30 janvier 1821.

«Ce soir, le comte Pietro Gamba (de la part des carbonari) m'a transmis

les nouveaux _mots de passe_ pour le prochain semestre, *** et ***. Le

nouveau mot sacramentel est ***; la réplique ***. L'ancien mot

(aujourd'hui changé) était ***:--il y a aussi ***--***[101]. Les choses

semblent marcher rapidement à une crise;--_ça ira_!

[Note 101: Dans le manuscrit original, ces mots de passe sont

raturés comme pour être rendus illisibles. (_Note de Moore_.)]

»Nous avons parlé sur diverses affaires du moment et du mouvement. Je

les omets; si elles aboutissent à quelque chose, elles parleront

d'elles-mêmes. Ensuite, nous avons parlé de Kosciusko. Le comte Ruggiero

Gamba m'a raconté qu'il a vu les officiers polonais, dans la campagne

d'Italie, fondre en larmes en entendant le nom de ce héros.

»Il faut que le Piémont soit en mouvement:--toutes les lettres et tous

les papiers sont arrêtés. On ne sait rien du tout, et les Allemands se

concentrent près de Mantoue. On ne connaît rien de la décision de

Laybach: cet état de choses ne peut durer long-tems. On ne peut

concevoir la fermentation actuelle des esprits sans en être soi-même

témoin.»

Œuvres complètes de lord Byron, Tome 12 comprenant ses mémoires publiés par Thomas Moore · 第 162 / 366 题