[26] _Historiettes_, tome VII, p. 175.
[27] _Lettre à Mylord*** sur Baron_, p. 19.
[28] Vers 405 et 406.
[29] Voyez Lemazurier, tome I, p. 97 et 98.
[30] P. 19 de l'édition en 43 pages et p. 40 de l'édition en 96
pages.
[31] Dans leur _Histoire du Théâtre françois_ (tome V, p. 24, et
tome IX, p. 408), les frères Parfait ont conclu de certains
passages de _la Comédie des comédiens_, tragi-comédie de
Gougenot, représentée en 1633, qu'à partir de cette époque
Beauchâteau et sa femme étaient entrés à l'hôtel de Bourgogne
pour ne le plus quitter; mais le témoignage de Scudéry établit
formellement qu'à la fin de 1636 une actrice du nom de
Beauchâteau jouait au théâtre du Marais.
[32] Tome I, p. 48.
[33] _Lettre apologétique._ Voyez aux _OEuvres diverses_.
[34] Voyez notre _Notice biographique sur Corneille_.
[35] _Le Souhait du Cid_, p. 35.
[36] _Épître familière du Sr Mairet_, p. 18.
[37] _OEuvres de Fontenelle_, tome III, p. 100.
[38] _Historiettes_, tome II, p. 52.
[39] _Relation contenant l'histoire de l'Académie françoise_, p.
187.
[40] Tome II, p. 395. Ce sont ces belles scènes du Ier acte qui
ont été le plus souvent parodiées. La plus connue et la moins
mauvaise de ces plaisanteries est _le Chapelain décoiffé_, de
Gilles Boileau ou de Furetière, qu'on trouve dans le _Ménagiana_,
tome I, p. 145.
[41] Acte II, scène I. Il résulte de la _Lettre à Mylord_ et de
l'_Avertissement_ de Jolly que c'était seulement par tradition
qu'on avait conservé ces vers, et que l'on connaissait bien la
scène à laquelle ils appartenaient, mais non l'endroit précis où
ils se plaçaient.--Voltaire, dans son _Théâtre de Corneille_
(1764, in-8º, tome I, p. 204), dit qu'ils venaient après le vers
368: «Pour le faire abolir, etc.,» et citant probablement de
mémoire, il les donne avec quelques variantes: _les_ pour _ces_,
au premier vers; _a tort_ pour _n'a rien_, au deuxième;
_déshonorer_ pour _perdre d'honneur_ (voyez le vers 1466), au
quatrième. Un argument décisif en faveur du texte de 1730 et
1738, tout au moins pour le second vers, c'est que _n'a rien_
répond bien mieux au passage de Castro imité par Corneille: _Y el
otro ne cobra nada_.
[42] Page 7.
[43] Voici la description bibliographique de la première édition:
_Le Cid_, tragi-comedie. _A Paris, chez Augustin Courbé...._
M.DC.XXXVII. Auec priuilege du Roy. 4 feuillets non chiffrés et
128 pages in-4º. Le privilége porte: «Il est permis à Augustin
Courbé, Marchand Libraire à Paris, d'imprimer ou faire imprimer,
et exposer en vente, vn Liure intitulé, _Le Cid. Tragi-Comedie_,
par Mr Corneille.... Et ledit Courbé a associé auec luy audit
Priuilege François Targa.
[44] _Lettres de Guy Patin_, édition de M. Reveillé-Parise, tome
I, p. 493 et 494, et _Historiettes de Tallemant des Réaux_, tome
II, p. 163.
[45] On ne sait sous quelle forme cette pièce parut pour la
première fois. Elle circula peut-être d'abord manuscrite. La
seule édition que nous connaissions forme 4 pages in-8º, sans
date, et l'épître y est suivie du _Rondeau_ dont nous aurons à
parler tout à l'heure. Pour le texte de l'_Excuse_, voyez dans la
présente édition les _Poésies diverses_.
[46] _L'Auteur du vrai Cid espagnol._ Voyez p. 20.
[47] Les _Observations sur le Cid_. Voyez p. 23, note 1.
