[35] Le marquis Auguste de Cambis-d’Orsan (1781-1860), député de

Vaucluse le 15 novembre 1830, réélu le 5 juillet 1831, puis le 21 juin

1834; pair de France le 3 octobre 1837.

[36] Jean-Antoine Renouvier (1777-1863), député de Montpellier de 1827

à 1834; père de M. Jules Renouvier, l’archéologue, et de M. Charles

Renouvier, le philosophe.

[37] Plus tard professeur d’histoire au collège Louis-le-Grand, et

auteur d’une excellente _Histoire du règne de Louis XIV_, couronnée par

l’Académie française. (Grand prix Gobert.)

[38] Emmanuel Daudé d’Alzon, né en 1811, comme Pontmartin, mort le 21

novembre 1880. Voir sur lui _Souvenirs d’un vieux critique_, t. I, p.

325-340.

[39] Henri-François-Marie-Auguste, comte de Cambis-d’Orsan, fils du

marquis, né le 8 juin 1810; élu député d’Avignon le 13 août 1842, réélu

le 1^{er} août 1846. Il mourut le 24 août 1847.

[40] François-Frédéric Poncelet (1790-1843). Il avait publié en 1827 un

ouvrage qui se rattachait à ses préoccupations musicales et qui a pour

titre: _Privilèges de l’Opéra_. On lui doit aussi un _Cours d’histoire

du droit romain_ et un _Précis de l’histoire du droit civil français_.

[41] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. III, p. 70, 1883.

[42] Causerie du 22 août 1887, _Souvenirs d’un vieux critique_, t. X,

p. 104 et 106.

[43] Lamartine, _Des Destinées de la poésie_.

[44] Jules Janin, _Histoire de la littérature française_, 1829.

[45] _Guillaume Tell_ a été représenté pour la première fois le 3 août

1829; le _More de Venise_, le 24 octobre 1829; _Fra Diavolo_, le 28

janvier 1830; _Hernani_, le 25 février 1830. Les _Orientales_ et le

_Dernier jour d’un condamné_, de Victor Hugo, sont des premiers mois de

1829, ainsi que l’édition complète et définitive des _Poèmes_ d’Alfred

de Vigny. Les _Orientales_ parurent au mois de janvier 1829, le

_Dernier jour d’un condamné_ au mois de février, les _Poèmes_ de Vigny

au mois de mai.

[46] Les _Contes d’Espagne et d’Italie_ furent publiés en janvier 1830,

les _Consolations_ en mars, les _Harmonies_ le 14 juin. Les _Poésies_

de Théophile Gautier furent mises en vente dans les derniers jours de

juillet; nous les trouvons en effet inscrites sous le n^o 4270 de la

_Bibliographie de la France_ du 31 juillet 1830.

[47] La première édition des _Scènes de la vie privée_ a été publiée au

mois d’avril 1830. _Les Chouans_ avaient paru au mois de mars 1829.

[48] Paul Huet était né le 3 octobre 1804. Il mourut le 9 janvier

1869. «Paul Huet, dit Théophile Gautier (_Portraits contemporains_),

représente dans le paysage le rôle romantique, et il a eu son influence

au temps de la grande révolution pittoresque de 1830. Sa manière de

concevoir le paysage est très poétique et se rapproche un peu des

décorations d’opéra par la largeur des masses, la profondeur de la

perspective et la magie de la lumière... Nul n’a saisi comme lui la

physionomie générale d’un site, et n’en a fait ressortir avec autant

d’intelligence l’expression heureuse ou mélancolique.»

[49] T. I, p. 129-149.

[50] _Le Correspondant_ du 12 mars 1830.

[51] _Nouveaux Samedis_, t. XIII, p. 352.

[52] La population de Paris n’était alors que de 645,698 âmes; le

nombre des décès fut donc de plus de 23 par 1000 habitants. Le chiffre

de 18,406 s’appliquant aux seuls décès administrativement constatés, le

chiffre réel a dû être plus élevé.

[53] Tome I, p. 212-224.

[54] _L’Époque sans nom_, _Esquisses de Paris_ (1830-1833), par M. A.

BAZIN, t. II, p. 270.

[55] Père de M. Paul Thureau-Dangin, membre de l’Académie française.

