PLANCHE V.

Cette Muse préside à la poésie lyrique, ainsi que l'exprime

l'inscription grecque (TERPSICHORE, LA LYRE). Les chants poétiques et

les sons harmonieux de son instrument guident les danses sacrées; de son

nom de Terpsichore, _qui se plaît à la danse._ Le chœur des danseurs se

portait autour de l'autel, de la droite à la gauche, pour exprimer le

mouvement de l'Univers d'orient en occident, et revenait de la gauche

à la droite pour figurer le mouvement des planètes d'occident en

orient (_Luc. de Salt_.) Ainsi, l'ode était divisée en strophe et en

anti-strophe, qui répondaient dans le chant à ces deux mouvemens.

Les hymnes d'Apollon se chantaient en dansant au son de la lyre ou

_cithare_. Aussi Pindare les appelle-t-il _puissans par la lyre_. Celle

que porte notre Muse est montée de sept cordes et se termine par une

écaille de tortue; c'est la lyre citée par Horace (_testudo_), celle

inventée par le jeune Mercure, et décrite avec des détails si précieux

dans un hymne Homérique. La Muse est vêtue d'une tunique longue, de

couleur changeante, n'ayant que la manche gauche comme pour laisser

plus de liberté au bras droit; son manteau est bleu, et sa chevelure est

retenue par une bandelette et une couronne de laurier.

Hauteur, 1 P. 3 p°. 4 lig.--Largeur, 11 p°. 2 lig.

Antiquités d'Herculanum, Tome II. Peintures · 第 10 / 29 题