[48] _Épître familière du Sr Mairet_, p. 19 et 20.
[49] _Réponse à l'Ami du Cid_, p. 33.
[50] Voyez la Notice de _la Suivante_, tome II, p. 115.
[51] Nous connaissons de cette pièce deux éditions, toutes deux
in-8º. L'une forme 2 feuillets non chiffrés, l'autre 3 pages.
[52] _Avertissement au besançonnois Mairet._ Voyez ci-après, p.
67.
[53] _Lettre du Sr Claveret au Sr Corneille_, p. 5.
[54] La première édition de ce rondeau est fort rare; elle forme
1 feuillet in-4º. Un recueil de la Bibliothèque de l'Arsenal,
catalogué dans les Belles-Lettres sous le numéro 9809 et qui
contient la plupart des libelles publiés à l'occasion du _Cid_,
en renferme un exemplaire. Ce rondeau a été plus tard imprimé à
la suite de l'_Excuse à Ariste_. Voyez ci-dessus, p. 19, note 1.
Le texte se trouve dans notre édition parmi les _Poésies
diverses_.
[55] _Épître familière du Sr Mairet_, p. 21 et 22.
[56] _Avertissement au besançonnois Mairet._ Voyez ci-après, p.
67.
[57] _Lettre du Sr Claveret_, p. 6.
[58] _Relation contenant l'histoire de l'Académie françoise_, p.
188.
[59] L'une a pour titre: _Les Fautes remarquées en la
Tragicomedie du Cid. A Paris. Aux despens de l'Autheur_.
M.DC.XXXVII. Le titre de départ porte: _Obseruations sur le Cid_.
Le tout forme un petit volume in-8º, contenant 43 pages,--Une
autre édition est intitulée: _Obseruations sur le Cid. A Paris.
Aux despens de l'Autheur_. M.DC.XXXVII, in-8º. Elle se compose de
1 feuillet de titre et de 96 pages.--Enfin une troisième porte
exactement le même titre que la précédente, avec cette addition:
_ensemble l'Excuse à Ariste et le Rondeau_; cette dernière
édition, également in-8º, se compose de 1 feuillet de titre, de 3
feuillets non chiffrés et de 96 pages. Dans sa _Lettre à
l'Academie_, Scudéry parle de la quatrième comme devant être
prochainement publiée, mais tout porte à croire qu'il n'a pas
donné suite à ce dessein.
[60] Voyez l'_Avertissement_, tome I, p. XI, et les _Poésies
diverses_.
[61] _L'incognu et veritable amy de Messieurs Scudery et
Corneille_, p. 5 et 6.
[62] M.DC.XXXVII, in-8º, 8 pages. Une autre édition, de 14 pages
et 1 feuillet, sur le titre de laquelle on lit: _Lettre
apologitique_ (sic).... est suivie du sixain imprimé plus loin,
p. 58, après la _Lettre pour M. de Corneille...._
[63] Cet opuscule, de 32 p. in-4º, a pour adresse: _A Paris,
M.DC.XXXVII_; le titre est orné d'un fleuron des impressions de
Toussainct Quinet. En 1876, M. Émile Picot en a signalé un
exemplaire, dans sa _Bibliographie Cornélienne_, et M. Lormier
l'a réimprimé sous ce titre, pour la Société des bibliophiles
normands: _La défense du Cid reproduite d'après l'imprimé de
1637.... Rouen, imprimerie de Henry Boissel_, M.DCCC.LXXIX, in-8º
de 2 feuillets et 42 pages tiré à 100 exemplaires.--Nous avons
cru devoir demander la réimpression de deux pages, afin de
combler cette lacune importante dans notre description des pièces
relatives à la querelle du _Cid_. Signalons encore _La suitte du
Cid en abrégé ou le triomphe de son Autheur en despit des
envieux_.--A Villers Cotrets, chez Martin Baston. A l'enseigne du
Vert-Galand, vis à vis la rue des Mauvaises paroles, 8 pages
in-8º, réimprimée par M. Henri Chardon dans sa _Vie de Rotrou_,
1884. (Ch. M.-L., 1885.)
