VERTPRÉ (Jenny), 31.
VÉRY, 108, 115, 156.
VEUILLOT (Louis), 130, 144, 160, 162, 169, 177, 191, 192, 193, 194,
204, 205, 206, 207, 209, 212, 227, 228, 229, 235, 244, 249, 271,
279, 404.
VIARDOT (Pauline GARCIA, dame), 441.
VIBERT, peintre, 383.
VIEL-CASTEL (baron Louis de), 403, 407, 410, 417, 418, 420.
VIENNET (Jean-Pons-Guillaume), 101, 153, 171, 175, 392, 394, 414.
VIGNE (M^{gr}), 457, 463, 497.
VIGNY (Alfred de), 53, 74, 78, 122, 260, 435, 471.
VILLELUME-SOMBREUIL (comte de), 19.
VILLEMAIN (Abel), 41, 46, 47, 48, 49, 50, 54, 153, 171, 172, 174, 235,
260, 323, 391, 396, 397, 403, 441, 450, 471, 482.
VILLEMESSANT (Hippolyte CARTIER, dit DE), 136, 250, 315, 316, 317,
318.
VILLEMOT (Auguste), 250.
VIRGILE, 21, 27, 463, 483, 488, 489.
VITET (Ludovic), 49, 122, 154, 171, 174, 175, 407, 414, 415, 420, 423,
471, 482.
VOGÜÉ (comte de), 223.
VOGÜÉ (vicomte Eugène-Melchior de), 223, 365, 484.
VOILLET, dit VOILLET DE SAINT-PHILBERT, 132.
VOISINS (de), 166.
VOLNYS (Léontine FAY, dame), 31, 358, 368, 369.
VOLTAIRE, 41, 51, 55, 66, 89.
W
WALLACE (sir Richard), 347.
WALLON (Henri), 399.
WALSH (vicomte Édouard), 91, 105, 107, 109, 114, 115, 129, 156.
WALSH (vicomte Joseph), 105.
WALTER SCOTT, 54, 296.
WEISS (J.-J.), 355, 475, 482.
Z
ZOLA (Émile), 389, 424, 443, 462, 467, 468, 483, 486, 487, 489, 493.
TABLE DES MATIÈRES
CHAPITRE PREMIER
La Famille et l’Enfance (1811-1823).
Les _Ferrar_. Le traducteur du Tasse. Le comte Joseph-Antoine
et _Monsieur des Angles_. L’Émigration. En Ukraine.—Retour
aux Angles. L’_Oncle Joseph_. M. Eugène de Pontmartin et
M^{lle} Émilie de Cambis. La marquise de Guerry et _les Trois
Veuves_.—Naissance d’Armand de Pontmartin. L’hôtel de Calvière et
Mademoiselle de Sombreuil. La Mission de 1819 et le voyage de la
duchesse d’Angoulême. Virgile et M. Ract-Madoux. 1
CHAPITRE II
Les Années de collège (1823-1829).
Le voyage d’Avignon à Paris en 1823. Au 37 de la rue
de Vaugirard. Le collège Saint-Louis. Le catéchisme de
Saint-Thomas-d’Aquin et l’abbé de La Bourdonnaye.—MM. Roberge,
Étienne Gros et Vendel-Heyl. _Vox faucibus hæsit._—M. Valette
et M. Michelle. Le Concours général. Sainte-Beuve et les vers
latins.—Le jardin du Luxembourg, le salon du marquis de Cambis
et le salon du docteur Double. _Le comte Ory._ Les camarades de
Saint-Louis. Emmanuel d’Alzon et Henri de Cambis. 23
CHAPITRE III
L’École de Droit (1829-1832).
M. Poncelet ou le professeur _mélomane_. A la Sorbonne. Cours
de MM. Guizot. Villemain et Cousin.—Jules Janin et le _Siècle
de Charles X_. Les arts et les lettres en l’an de grâce 1829.
Le romantisme de Pontmartin.—L’atelier de Paul Huet et la
première représentation d’_Hernani_. Félix Lebertre et la
_Silhouette_. Le _Petit Plutarque français_. Le _Correspondant_.
Première rencontre de Pontmartin avec l’Académie. Mort de M.
Eugène de Pontmartin.—Mort de l’oncle Joseph. Le choléra.
La prédiction de Léonard Retouret et _le 19 avril 1832_.