[56] Voir _Monsieur Thureau-Dangin, vice-président général de la

Société de Saint-Vincent de Paul_. _Notes et Souvenirs, 1811-1893._—Je

lis à la page 8 de cette Notice: «M. Thureau fit son droit et c’est

vers cette époque qu’il eut des relations d’amitié avec quatre jeunes

gens à peu près de son âge qui ont laissé un nom dans les lettres et

dans la politique: Louis Veuillot, Pontmartin, Montalembert et Léon

Cornudet.»

[57] Louis-Gabriel-Eugène, baron Pertuis de Montfaucon (1790-1842).

Nommé député du premier collège de Vaucluse (Avignon) le 13 juin 1840,

il venait d’être réélu le 9 juillet 1842, lorsqu’il mourut (16 juillet)

avant d’avoir pu reprendre séance. Il fut remplacé par Henri de Cambis.

[58] _Nouveaux Lundis_, t. II, p. 2.

[59] SAINT-PRIEST (Emmanuel-Louis GUIGNARD, vicomte de), né à Paris le

6 décembre 1789, mort au château de Lamotte (Hérault), le 27 octobre

1881. Il suivit sa famille à Saint-Pétersbourg lors de l’émigration

et, en 1805, entra dans l’armée russe où il servit jusqu’à la chute

de Napoléon. Colonel en 1814, il fut fait prisonnier; l’ordre de le

fusiller, envoyé par l’Empereur, fut intercepté par les Cosaques. Il

s’échappa, servit avec ardeur la cause du gouvernement royal, tenta

pendant les Cent-Jours de soulever les populations du Midi, s’embarqua

à Marseille à la nouvelle de la capitulation de la Palud, fut pris par

un corsaire de Tunis, et, après quelques semaines de captivité, put

gagner l’Espagne et rentrer à la seconde Restauration. Il fut alors

nommé maréchal de camp, gentilhomme d’honneur du duc d’Angoulême et

inspecteur d’infanterie. En 1823, il prit part à la campagne d’Espagne,

où sa conduite lui valut le grade de lieutenant général. Ambassadeur à

Berlin (1825), puis à Madrid (1827), il négocia le traité par lequel

l’Espagne s’engageait à rembourser à la France, par annuités de 4

millions, sa dette de 80 millions. Au mois d’août 1830, il donna sa

démission et fut nommé par le roi Ferdinand VII grand d’Espagne et

duc d’Almazan. Devenu l’un des conseillers de la duchesse de Berry,

il fut l’un des principaux organisateurs de la tentative royaliste de

1832. Après son acquittement, il alla rejoindre _MADAME_ en Italie.

Élu en 1849 représentant de l’Hérault à Assemblée législative, il

devint l’un des chefs de la majorité. Sous le second Empire, il fut

l’un des serviteurs les plus zélés et les plus intelligents du comte

de Chambord, qui lui écrivit en 1867, sur la situation politique, une

lettre qui eut un grand retentissement.

[60] Voir le chapitre I, p. 16.

[61] M. de Saint-Priest allait, en effet, être traduit en

cour d’assises, ainsi que les autres prévenus de l’affaire du

_Carlo-Alberto_, M. de Kergorlay père et le comte de Mesnard, tous les

deux anciens pairs de France, M. de Kergorlay fils, M. Adolphe Sala,

M. de Bourmont fils, M^{lle} Mathilde Lebeschu, M. Antoine Ferrari,

Génois, subrécargue du _Carlo-Alberto_. Ils comparurent, le 25 février

1833, devant le jury de Montbrison (Loire). Étaient poursuivis, en

même temps qu’eux, les prévenus de «la Conspiration de Marseille», MM.

de Bermond, de Candolle, de Lachaud, Layet de Podio, François Esig et

Ganail. Les débats se terminèrent, le 15 mars, par l’acquittement de

tous les accusés.

[62] LE CADUCÉE. _Souvenirs marseillais, provençaux et autres_ (par M.

Cauvière), t. IV, p. 206,—1880.

[63] Henri Abel, né à Aix le 15 juillet 1796, mort à Marseille le 19

novembre 1861. Au milieu de ses travaux de polémiste, il a trouvé le

temps de composer une _Histoire de France_ en cinq volumes.