[64] Cette façon de s'exprimer paraissait un peu servile à
plusieurs contemporains. Tallemant des Réaux dit à ce sujet:
«Charrost, en parlant du cardinal de Richelieu, l'appelle
toujours mon maître; cela est bien valet.» (_Historiettes_, tome
V, p. 39, note.) La même remarque est faite presque dans les
mêmes termes dans le _Ménagiana_ (tome IV, p. 114): «M. le comte
de Charrost, qui devoit toute sa fortune au cardinal de
Richelieu, en parlant de lui l'appelle toujours son maître. M. du
Puy ne pouvoit souffrir cela. Il disoit qu'un bon François ne
devoit point avoir d'autre maître que le Roi.» Il est vrai que
Charrost était comte, et Corneille simple bourgeois de Rouen.
Tallemant conteste même à Richelieu le titre qu'il recevait
généralement: «Le Cardinal, dit-il, a affecté de se faire appeler
_Monseigneur_.» (_Historiettes_, tome II, p. 21 note 2.) Du
reste, quand il arrivait qu'on ne lui donnât point ce titre, cela
choquait plus ses flatteurs que lui-même. Voyez _Historiettes_,
tome II, p. 60.
[65] _Relation contenant l'histoire de l'Académie françoise_, p.
218.
[66] _A Paris._ M.DC.XXXVII, in-8º, 7 pages.
[67] M.DC.XXXVII, in-8º, 7 pages.
[68] Voyez ci-dessus, p. 23 et 24.
[69] Tome XX, p. 90.
[70] Article _Rotrou_.
[71] M.DC.XXXVII, in-8º, 36 pages.
[72] Voyez ci-dessus, p. 16.
[73] _A Paris._ M.DC.XXXVII, in-8º de 15 pages. Le titre de
départ, p. 3, est ainsi conçu: _Lettre contre une inuective du Sr
Corneille, soy disant Autheur du Cid_.
[74] Page 4.
[75] Page 13.
[76] Page 9.
[77] _Examen de ce qui s'est fait pour et contre le Cid_, p. 103.
[78] Voyez tome I, p. 130, et tome II, p. 218 et 219.
[79] In-8º de 13 pages, sans indication de lieu d'impression et
sans date.
[80] Deuxième édition, p. 305, note 13.
[81] Voyez tome II, p. 442, note 1254.
[82] _Paris_, M.DC.XXXVII, in-8º, 8 pages.
[83] _Paris_, M.DC.XXXVII, in-8º, 7 pages.
[84] Voyez plus haut, p. 24, note 3.
[85] In-8º, 8 pages.
[86] Voyez ci-après, p. 39 et 40.
[87] _Bibliothèque françoise_, 2e édition, p. 130 et 131.
[88] Page 5.
[89] Sans lieu ni date. In-8º de 5 pages et 1 feuillet blanc.
[90] _A Paris_, M.DC.XXXVII, in-8º, 8 pages.
[91] _A Paris, chez Anthoine de Sommaville, au Palais, à l'Escu
de France._ M.DC.XXXVII, in-8º de 11 pages.
[92] _Relation contenant l'histoire de l'Académie françoise_,
1653, p. 189-191.
[93] Ce nom est imprimé ainsi dans le texte de Pellisson;
toutefois, dans son _Catalogue de Messieurs de l'Académie
françoise_, p. 523 de la _Relation_, il écrit _l'abbé de
Bourzeyz; Bourzeis_ est la forme adoptée le plus généralement.