La première représentation de la _Tour de Nesle_. Alfred
Thureau-Dangin.—Retour à Avignon. 46
CHAPITRE IV
Les Années d’Avignon (1833-1838).
La rue Violette et le baron de Montfaucon. Un maire d’autrefois.
Le Cercle de l’Escarène et le _Café Boudin_.—L’Affaire du _Carlo
Alberto_, le vicomte de Saint-Priest et la marquise de Calvière.
Les bureaux d’une feuille royaliste en 1833, Henri Abel et Eugène
Roux. Les _Revues littéraires_ de la _Gazette du Midi_. Esprit
Requien et ses dîners du dimanche. Prosper Mérimée.—Le bonhomme
Joudou et le _Messager de Vaucluse_. M^{me} Dorval. Pontmartin
et le théâtre romantique. Les élections de 1837. Brochure sur
Berryer.—L’_Album d’Avignon_. Pages sur Alfred de Musset. Joseph
Michaud à Avignon. «Lisez du Voltaire.» 66
CHAPITRE V
Les Années d’Avignon (1839-1845).
_LA MOUCHE, journal des Salons._ Le journaliste Deretz. Un
duel dans l’île de la Barthelasse.—«L’Affaire d’Avignon».
MM. de Salvador, d’Averton et de Renoard. La garde nationale
d’Henri V. Gustave de Laboulie et M. Dugabé. Le président
Monnier des Taillades et le procureur du roi Rigaud. Le coût
d’un article et les _Mie Prigioni_ du gérant de la _Gazette
du Midi_.—Les _Causeries provinciales_ de la _Quotidienne_.
Berryer et l’Académie. Première rencontre de Pontmartin avec
Cuvillier-Fleury.—L’Inondation du Rhône à Avignon et aux Angles
en novembre 1840. La maison de la rue Banasterie et les _Mémoires
d’un notaire_. Pontmartin conseiller général. Le vicomte Édouard
Walsh et la _Mode_. Mariage d’Armand de Pontmartin. Le départ
pour Paris. 91
CHAPITRE VI
Les premières Années de Paris (1845-1848).
Rue Neuve-Saint-Augustin. Les bureaux de _la Mode_. Jules Sandeau
et le pavillon de la rue de Lille. _Contes et Rêveries d’un
Planteur de choux_. M^{me} Cardinal et le cabinet de lecture de
la rue des Canettes.—_La Mode_ en 1845. Les déjeuners chez Véry.
Joseph Méry et ses 365 sujets de roman. Rue de Luxembourg. Mort
de M^{me} Eugène de Pontmartin.—M. François Buloz, _Octave_ et la
succession de Gustave Planche. Le jardin de la rue Saint-Benoît,
Sainte-Beuve et son article des _Nouveaux Lundis_. 108
CHAPITRE VII
La République de Février.—L’Opinion publique (1848-1852).
Rue d’Isly. Sainte-Beuve et le 1^{er} janvier 1848. Le 24
février.—Fondation de l’_Opinion publique_.—Comment se faisait
un journal en l’an de grâce 1848.—Rédacteur en chef sans
appointements.—Les _Jeunes_ à l’_Opinion publique_.—Ponson du
Terrail et Henri de Pène.—Cham et Armand de Pontmartin.—Les
_Lettres d’un sédentaire_ et les _Mémoires d’Outre-Tombe_.—La
_Sixième du second de la première_.—Le 16 avril et le 15 mai.
Les journées de Juin. La barricade de la rue Lafayette, le
lieutenant Paul Rattier et le caporal Émile Charre.—Le ministère
de M. de Falloux et la Bibliothèque de Jules Sandeau.—Les
_Mémoires d’un notaire_.—L’Odyssée électorale de M. Buloz et les
marronniers des Angles.—La revision de la Constitution et le
conseil général du Gard. La Taverne de Richard-Lucas. Le coup
d’État du 2 décembre. Suppression de l’_Opinion publique_. 126
CHAPITRE VIII
La Revue contemporaine et l’Assemblée nationale.—Contes et
Nouvelles.—Causeries littéraires.—La Fin du procès (1852-1855).