[64] Attaché à la _Gazette du Midi_ dès 1832, Eugène Roux remplaça

Henri Abel comme rédacteur en chef et conserva la direction du journal

jusqu’à sa mort, en mars 1877.

[65] LABOULIE (Joseph-Balthazar-Gustave de) (1800-1867), avocat au

barreau d’Aix, député de Marseille de 1834 à 1837, représentant

des Bouches-du-Rhône à l’Assemblée constituante et à l’Assemblée

législative. Doué d’un rare talent de parole, il obtint de grands

succès de tribune, et fut, avec M. de Larcy, le meilleur lieutenant de

Berryer.

[66] Maire de Marseille avant 1830; homme bienfaisant et tout dévoué à

sa ville; éloge qui, du reste, pour les maires de la Restauration, est

presque une banalité.

[67] Esprit REQUIEN, né à Avignon en 1788, mort à Bonifacio dans un

voyage d’herborisation le 30 mai 1851. Il a fondé et donné à la ville

d’Avignon un Musée d’histoire naturelle qui porte son nom. Sans se

mêler aux luttes politiques et tout en ayant des amis dans tous les

partis, il a constamment gardé l’attitude et le nom de ce que l’on

appelait un vieux _blanc_.—Voir, sur M. Requien, les _Mémoires_ de

Pontmartin, t. II, p. 55 et suivantes et les _Nouveaux Samedis_, t. X,

p. 210 et 371.

[68] _Revue des Deux Mondes_ du 15 août 1834.

[69] Jean-Baptiste-Pierre LAFITTE (1796-1879), auteur dramatique et

romancier. De ses nombreuses pièces de théâtre, deux surtout eurent du

succès, _Jeanne Vaubernier_ (1832) et _le Pour et le Contre_ (1852).

Il composa plusieurs romans historiques, dont deux, _le Docteur rouge_

(1844) et _le Gantier d’Orléans_ (1845), furent justement remarqués.

Mais ce qui le sauvera de l’oubli, ce sont les _Mémoires_ du comédien

_Fleury_ (6 volumes in-8^o, 1835-1837), ouvrage spirituel et agréable,

dont il fut le rédacteur.

[70] 11, 15, 22, 29 décembre 1836; 9 et 19 mars 1837.

[71] Voy. Jules Janin, _Histoire de la littérature dramatique_, t. VI,

p. 191.

[72] _Mes Mémoires_, t. II, p. 127.

[73] _Messager de Vaucluse_, du 22 décembre 1836.

[74] Le 10 février 1829.

[75] _Messager de Vaucluse_, du 9 mars 1837.

[76] _Messager de Vaucluse_, 29 juin et 9 juillet 1837.

[77] _Messager de Vaucluse_, 30 juillet et 6 août 1837.

[78] Joseph Eugène PONCET (1791-1866). Incorporé en 1813 dans le 4^e

régiment des gardes d’honneur, il se distingua à Leipzig, reçut la

croix de la Légion d’honneur et fit la campagne de France en 1814.

Sous la Restauration, il se livra au commerce et conquit une situation

importante. Après la révolution de Juillet, il devint colonel de la

garde nationale, adjoint au maire, président du tribunal de commerce,

conseiller général de Vaucluse. Il fut député de 1837 à 1840 et deux

fois maire d’Avignon (1843 à 1847 et février à décembre 1852).

[79] M. Charles de Lacombe, dans sa _Vie de Berryer_, pourtant si

complète, n’a rien dit de cette candidature avignonnaise de l’illustre

orateur.

[80] Claude-Marie-Charles DEPLACE, entré dans la Compagnie de Jésus le

7 septembre 1824. Il professa la rhétorique dans plusieurs collèges,

notamment à Saint-Acheul en 1828, avant les Ordonnances; puis, en

1833, au Passage, en Espagne. Il quitta l’Ordre vers 1838 et se voua

entièrement à la prédication, où il obtint de très grands succès.

L’abbé Deplace est mort à Vichy le 19 juillet 1871.

[81] Janvier et novembre 1838.

[82] Février 1838.