[94] Registres du 30 juin 1637. (_Note de Pellisson._)
[95] Ce manuscrit appartient depuis longtemps à la Bibliothèque
impériale; il figure sous le no Y 5666, à la page 549 du tome I
des Belles-Lettres du _Catalogue des livres imprimez de la
Bibliothèque du Roy_, publié en 1750. L'année dernière (1861) il
a passé du Département des imprimés au Département des
manuscrits, où il porte actuellement le no 5541 du _Supplément
français_. C'est un petit in-4º de 63 pages. Il était intitulé
d'abord: _Les Sentimens de l'Academie françoise touchant les
observations faites sur la tragicomedie du Cid_. Ce titre a été
ainsi modifié: _Les Sentimens de l'Academie françoise sur la
question de la tragicomedie du Cid_. On lit en tête du premier
feuillet cette note de l'abbé Sallier, garde des manuscrits de la
Bibliothèque du Roi: «De la main de Mr Chapelain, avec des
apostilles de M. le cardinal de Richelieu. Témoignage de Mr
l'abbé d'Olivet. 7bre 1737.» Dans le catalogue imprimé de 1750,
cette note est reproduite; mais d'Olivet n'est pas nommé. Nous
pensons, contrairement à l'opinion de Pellisson, que quatre des
sept apostilles sont entièrement de la main du Cardinal; nous les
passerons en revue une à une dans les notes suivantes.
[96] Cette apostille qui se trouve à la page 5 est d'une écriture
menue, irrégulière, difficile à lire: c'est probablement celle de
Citois. A la page 13, ces deux apostilles: «il faut un exemple»,
«il faut un tempérament», sont d'une grosse et belle écriture,
qui présente avec celle des lettres autographes de Richelieu la
conformité la plus frappante. A la page 29, à l'occasion du
reproche fait à Rodrigue d'avoir formé le dessein de tuer le
Comte, dont la mort n'était pas nécessaire pour sa satisfaction,
on lit en marge cette note assez étrange, de l'écriture que nous
attribuons à Citois: «Faut voir si la pièce le dit; car si cela
n'est point on auroit tort de faire à croire à Rodrigue qu'il
voulût tuer le Comte, puisqu'on fait souvent en telles occasions
ce qu'on ne veut pas faire.»
[97] Note de l'écriture qui paraît être celle de Citois; le mot
_bon_ est tracé avec un peu plus de hardiesse que le reste;
toutefois il est impossible d'affirmer qu'il soit d'une autre
main. A la page 37, apostille de la grosse écriture que nous
attribuons à Richelieu: «Il ne faut point dire cela si
absolument.»
[98] Ici la transcription est inexacte. Il y a dans le manuscrit
(p. 58): «Il faut adoucir cette expression.» Cette dernière
apostille est, suivant nous, de la main de Richelieu.
[99] Registres, 17 juillet 1637. (_Note de Pellisson._)
[100] Registres, dernier juillet 1637. (_Note du même._)
[101] Registres, 23 novembre 1637. (_Note de Pellisson._)
[102] _A Paris, chez Jean Camusat_, 1638, in-8º.
[103] _Relation contenant l'histoire de l'Académie françoise_, p.
193-204.
[104] _A Paris, chez Antoine de Sommaville. Au Palais, à l'Escu
de France._ M.DC.XXXVII, in-8º de 14 pages et 1 feuillet blanc.
[105] _A Paris_, M.DC.XXXVII, in-8º de 14 pages.
[106] _A Paris_, M.DC.XXXVII, in-8º de 7 pages.
[107] _A Paris, imprimé aux despens de l'Autheur_, in-8º de 103
pages.
[108] «L'_Hôpital des pauvres enfermés_ est un membre de
l'Hôpital général, où on a mis plusieurs pauvres pour les
empêcher d'être fainéants et vagabonds.» (_Dictionnaire universel
de Furetière._)
[109] In-8º de 16 pages, sans lieu ni date. Une autre édition en
plus gros caractères et formant 24 pages se trouve mentionnée
dans les notes recueillies par Van Praet (voyez ci-dessus, note 64
de la p. 25). Cette pièce a été réimprimée dans le _Recueil de
dissertations sur plusieurs tragédies de Corneille et de
Racine_.... publié par Granet en 1740, tome I, p. 99; et dans le
_Tableau historique.... de la poésie française.... au seizième
siècle_, par M. Sainte-Beuve, 1828, 2 vol. in-8º, tome I, p. 386.