Le marquis de Belleval ou un émule de M. de Coislin. La
_Revue contemporaine_. Un mot d’Henry Mürger. Alphonse de
Calonne.—L’_Assemblée nationale_. M. Adrien de La Valette
et M. Mallac. Le fils de Paul et de Virginie.—Les _Contes
et Nouvelles_. _La Marquise d’Aurebonne_ et le _Secret du
docteur_.—L’histoire d’_Aurélie_. _Georgette_ ou une sœur
d’Aurélie. Les _Nouveaux Lundis_. Où l’on voit Sainte-Beuve
_monter sur ses grands chevaux_. Où l’on voit encore comment les
petits pâtissent toujours des querelles des grands. Feu Edmond
Dupré. Ma première rencontre avec Armand de Pontmartin.—Le
premier volume des _Causeries littéraires_. Louis Veuillot et
Cuvillier-Fleury.—Le _Fond de la Coupe_, l’_Envers de la Comédie_
et la _Fin du Procès_. 167
CHAPITRE IX
Le Correspondant, l’Union et le Journal de Bruxelles.—Les deux
Érostrates.—La Mairie des Angles (1855-1862).
Le second volume des _Causeries littéraires_. L’article
sur Béranger. Lettre de Louis Veuillot à Pontmartin. Le 40
et le 44 de la rue du Bac. Le salon de Montalembert et les
soirées de Veuillot.—L’entrée au _Correspondant_. Pontmartin
et le théâtre.—_Les deux Érostrates._ Le _Spectateur_ et la
suppression de l’_Assemblée nationale_. L’entrée à l’_Union_.—La
Mûre et le château de Gourdan. La mairie des Angles. Un préfet
homme d’esprit. Lettre de Louis Veuillot.—Les _Variétés_ du
_Journal de Bruxelles_.—_Biographie du Père Félix._—Rentrée à la
_Revue des Deux Mondes_. Pontmartin en 1862. 204
CHAPITRE X
Les Jeudis de Madame Charbonneau (1862).
Jacques Lecoffre, Alfred Nettement et la _Semaine des
Familles_.—Le maire de Gigondas.—_Journal d’un Parisien en
retraite._—Modifications et retranchements.—L’Odyssée électorale
de _Strabiros_.—La mort de _Raoul de Maguelonne_.—Jules Sandeau
et H. de Balzac.—MM. Taxile Delord et Ernest Legouvé.—La lettre
au _Figaro_.—Léopold de Gaillard et Léo de Laborde.—Le _Diogène_
et M. Jules Claretie.—Les _Jeudis de Madame Martineau_.—Philinte
et Alceste.—_Caritidès_ et ses _Cahiers_.—Où Sainte-Beuve
adresse une invocation à _Jupiter hospitalier_.—La visite chez
_Marphise_.—M. Ferdinand Brunetière.—Lettre de Jules Janin.—Les
_Vrais jeudis de Madame Charbonneau_. 237
CHAPITRE XI
La Gazette de France.—Entre chien et loup.—Les nouveaux
Samedis.—Les Corbeaux du Gévaudan (1862-1867).
L’Avenue Trudaine.—Frédéric Béchard et Amable Escande.—L’entrée
à la _Gazette de France_.—M. Silvestre de Sacy.—_Entre chien
et loup._—La _Revue des Deux Mondes_ et la signature _F. de
Lagenevais_.—M. Challemel-Lacour et M^{gr} Dupanloup.—A Pradine,
chez Joseph Autran.—Alexandre Dumas fils et les _Idées de M^{me}
Aubray_.—Mort de Joseph d’Ortigue.—Aurélien Scholl, le _Nain
jaune_ et le _Camarade_.—Les menus de M. Bec.—Les _Courriers de
Paris_, de l’_Univers illustré_.—Pontmartin est cité par le P.
Félix en chaire de Notre-Dame.—Les _Nouveaux Samedis_, Arthur
de Boissieu et les _Lettres d’un Passant_.—Les _Corbeaux du
Gévaudan_.—Joseph Joubert.—Une lettre en vers. 267
CHAPITRE XII
La Revanche de Séraphine.—Les Traqueurs de dot (1868-1870).
Élection d’Autran à l’Académie. Chasses dans la Crau et la
Camargue.—M^{lle} Rachel et Ponsard, _Pernette_ et Victor de
Laprade.—M. Victorien Sardou et la _Dévote_. La _Revanche de
Séraphine_.—Mort de Lamartine et de Sainte-Beuve.—Les _Traqueurs
de dot_ et le _Figaro_.—L’Empire libéral. Prévost-Paradol.