[83] Mars 1838.—Les _deux voyageurs_ étaient George Sand et Alfred de

Musset. Dans sa pièce, écrite au moment de leur départ pour Venise

(décembre 1834), Pontmartin exprimait l’espoir, peut-être un peu naïf,

de les voir revenir bientôt «aux croyances religieuses, aux régions

certaines et à Celui qui ne trompe pas».

[84] Première esquisse de l’une de ses meilleures nouvelles, _les Trois

Veuves_.—Voir le volume des _Contes d’un planteur de choux_.

[85] _Les Écrivains modernes de la France_, par J. Chaudes-Aigues.

[86] Mars 1838.—L’_Album d’Avignon_, t. I, p. 169 et suivantes.

[87] Joseph MICHAUD (1767-1839), fondateur de la _Quotidienne_, auteur

du _Printemps d’un proscrit_ et de l’_Histoire des Croisades_, membre

de l’Académie française.

[88] François POUJOULAT (1800-1880), rédacteur de la _Quotidienne_

et de l’_Union_, représentant du peuple de 1848 à 1851, auteur de la

_Correspondance d’Orient_ (en collaboration avec Michaud) et d’un

grand nombre d’ouvrages historiques justement estimés: _Histoire de

Jérusalem_; _Histoire de saint Augustin_; _le Cardinal Maury_; _le

Père de Ravignan_; _Vie de M^{gr} Sibour_; _Vie du Frère Philippe_;

_Histoire de la Révolution française_; _Histoire de France depuis 1814

jusqu’à 1865_, etc., etc.

[89] _Nouveaux Samedis_, t. XX. p. 152.

[90] Lettre du 20 octobre 1886.

[91] Au tome II de ses _Mémoires_, p. 141-153, Pontmartin parle assez

longuement de ce duel; seulement il le place, non en 1839, qui est

la vraie date, mais en 1834. Il appelle Deretz FABRICE DERVIEUX et

transforme _la Mouche_ en _Ruche vauclusienne_. Il indique, comme l’un

de ses témoins, M. GUY D’AVERTON; c’est le frère de Guy, Frédéric,

ancien officier de la garde royale, qui servit de second à Pontmartin

dans ce duel, moins épique assurément que le duel de Roland et

d’Olivier en cette même île de la Barthelasse:

Ils sont là tous les deux dans une île du Rhône......

[92] _Gazette des Tribunaux_ du 21 juin 1839.

[93] Pontmartin, au tome II de ses _Mémoires_, p. 278, dit que les

prévenus «eurent pour avocats MM. de Laboulie et Dugabé». M. Dugabé

ne plaida point à Avignon; mais l’affaire étant venue en appel, selon

la législation alors en vigueur, devant le tribunal correctionnel de

Carpentras (8, 9 et 10 août 1839), M^e Dugabé prit place cette fois sur

le banc des défenseurs, à côté de M^e de Laboulie. Il était le premier

avocat du barreau de Toulouse, comme Laboulie était le premier avocat

du barreau d’Aix. Les électeurs de l’Ariège (Foix) l’envoyèrent à la

Chambre des députés, où il siégea du 21 juin 1834 au 24 février 1848.

[94] _Gazette des Tribunaux_ du 4 juillet 1839.

[95] _Mes Mémoires_, t. II, p. 280.

[96] Chaque livraison de l’_Album_ se terminait par un article qui,

sous le titre de _Mosaïque_, n’était autre chose qu’une causerie

littéraire et politique.

[97] Michaud était mort à Passy le 30 septembre 1839.

[98] Le _Livre des Orateurs_, par TIMON (M. de Cormenin), t. II, p. 231.

[99] _Notes sur M. Royer-Collard_, par son neveu M. Genty de Bussy,

député du Morbihan.

[100] _Œuvres complètes de Henri Fonfrède_, t. X, p. 213.

[101] _Lettres de X. Doudan_, t. II, p. 346.

[102] _Journal des Débats_, 16 novembre 1839.

[103] Le cas devait en effet se réaliser. Berryer fut élu le 12 février

1852; il siégeait encore sous la coupole quand M. Cuvillier-Fleury fut

nommé le 12 avril 1866.

[104] _Provence_, par Adolphe Dumas (12 juillet 1840); _Peintures

d’Eugène Devéria à Avignon_ (24 juillet 1840); _Mathilde_, par Eugène

Sue; _Colomba_, par Prosper Mérimée (15 août 1841); _Milianah_, par

Joseph Autran (1^{er} juin 1842), etc., etc.

