemis acharnés contre nos croyances.

Mes bonnes résolutions ont persisté... 24 heures. Un de mes amis

avignonnais, vieux, spirituel et lettré, est venu me voir, levant les

yeux au ciel, agitant un journal au-dessus de sa tête, se livrant à une

pantomime qui traduisait le: «Où allons-nous?» de J. Prudhomme. C’était

un n^o de _Paris-Journal_ (21 novembre), renfermant un feuilleton de

B. d’Aur... sur _le Mariage de Figaro_. Mon ami, après m’avoir demandé

une tasse de tilleul pour calmer ses nerfs, m’a lu le passage suivant:

«En regardant M^{lle} Reichenberg, en voyant, à _genoux_, aux _pieds_

de la comtesse, ces _jambes_ de femme qui ont leur _sexe_, je pensais

aux _jambes_ sans sexe qu’il faudrait (je ne note que des indigences)

à cette charmante et incertaine créature d’entre les deux _sexes_,

qui s’appelle Chérubin; je songeais à ces jambes _si voluptueusement

hermaphrodites_(!!) que Raphaël donne à ses _archanges_, et que montre

en ce moment à tout Paris cette merveille d’Emma Juteau, _l’acrobate_

du Cirque.» Pas de commentaires, cher ami; mais encore un remerciement

et une cordialissime poignée de main.»—Ce jour-là, on le pense bien, je

n’essayai même pas de plaider les circonstances atténuantes en faveur

de Barbey d’Aurevilly.

[501] Lettre du 24 octobre 1879.

[502] François-Victor FOURNEL (1829-1894), érudit, critique et

romancier; ses principaux ouvrages sont: _les Contemporains de

Molière_, _la Littérature indépendante_, _les Rues du vieux Paris_,

_l’Ancêtre_, _le Roman d’un père_, _Esquisses et croquis parisiens_.

[503] Lettre du 1^{er} novembre 1865.

[504] Cuvillier-Fleury demeurait à Passy, avenue Raphaël, 4.

[505] _Journal des Débats_ du 28 novembre 1897.

[506] Parce qu’il était Nimois et aussi parce qu’il a beaucoup de

talent et qu’il est un parfait galant homme, M. Gaston Boissier est

un des écrivains dont Pontmartin a toujours parlé avec le plus de

sympathie. Voy. _Nouveaux Samedis_, t. III.

[507] Voici les titres des sept nouvelles qui composent ce volume: _les

Feux de paille_; _le Point d’orgue tragique_; _l’Impasse_; _English

Spoken_; _la Veillée_; _la Véritable auberge des Adrets_; _Rachel à

trois époques_.

[508] Lettre du 11 novembre 1886.

[509] Les _Épisodes littéraires_ ont paru dans le _Correspondant_ des

25 octobre, 10 et 25 novembre, 10 et 25 décembre 1889, 10 janvier et 10

mai 1890.

[510] Ci-dessus chapitre VII, p. 130.

[511] Il fut publié dans la _Gazette de France_ du 23 mars.—Au moment

de sa mort (29 mars), Pontmartin avait _dix-huit_ articles d’avance aux

bureaux de la _Gazette_. Ils parurent sans interruption pendant quatre

mois. Le dernier, publié le 2 août 1890, est consacré au volume de M.

Henry Houssaye sur _Aspasie, Cléopâtre,

Théodora_. On le trouvera au tome I des _Derniers Samedis_; il est daté

du 8 mars 1890.]

[512] _Derniers Samedis_, t. II, p. 372.

[513] _Nouveaux Samedis_, t. I, p. 114.

[514] _Notice sur Armand de Pontmartin._

[515] Le R. P. Elie Bonnet, de la Compagnie de Jésus. Il avait été

aumônier militaire en Algérie, puis à Avignon pendant les cinq ou six

ans où nos garnisons eurent des aumôniers. Il est mort au collège de

Mongré (Rhône) en mars 1895.

[516] Le 19 mars.—_Joseph_ était l’un de ses prénoms, et aussi celui de

l’oncle qui l’avait tant aimé.

[517] _Bulletin de l’Association amicale des anciens élèves de l’École

libre de Saint-Joseph d’Avignon._ Juin 1890.

[518] 28 mars.

[519] Lettre du 2 avril 1890.

[520] Ci-dessus, page 458.

Armand de Pontmartin, sa vie et ses oeuvres, 1811-1890 · 第 35 / 35 段