La guerre et la _Marseillaise_, Paul Chevandier de Valdrôme.
Histoire d’une décoration. 301
CHAPITRE XIII
Les Lettres d’un intercepté.—Le Radeau de la Méduse.—Le Filleul
de Beaumarchais. La Mandarine (1870-1873).
La _Gazette de Nîmes_ et les _Lettres d’un intercepté_. M.
Gambetta. La _Journée d’un Proconsul_.—Cent jours à Cannes. La
_Décentralisation_ et le _Radeau de la Méduse_.—Mort de M^{me}
de Pontmartin. Le _Filleul de Beaumarchais_. Un mot de Louis
David.—Le comte d’Haussonville et Saint-Genest. Un Bûcheron
qui ne débite pas de fagots. La souscription nationale pour la
libération du territoire. Projet de Pontmartin. Le comte de
Falloux.—Hôtel Byron, rue Laffitte. La Taverne de Londres. M.
Thiers. L’_Homme Femme_ de Dumas fils. Au château de Barbentane.
Le toast de Mistral. _Entre voisins._ L’inondation du Rhône
en 1872.—Au Pavillon de Rohan. Une campagne au _Gaulois_. La
_Mandarine_. Le 24 mai 1873, Si le Roi n’avait rien dit! 327
CHAPITRE XIV
Les Élections de 1876.—L’Exposition de 1878. Souvenirs d’un vieux
mélomane (1874-1878).
L’_Union de Vaucluse_. La Politique en sabots. Mort de Jules
Janin. _Beati non possidentes!_—Les Élections de 1876. Rue et
hôtel de Rivoli. Le marquis de Besplas et le château de la
Garenne-Randon. Léontine Fay et le _THÉATRE DE MADAME_.—Mort de
Joseph Autran. Le Seize-Mai. Les articles sur M. Thiers.—Séjour à
Hyères. M^{gr} Dupanloup. La villa de Costebelle. La Messe à bord
du vaisseau-école le _Souverain_. Lettre de l’Évêque d’Orléans.
L’Exposition universelle et la rue de Passy.—_Promenade au Salon
de 1878_. Le _Barabbas_ de Charles Muller et l’_Apothéose_ de
M. Thiers. M^{lle} Sarah Bernhardt et le buste de M. Émile de
Girardin. Les _Souvenirs d’un vieux mélomane_. Article d’Henri
Lavedan. Pontmartin quitte Paris pour n’y plus revenir. 359
CHAPITRE XV
Pontmartin et l’Académie (1868-1878).
La _fièvre verte_. Le fauteuil de M. Empis. Lettre au _Figaro_.
Le fauteuil de Sainte-Beuve. Une page des _Jeudis_.—Lettres
de M. de Falloux, de Cuvillier-Fleury et de Joseph Autran.
Le _Non possumus_ de Pontmartin.—Le fauteuil de Saint-Marc
Girardin. _Fantaisies et Variations_ anti-académiques de M.
Bourgarel.—Nouvelle lettre de M. de Falloux. Où l’on voit que
Pontmartin était moins fort en calcul que feu Barrême.—Le
fauteuil de Jules Janin. La peau de chagrin... académique.
Le fauteuil d’Autran. M. Émile Zola se met en marche vers le
Palais-Mazarin. M^{gr} Dupanloup s’efforce de décider Pontmartin
à poser sa candidature. Pourquoi il ne s’est jamais présenté. 389
CHAPITRE XVI
Les Angles.—Mes Mémoires.—Souvenirs d’un vieux critique.—Le
millième article.—Les Noces d’or (1879-1887).
Description des Angles. Le cabinet de travail, les promenades,
les visiteurs. Soirées d’hiver. Évocation du passé.—_Delenda est
res... punica_. Pontmartin et la République conservatrice.—_Mes
Mémoires._ Le chapitre sur Berryer. Les _Souvenirs d’un vieux
critique_.—Le Millième article. L’Encrier de la _Gazette de
France_. Les deux Bustes. Les souscripteurs. Lettres de M^{gr}
de Dreux-Brézé, de Belcastel, Edmond Rousse, Désiré Nisard,
Emile Ollivier. Lettre de Pontmartin au directeur de la _Gazette
de France_.—Le critique et le romancier. La Correspondance de
Pontmartin. 432
CHAPITRE XVII
Les Dernières années.—Épisodes littéraires. La mort d’Armand de
Pontmartin (1888-1890).