[105] _Le Puff en province_ (29 octobre 1840); _l’Angleterre en France_

(10 janvier 1841); _Euterpe en voyage_ (19 août 1843), etc., etc.

[106] 4 octobre 1842.

[107] 6 et 7 janvier, 10 et 11 février 1843.

[108] Jean-Toussaint MERLE (1785-1852), auteur dramatique et

journaliste. Directeur du théâtre de la Porte-Saint-Martin de 1822 à

1826, il fut le mari de M^{me} Dorval.

[109] Le 25 novembre 1755, le Rhône grossit de dix-huit pieds dans une

nuit.

[110] Le vicomte Édouard WALSH était directeur de la _Mode_ depuis

le 25 septembre 1835. Il était le fils du vicomte Joseph Walsh,

l’auteur des _Lettres vendéennes_ (1825), du _Fratricide ou Gilles de

Bretagne_ (1827), du _Tableau poétique des Fêtes chrétiennes_ (1836),

des _Journées mémorables de la Révolution française_ (1839-1840), des

_Souvenirs de Cinquante ans_ (1844), etc.

[111] M^{lle} Cécile de Montravel était née, le 16 novembre 1819,

au château de la Bastide de Sampzon, près Vallon, arrondissement de

Largentière (Ardèche).

[112] M^{me} de Larochette mourut à 81 ans en 1849. Après sa mort, le

Plantier échut à sa fille cadette; M. et M^{me} de Montravel durent se

transporter dans une autre propriété qu’ils avaient achetée dans les

environs, un peu au nord d’Annonay. Cette nouvelle résidence s’appelait

la Mûre. De 1851 à 1862, Pontmartin y a fait chaque été un séjour de

plusieurs semaines; puis deux séjours en 1864 et deux autres en 1868.

[113] Voir sur cette chapelle les pages que lui a consacrées Pontmartin

dans son écrit sur _le Père Félix_ (1861), p. 19-21.

[114] Cet hôtel occupait, rue Neuve-Saint-Augustin, les anciens

appartements du maréchal de Richelieu.

[115] _Correspondance de Lamartine_, t. III.

[116] Jules Sandeau était né le 19 février 1811. Il mourut le 24 avril

1883.

[117] Le fils de Jules Sandeau, devenu un brillant officier de marine,

rentrait au pays après une campagne dans l’Extrême-Orient, lorsqu’il

mourut d’une maladie contractée au service de la France. Son père, en

arrivant à Toulon, n’y retrouva plus qu’un cadavre.

[118] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. IV, p. 39.

[119] Voici les titres des principales: en 1846, _Clarisse Harlowe_, de

Jules Janin; _Nélida_, de Daniel Stern; _Passé et Présent_, de Charles

de Rémusat; _la Cousine Bette_, de Balzac; _Madeleine_, de Jules

Sandeau. En 1847, _Petite Causerie à propos d’une grande Histoire_ (les

_Girondins_, de Lamartine), etc., etc.

[120] En 1847, Pontmartin fit le _Salon_ (26 mars et 26 avril).

[121] 15 juin 1846.

[122] 26 décembre 1847.

[123] Octobre, novembre et décembre 1847.

[124] Aujourd’hui rue Cambon.

[125] M. Duchâtel.

[126] Le marquis de Cambis.

[127] J’ai eu l’honneur de connaître M. Edmond Leclerc dans ses

dernières années. C’était l’esprit le plus fin et le cœur le plus

noble, type accompli de l’honnête homme. Il était le beau-frère du

vicomte Henri Delaborde, secrétaire perpétuel de l’Académie des

Beaux-Arts.—Voir dans la _Correspondance_ de Louis Veuillot, t. I, ses

lettres à _M. Edmond Leclerc_.

[128] P. 351-354.

[129] Il parut dans la _Revue des Deux Mondes_ (juin-août 1846).

[130] _Le Puff._ Elle fut représentée le 22 janvier 1848.

[131] On s’étonnera peut-être de ne pas trouver ici le nom de George

Sand. Elle avait cessé en 1841 d’écrire à la _Revue_, et elle ne reprit

sa collaboration que dix ans après, en 1851.

