«Ce soir, le comte Pietro Gamba (de la part des carbonari) m'a transmis
les nouveaux _mots de passe_ pour le prochain semestre, *** et ***. Le
nouveau mot sacramentel est ***; la réplique ***. L'ancien mot
(aujourd'hui changé) était ***:--il y a aussi ***--***[101]. Les choses
semblent marcher rapidement à une crise;--_ça ira_!
[Note 101: Dans le manuscrit original, ces mots de passe sont
raturés comme pour être rendus illisibles. (_Note de Moore_.)]
»Nous avons parlé sur diverses affaires du moment et du mouvement. Je
les omets; si elles aboutissent à quelque chose, elles parleront
d'elles-mêmes. Ensuite, nous avons parlé de Kosciusko. Le comte Ruggiero
Gamba m'a raconté qu'il a vu les officiers polonais, dans la campagne
d'Italie, fondre en larmes en entendant le nom de ce héros.
»Il faut que le Piémont soit en mouvement:--toutes les lettres et tous
les papiers sont arrêtés. On ne sait rien du tout, et les Allemands se
concentrent près de Mantoue. On ne connaît rien de la décision de
Laybach: cet état de choses ne peut durer long-tems. On ne peut
concevoir la fermentation actuelle des esprits sans en être soi-même
témoin.»