La dixième série des _Souvenirs d’un vieux critique_ et les
_Péchés de vieillesse_. Une Revue qui paie royalement. M.
Frédéric Masson et _les Lettres et les Arts_.—Vingt-quatre
articles d’avance, _Episodes littéraires_.—Le dernier article,
M. Émile Zola et _la Bête humaine_. Un souvenir de Virgile.—La
dernière maladie. Visite de Léopold de Gaillard. Une mort
chrétienne. Les obsèques d’Armand de Pontmartin. 483
IMPRIMÉ
PAR
PHILIPPE RENOUARD
19, rue des Saints-Pères
PARIS
FOOTNOTES:
[1] _Mélanges de philosophie, d’histoire et de littérature_, par M.
Ch.-M. de Féletz, de l’Académie française, t. II, p. 124.
[2] Aujourd’hui commune de Pujaut, canton de Villeneuve-lès-Avignon
(Gard).
[3] Au mot _Ferrar_.
[4] Commune des Angles, canton de Villeneuve-lès-Avignon.
[5] François-Joseph DOUBLE (1776-1842). Membre de l’Académie de
médecine et de l’Académie des sciences, il refusa la pairie, en 1839,
parce que le Roi y mettait comme condition qu’il renoncerait à exercer
la médecine.
[6] Représentée sur le Théâtre-Français le 5 décembre 1823. Le rôle de
Danville fut créé par Talma et celui d’Hortense par M^{lle} Mars.
[7] Voy., sur le chevalier de Grave et sur son _Adresse aux citoyens_
en faveur de Louis XVI, le _Journal d’un bourgeois de Paris pendant la
Terreur_, par Edmond Biré, t. I, p. 337. M. de Grave publia en 1816 un
_Essai sur l’art de lire_.
[8] Voir les _Contes d’un planteur de choux_.
[9] M^{me} de Guerry, après la mort de son mari, entra dans la
congrégation dite de Picpus, consacrée à l’Adoration perpétuelle du
Saint-Sacrement sous l’invocation des Saints Cœurs de Jésus et de
Marie. Elle y était depuis plus de trente ans, lorsqu’en 1853, à la
suite de changements qu’elle considérait comme l’introduction d’une
règle nouvelle, elle abandonna la communauté avec soixante de ses
compagnes et résolut de porter dans une nouvelle maison l’intégrité
des statuts édictés par les fondateurs de la Congrégation. Le pape
Pie IX autorisa les religieuses séparées à vivre suivant l’ancienne
règle, mais leur défendit de recevoir des novices ou d’admettre à la
profession les novices qui les avaient suivies. C’est alors que M^{me}
de Guerry, reprenant son nom, son titre et l’habit du monde, redemanda
la fortune qu’elle avait apportée à la communauté de Picpus. Cette
fortune était estimée par elle à une somme d’environ 1.200,000 fr. M.
Émile Ollivier soutint devant les tribunaux la réclamation de M^{me}
de Guerry, qui fut combattue par M. Berryer au nom de la communauté.
Le tribunal de première instance de la Seine donna gain de cause à la
communauté; mais M^{me} de Guerry triompha devant la Cour impériale de
Paris (15 février 1858). Avant de mourir, elle s’est réconciliée avec
son ordre et lui a rendu la fortune qu’elle avait revendiquée contre
lui.—Sur le procès, demeuré célèbre, de la marquise de Guerry contre
la Congrégation de Picpus, voir les _Œuvres de Berryer_, _Plaidoyers_,
t. III, p. 153-310, et _l’Empire libéral_, par Émile Ollivier, t. IV,
p. 35-46.]
[10] _Ville d’Avignon._ _Extrait du Registre des Actes de l’état
civil._—«L’an mil huit cent onze et le dix-sept juillet, à neuf
heures du matin, par-devant nous Charles-Pierre-Paul Blanchetti,
adjoint du maire et d’icelui chargé par délégation des fonctions
de l’état civil de cette ville, est comparu en notre bureau
Monsieur Castor-Louis-Eugène Ferrar de Pontmartin, propriétaire
foncier, domicilié aux Angles (Gard) et demeurant en cette ville
d’Avignon, rue Sainte-Praxède, lequel nous a déclaré que Madame
Marie-Émilie-Aimée-Augustine-Henriette-Charlotte de Cambis, son épouse,
est accouchée le jour d’hier, à une heure et demie d’après-midi,
dans sa maison d’habitation, d’un enfant mâle qu’il nous a présenté
et auquel il a donné les prénoms d’Armand-Augustin-Joseph-Marie;
en présence de M. Joseph-François-Marie Ferrar de Pontmartin,
oncle paternel de l’enfant, âgé de vingt-neuf ans, et de M.