[132] M. Victor de Mars, gérant de la _Revue_.

[133] _Nouveaux Samedis_, t. XV. p. 279.

[134] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. V, p. 317.

[135] François-Henri-Joseph BLAZE, dit CASTIL-BLAZE (1784-1857), était

né à Cavaillon (Vaucluse). Sa fille Christine, sœur de Henri Blaze de

Bury, avait épousé M. Buloz.

[136] _Nouveaux Lundis_, t. II, p. 3.

[137] On sait qu’on appelait ainsi, sous la Restauration et sous la

monarchie de Juillet, le palais des Tuileries.

[138] Articles des 2 et 7 avril 1848.

[139] 25 septembre 1848.

[140] 25 novembre 1849.

[141] Pages 111-209.

[142] M. de Genoude mourut à Hyères, le 19 avril 1849, âgé de

cinquante-sept ans.

[143] Alfred NETTEMENT (1805-1869), le plus fécond et l’un des plus

remarquables journalistes du XIX^e siècle.—Voir _Alfred Nettement, sa

vie et ses œuvres,_ par EDMOND BIRÉ. Un volume in-8^o, Librairie Victor

Lecoffre, 1901.

[144] Théodore MURET (1808-1866), auteur de l’_Histoire de l’armée de

Condé_, de l’_Histoire des Guerres de l’Ouest_, de l’_Histoire par le

Théâtre_, etc.

[145] Née de la fusion de la _France_ et de l’_Écho français_ avec la

_Quotidienne_, l’_Union_ avait commencé de paraître le 7 février 1847.

[146] Voir l’histoire complète de l’_Opinion publique_, dans mon volume

sur _Alfred Nettement, sa vie et ses œuvres_, chapitres XIV, XV et XVI.

[147] THÉODORE MURET, _Souvenirs et Causeries d’un journaliste_, t. I,

p. 198.

[148] Jacques-Honoré LELARGE, baron DE LOURDOUEIX (1787-1860). Il avait

été directeur des Beaux-Arts, Sciences et Lettres sous la Restauration,

qui le fit baron. Après la mort de M. de Genoude (avril 1849), il

quitta l’_Opinion publique_ pour devenir propriétaire et directeur de

la _Gazette de France_.

[149] Anne-Marie-Joseph-Albert, comte DE CIRCOURT, né en 1809, avait

donné, à la suite de la révolution de 1830, sa démission d’officier de

marine. Le 25 juillet 1872, il fut élu par l’Assemblée nationale membre

du Conseil d’État. Outre sa grande _Histoire des Arabes d’Espagne sous

la domination des Chrétiens_ (trois volumes in-8^o, 1845-1848), il a

publié, en 1852, _Décentralisation et monarchie représentative_, et, en

1858, la _Bataille d’Hastings_.

[150] Alphonse BERNARD, vicomte DE CALONNE (1818-1902). En 1848,

avant d’entrer à l’_Opinion publique_, il avait publié des brochures

de circonstance, les _Trois journées de Février_, le _Gouvernement

provisoire, histoire anecdotique et politique de ses membres_, et

il avait été un des rédacteurs du _Lampion_, journal suspendu par

le général Cavaignac (21 août 1848). Il essaya, avec le concours de

Xavier de Montépin et de Villemessant, de le remplacer par la _Bouche

de fer_, dont le premier numéro fut saisi le jour de son apparition.

En 1850, il fonda une feuille hebdomadaire, _le Henri IV, Journal

de la réconciliation_. Il devint, en 1855, directeur de la _Revue

contemporaine_. Sous le semi-pseudonyme de A. DE BERNARD, il a publié

un assez grand nombre de romans, dont les principaux sont: _Pauvre

Mathieu_, _les Frais de la Guerre_, _le Portrait de la marquise_, etc.

Devenu le doyen de la presse quotidienne, à quatre-vingt-trois ans il

donnait encore au _Soleil_ des articles sur les questions artistiques.

[151] THÉODORE MURET, _op. cit._, t. I, p. 201.

[152] _L’Opinion publique_ des 2, 4, 8 et 15 mars 1849.

[153] PONSON DU TERRAIL (Pierre-Alexis, vicomte DE), né près de

Grenoble, le 8 juillet 1829, mort à Bordeaux en janvier 1871.