[110] _A Paris, chez Anthoine de Sommaville. Au Palais, dans la
petite Sale, à l'Escu de France_, M.DC.XXXVII, in-8º de 38 pages.
[111] Voyez ci-dessus, p. 25.
[112] In-8º de 7 pages.
[113] 1637, in-8º de 12 pages.
[114] 1637, in-4º de 32 pages. Nous n'avons pu voir cet ouvrage;
la description que nous en donnons est tirée de l'_Histoire du
Théâtre françois_ des frères Parfait (tome V, p. 270). Les notes
recueillies par Van Praet nous font seules connaître le nombre de
pages de l'ouvrage. Ce sont aussi ces notes qui nous apprennent
qu'on trouve, p. 11, une lettre de M. Mairet à M. Scudéry
contenant sa généalogie, datée de Belin du 30 septembre 1637. M.
Taschereau indique cette pièce comme étant du format in-8º et lui
donne le titre suivant: _Apologie pour Mairet contre les
calomnies du Sr Corneille en réponse à la pièce intitulée:
Advertissement au besançonnois Mairet_, titre qu'il a pris sans
doute sur une édition différente de celle dont nous venons de
parler.
[115] Cette lettre a été imprimée pour la première fois par
Granet, en 1740, dans son _Recueil de dissertations sur plusieurs
tragédies de Corneille et de Racine_, tome I, p. 114.
[116] François de Faudoas, dit d'Averton, comte de Belin; il
avait été gouverneur de Paris pendant la Ligue. Il fut assassiné
par le marquis de Bonnivet le 7 décembre 1642. Dans
l'_Historiette_ de Mondory (tome VII, p. 172), Tallemant, parlant
de la Lenoir, actrice du théâtre du Marais, termine ainsi: «Le
comte de Belin, qui avoit Mairet à son commandement, faisoit
faire des pièces à condition qu'elle eût le principal personnage;
car il en étoit amoureux, et la troupe s'en trouvoit bien.»
[117] Il y a _fait_, et non _faite_, dans l'édition originale.
Voyez des exemples analogues dans la prose de Malherbe, tome II
de l'édition de M. Lalanne, p. 436, 442, 576, etc.
[118] _A Paris, chez Anthoine de Sommaville. Au Palais, dans la
petite Sale, à l'Escu de France._ M.CD.XXXVIII (_sic_, 1638),
in-8º de 34 pages. Ce recueil a paru dès le commencement de
l'année ou même, malgré son millésime, à la fin de 1637.
Chapelain écrit le 25 janvier 1638 à Balzac, en lui parlant de sa
lettre sur _le Cid_: «On l'a imprimée en papier volant, avec la
mauvaise réponse de.... (_Scudéry_) et le remercîment du même à
l'Académie.» (_Histoire de la vie et des ouvrages de Corneille_,
par M. J. Taschereau, 2e édition, p. 312.)
[119] Une édition, publiée à part, de la _Lettre de Monsieur de
Balzac à Monsieur de Scudery, touchant ses Obseruations sur le
Cid_ (in-8º de 8 pages), offre ici une variante; on y lit: «des
juges devant qui vous l'avez appelé.»--Au sujet du passage auquel
s'applique cette variante, voyez plus loin, p. 47 et 48.
[120] Voyez tome I, p. 14, note 217.
[121] _Les Harangues ou discours academiques_ de Jean-Baptiste
Mangini. Paris, Augustin Courbé, 1642, in-8º.
[122] «C'est beaucoup de s'être emparé des yeux de prime abord,
quoique ensuite un examen attentif trouve des critiques à faire.
Si tu me demandes mon sentiment, l'homme qui enlève les suffrages
est plus grand que celui qui les mérite.» (_Épître_ c, § 3.)
[123] Cette lettre a été ainsi reproduite, d'après le recueil
manuscrit de lettres de Chapelain appartenant à M. Sainte-Beuve
dans l'_Histoire de la vie et des ouvrages de P. Corneille_, par
M. J. Taschereau, 2e édition (p. 308 et 309, note 17). Pellisson
l'avait donnée, mais en abrégé et sous forme indirecte, dans sa
_Relation contenant l'histoire de l'Académie françoise_, p. 205
et 206.