Augustin-Marie-Jacques-François-Luc de Cambis, âgé de trente ans, oncle
maternel de l’enfant, demeurant en cette ville, propriétaires fonciers;
et ont signé avec nous après lecture faite, les jour et an susdits.—_E.
de Pontmartin._—_J. Pontmartin._—_Aug. Cambis._—Blanchetti fils,
adjoint.»
A noter, dans cet acte, l’absence de tout titre, même pour le marquis
de Cambis; cela tient à ce que, sous l’Empire, les titres remontant
à l’ancien régime n’avaient pas de valeur légale. Si je fais cette
remarque, c’est uniquement pour aller au-devant de tout reproche
possible d’usurpation à l’adresse d’Armand de Pontmartin, si éloigné de
tout travers de ce genre et qui d’ailleurs, tout en se laissant donner
le titre de son grand-père, ne le prit lui-même que très rarement.—Un
mot sur ses quatre prénoms: _Joseph_ est celui du parrain, le cher
oncle paternel; _Augustin_, celui de la marraine, Augustine de Grave,
dame de Cambis, aïeule maternelle; celui de _Marie_ vient d’un usage
pieux, particulièrement en honneur à Avignon; celui d’_Armand_ vient du
culte que M. Eugène de Pontmartin et son frère, depuis l’émigration,
avaient voué à la famille de Polignac, et surtout au duc Armand, frère
aîné du prince Jules, le futur ministre de Charles X.
[11] Dans ses _Mémoires_ (t. I, p. 24), Pontmartin appelle _hôtel de
Bernis_ la maison habitée par ses parents jusqu’à leur départ pour
Paris, et que je viens de dénommer _hôtel de Calvière_. Les deux
désignations sont exactes, car l’hôtel appartenait indivisément au
marquis de Calvière et à sa sœur la comtesse René de Bernis. Chacune
de ces deux familles s’était réservé un appartement dans cette immense
demeure, et c’est ainsi que Pontmartin fut l’ami d’enfance du fils de
M. de Calvière et des deux fils de sa sœur.
[12] Par ordonnance royale parue au _Moniteur_ du 13 février 1820, M.
Decazes, président du conseil des ministres, avait été remplacé par le
duc de Richelieu.
[13] M^{lle} de Sombreuil fut-elle forcée par les égorgeurs de l’Abbaye
de boire un verre de sang pour racheter la vie de son père? La plupart
des historiens n’ont voulu voir là qu’une légende, Pontmartin lui-même
n’admettait qu’à demi cette tradition consacrée par Victor Hugo dans
une de ses plus belles Odes: «Ce que je crois vrai, dit-il dans ses
_Mémoires_, t. I, p. 24, c’est que le verre de sang lui fut présenté
par les massacreurs de Septembre, qu’elle le prit, qu’elle allait
le boire, et que, saisis d’un mouvement de pitié ou d’horreur, ces
monstres le répandirent à ses pieds.» Ce mouvement de pitié, les
massacreurs ne l’ont pas eu. C’est le poète des _Odes et Ballades_ qui
est dans le vrai. Comment, en effet, conserver un doute sur la vérité
de la tradition, en présence de l’attestation suivante, adressée à M.
Adolphe Granier de Cassagnac par le fils de M^{lle} de Sombreuil:
«Ma mère, Monsieur, n’aimait point à parler de ces tristes et affreux
temps. Jamais je ne l’ai interrogée; mais parfois, dans des causeries
intimes, il lui arrivait de parler de cette époque de douloureuse
mémoire. Alors, je lui ai plusieurs fois entendu dire que, lors de ces
massacres, M. de Saint-Mart sortit du tribunal devant son père et fut
tué d’un coup qui lui fendit le crâne; qu’alors elle couvrit son père
de son corps, lutta longtemps et reçut trois blessures.