[154] LOUIS MOLAND, né à Saint-Omer le 13 avril 1824, érudit et

romancier. Ses principaux ouvrages sont: _Peuple et roi au XIII^e

siècle_; _Origines littéraires de la France_; _Molière et la comédie

italienne_, etc.

[155] HENRI DE PÈNE, né à Paris le 25 avril 1830. Il fut en 1868, avec

M. E. Tarbé des Sablons, le fondateur du _Gaulois_. La même année, il

créa un autre grand journal politique, _Paris_, qui devint bientôt

_Paris-Journal_. Ses chroniques forment plusieurs volumes, publiés sous

les titres de _Paris intime_, _Paris aventureux_, _Paris mystérieux_,

_Paris effronté_, etc.

[156] _L’Opinion publique_ des 19 décembre 1849 et 17 janvier 1850.

[157] 3 mars 1851.

[158] L’_Opinion publique_ du 20 janvier 1850.

[159] Amédée DE NOÉ, dit CHAM (1819-1882). Il était le second fils du

comte de Noé, pair de France.

[160] Auguste LIREUX, né à Rouen vers 1819, mort à Bougival le

23 mars 1870. Journaliste infatigable, il créa à Rouen le petit

journal l’_Indiscret_; après quelques procès et duels, il vint à

Paris, dirigea la _Gazette des Théâtres_, fonda la _Patrie_ en 1841,

écrivit au _Courrier français_, à la _Séance_, au _Charivari_, au

_Messager des Théâtres_, fit de 1850 à 1855 le feuilleton dramatique

du _Constitutionnel_; quitta la littérature pour les affaires, où il

s’enrichit. Ses derniers journaux furent la _Bourse comique_ et la

_Semaine financière_. Directeur de l’Odéon, de 1842 à 1845, ce fut lui

qui reçut et fit jouer, le 22 avril 1843, la _Lucrèce_ de François

Ponsard.

[161] L’_Opinion publique_ du 17 décembre 1849.

[162] 9 avril 1850.

[163] 10 mai 1850.

[164] 13 juin 1850.

[165] 17 décembre 1848.

[166] 1^{er} octobre 1849.

[167] 8 juin 1851.

[168] 23 et 30 mars 1851.

[169] 19 novembre, 19 et 25 décembre 1851.

[170] 16 et 22 février, 2, 9 et 16 mars 1851.

[171] Leur publication y dura deux années, du 21 octobre 1848 au 3

juillet 1850.

[172] _Causeries du Lundi_, t. I. p. 406, et t. II. p. 138 et 505.

[173] 19, 20, 21, 22, 23 février 1850.

[174] 3 et 4 juin 1851.

[175] _La Mode_ des 5, 15 et 25 décembre 1849, 5 et 15 janvier 1850.

[176] Usine à gaz.

[177] M. Paul Rattier fut décoré pour l’héroïque bravoure qu’il avait

montrée en ces terribles journées.

[178] Lamartine prononça cette parole à la Chambre des députés, dans

son discours du 10 janvier 1839. «Mil huit cent trente, disait-il, n’a

pas su créer son action et trouver son idée. Vous ne pouviez pas faire

de légitimité: les ruines de la Restauration étaient sous vos pieds.

Vous ne pouviez pas faire de la gloire militaire: l’Empire avait passé

et ne vous avait laissé qu’une colonne de bronze sur une place de

Paris. Le passé vous était fermé; il vous fallait une idée nouvelle. Il

ne faut pas vous figurer, messieurs, parce que nous sommes fatigués des

grands mouvements qui ont remué notre siècle et nous, que tout le monde

est fatigué comme nous et craint le moindre mouvement. Les générations

qui grandissent derrière nous ne sont pas lasses, elles veulent agir et

se fatiguer comme nous. Quelle action leur avez-vous donnée? _La France

est une nation qui s’ennuie!_»

[179] M^{gr} Sibour.

[180] _L’Opinion publique_ du 18 janvier 1849.

[181] _L’Opinion publique_ du 20 janvier.

[182] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. III, p. 200.

Armand de Pontmartin, sa vie et ses oeuvres, 1811-1890 · 第 32 / 35 段