[124] Satire IX, vers 231-234.
[125] Mots espagnols signifiant: «pour le bien de la paix.»
[126] Recueil manuscrit de lettres de Chapelain appartenant à M.
Sainte-Beuve, cité par M. Taschereau, _Histoire de la vie et des
ouvrages de P. Corneille_, 2e édition, p. 104 et 105.
[127] Même recueil, cité par M. Taschereau, p. 105.
[128] _Lettres choisies du sieur Balzac_, Paris, 1647, in-8º, Ire
partie, p. 398. _OEuvres de Balzac_, in-fol., tome I, p. 542.
[129] A Poitiers.
[130] _Le Menteur_, acte I, scène I. Variante des éditions de
1644-1656.
[131] Acte I, scène III, vers 151 et 152.
[132] Vers 1559 et suivants.
[133] Voyez plus loin, p. 98.
[134] Je dois une partie de ces renseignements, et beaucoup
d'autres dont je compte faire usage dans les notices suivantes,
aux obligeantes communications de M. Léon Guillard,
bibliothécaire et archiviste de la Comédie-Française.
ÉCRITS EN FAVEUR DU _CID_,
ATTRIBUÉS A CORNEILLE PAR NICERON OU PAR LES FRÈRES PARFAIT.
I. L'AMI DU CID A CLAVERET[135].
Il me semble que vous chantez bien haut, Monsieur Claveret. Hé quoi!
pour une chose si juste et si raisonnable alléguée par M. Corneille à
M. Scudéry: «Il n'a pas tenu à vous que du premier lieu où beaucoup
d'honnêtes gens me placent, je ne sois descendu au-dessous de
Claveret[136],» faut-il que vous preniez la mouche, et que vous
perdiez un moment la mémoire de ce que vous avez été, de ce que vous
êtes, et de ce que vous serez toute votre vie? Quelle révolution
est-ce là? Vous parlerez contre _le Cid?_ vous ferez l'homme de
conséquence et d'esprit, et blâmerez impudemment et impunément tout
ensemble celui dont vous devez honorer la personne et les ouvrages? Il
ne seroit pas juste; et croyez-vous, Monsieur Claveret, être assez
habile homme pour l'emporter sur tous les plus grands esprits de
France qui se moquent des _Observations_, et de ceux qui suivent les
sentiments de leur auteur? Pour moi, j'ai déjà répondu pour lui, comme
je fais encore, que pour obscurcir son éclat, il falloit pour toutes
observations faire une meilleure pièce. Que si la force des raisons
dont M. de Scudéry prétend l'avoir combattu, est condamnée même par
ceux qu'il demande pour juges, considérez, de grâce, où vous vous
allez engager. Vraiment cela est bien ridicule que vous, à qui vos
parents ont laissé pour tout héritage la science de bien tirer des
bottes[137], vous vouliez écrire, et faire comparaison avec un des
plus grands hommes de notre siècle pour le théâtre, et douter encore
de l'approbation que _le Cid_ a reçue au Louvre et à l'hôtel de
Richelieu. Il paroît bien que votre règne n'est pas de ce monde;
voyez-le, Monsieur Claveret, et ouvrez vos oreilles bien grandes: vous
entendrez ce qu'il y a de grands esprits en France de l'un et de
l'autre sexe dire tout haut: «Voilà le plus bel ouvrage de théâtre que
nous ayons vu jusqu'à présent.» Examinons un peu les vôtres en gros,
car le détail n'en vaut pas la peine. Ne m'avouerez-vous pas que le
voyage que vous faites faire aux Bons hommes à votre pèlerin
amoureux[138] est une belle chose? Je vous jure qu'il m'a pris cent
fois envie de vous demander où votre fils Tadés et vous avez étudié,
afin de me faire interpréter le langage de l'un, et apprendre les
galimatias de l'autre; car comme il arrive qu'il en échappe
quelquefois sans y penser, j'aurois été ravi de les faire avec science
comme vous. Je me serois bien mis auprès de Jodelet[139] pour le