«Ses cheveux, qu’elle avait très longs, furent défaits dans la lutte;
elle en entoura le bras de son père, et, tirée dans tous les sens,
blessée, elle finit par attendrir ces hommes. L’un d’eux, prenant un
verre, y versa du sang sorti de la tête de M. de Saint-Mart, y mêla du
vin et de la poudre, et dit que si elle buvait _CELA_ à la santé de la
nation, elle conserverait son père.
«Elle le fit sans hésiter, et fut alors portée en triomphe par ces
mêmes hommes.
«Depuis ce temps, ma mère n’a jamais pu porter les cheveux longs sans
éprouver de vives douleurs. Elle se faisait raser la tête. Elle n’a
jamais non plus pu approcher du vin rouge de ses lèvres, et, pendant
longtemps, la vue seule du vin lui faisait un mal affreux.
«_Signé_: comte DE VILLELUME-SOMBREUIL.»
(_Histoire des Girondins et des massacres de Septembre_, par A. GRANIER
DE CASSAGNAC, t. II, p. 225.)
[14] _Jean-François Périer, évêque d’Avignon_, par l’abbé ALBERT
DURAND, directeur au petit séminaire de Beaucaire.
[15] _Mes Mémoires_, par ARMAND DE PONTMARTIN, 1^{re} série, p. 31-33.
[16] T. I, p. 6-14.
[17] Aujourd’hui rue Bonaparte.
[18] En 1825, Armand de Melun était élève du collège de Sainte-Barbe,
dirigé par M. Henri Nicolle, frère de l’abbé Nicolle, recteur
de l’Académie de Paris. Intime ami du duc de Richelieu et aussi
désintéressé que lui, l’abbé Nicolle n’avait accepté le rectorat qu’à
la condition de n’en pas toucher les émoluments.
[19] _Le vicomte Armand de Melun_, d’après ses Mémoires et sa
correspondance, par M. l’abbé BAUNARD, p. 14.
[20] Après avoir administré cinq ans le collège Saint-Louis, l’abbé
Thibault le quitta pour devenir inspecteur de l’Université, en 1825.
Il eut pour successeur un prêtre alsacien, l’abbé Ganser. En 1830, un
proviseur laïque, M. Liez, fut placé à la tête du collège.
[21] L’abbé Léon Sibour, parent éloigné de M^{gr} Sibour, archevêque
de Paris, avec lequel il était du reste étroitement lié, fut lui-même
évêque _in partibus_ de Tripoli. M. Dumarsais devint curé de
Saint-François-Xavier et chanoine de Paris.
[22] Ces religieuses furent remplacées plus tard dans le couvent de la
rue de Vaugirard par les Dominicains, qui eux-mêmes ont cédé la place à
l’Institut catholique.
[23] _Ma Carmélite_, dans les _Souvenirs d’un vieux critique_, t. IV,
p. 62.
[24] En 1825, un terrible incendie avait dévoré la plus grande partie
de la ville de Salins (Jura); elle a été rebâtie sur un plan plus
régulier.
[25] Le 19 octobre 1826.
[26] Ce dernier nom cachait un banquier, M. Beudin, et un chef
d’institution, M. Goubaux, qui avaient formé des dernières syllabes de
leurs deux noms le pseudonyme de _Dinaux_. La première représentation
de _Trente ans ou la Vie d’un joueur_ avait eu lieu le 19 juin 1827.
[27] Chap. 1, p. 1-54.
[28] Voir plus bas le chapitre sur _Armand de Pontmartin et l’Académie
française_.
[29] Charles Alexandre (1797-1870), élève de l’École normale,
professeur de rhétorique, proviseur, inspecteur général des études,
membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, auteur d’un
_Dictionnaire grec-français_, qui est longtemps resté classique.
[30] _Mélanges de philosophie, d’histoire et de littérature_, par
CH.-M. DE FÉLETZ, de l’Académie française, 6 vol. in-8, 1826-1828.
[31] _Revue des Deux Mondes_, chronique de la quinzaine, 1^{er} janvier
1854.
[32] _Nouveaux Lundis_, t. II, p. 13.
[33] _Annales des concours généraux_, par MM. BELIN et ROCHE. Classe de
troisième, p. 97, L. Hachette, rue Pierre-Sarrazin, 12, Paris, 1826.
[34] Ancien président, sous l’Empire, de la section de législation au
Conseil d’État. Son fils aîné fut vice-président de la République en
1848.