moins, et je m'assure qu'il s'en seroit servi mieux que les comédiens,
qui n'ont jamais su faire valoir les vôtres, quelque art et quelque
peine qu'ils y aient apportée. Votre _Place Royale_ suit assez bien,
et je vous confesse qu'elle fut trouvée si bonne à Forges, que
Mondory et ses compagnons qui en avoient les eaux dans la saison du
monde la plus propre pour les boire, n'en voulurent jamais goûter:
tout le monde n'entendra pas ceci peut-être; c'est que vous avez fait
une pièce intitulée _les Eaux de Forges_, que vous leur donnâtes, où
il ne manquoit chose du monde, sinon que le sujet, la conduite, et les
vers ne valoient rien du tout. A cela près c'étoit une assez belle
chose[140]. Je sais bien que vous n'avez pas vendu vos ouvrages: ce
n'étoit pas manque de pauvreté, ni d'en avoir demandé beaucoup de fois
de l'argent; mais c'est que les comédiens ne vous en ont jamais rien
voulu donner: c'est ce que vous avez fait jusques ici. Et pour
couronnement de chef-d'oeuvre, vous faites une mauvaise lettre où vous
tranchez du censeur, et, si je ne me trompe, du vaillant. Taisez-vous,
Monsieur Claveret, taisez-vous, et vous souvenez que vous ne pouvez
être ni l'un ni l'autre, et que votre personne est si peu considérable
que vous ne devez jamais croire que M. Corneille ait eu envie de vous
choquer. Vous croyez peut-être avoir fait un beau coup de mail quand
vous dites: _ou pour contenter les comédiens que vous servez_. Chacun
sait bien de quel biais il faut prendre cette façon de parler. Et il
est très-vrai que ses soins et ses veilles leur ont rendu de si bons
et profitables services, que je leur ai ouï dire hautement que jusques
ici ils doivent à lui seul ce que le théâtre peut donner de bien. Vous
ne ferez jamais de même, Monsieur Claveret, et je ne m'étonne pas de
vous entendre dire que vous ne vous piquez pas de faire des vers: je
vous crois. Néanmoins vous dites au même temps que ce que vous avez
produit ne vous a point fait rougir de honte: c'est seulement un
témoignage de votre effronterie, plutôt que de la bonté de vos
ouvrages. Après tout, orateur et poëte de balle, souvenez-vous de
n'intéresser personne en votre affaire, et que quand M. Corneille a
dit:
Je ne dois qu'à moi seul toute ma renommée[141],
il a parlé raisonnablement et véritablement. Songez seulement, comme
je vous ai déjà dit, à ce que vous êtes; que vous n'avez jamais rien
fait de bien que de vous être tu depuis quatre ans[142]; que vous ne
deviez pas rompre ce silence pour une si mauvaise chose; que les
sottises de votre lettre fâchent tous les honnêtes gens; que cela vous
rend bernable par tout pays; que tout ce qu'elle contient est trop
plat et trop peu fort pour donner la moindre atteinte au _Cid_, ni
faire croire que M. Corneille en soit seulement le copiste, comme vous
dites; que je ne lui conseille pas de se donner la peine de vous
répondre; que vous êtes auprès de lui ce que le laquais est auprès du
maître, et qu'un ami du _Cid_ qui ne fit jamais profession d'écrire,
et qui ne laisse pas de se connoître aux bonnes choses, n'a fait cette
lettre que pour vous avertir de pratiquer un proverbe latin que vous
vous ferez expliquer et qui dit: _Ne sutor ultra crepidam._ Adieu,
Claveret: ne soyez pas curieux de savoir mon nom, de peur de
l'apprendre.
NOTES:
[135] «Corneille opposa à ces écrits une lettre qu'il intitula
_l'Ami du Cid à Claveret_, in-8º, et dans laquelle il turlupina
fort ce poëte.» (Niceron, _Mémoires pour servir à l'histoire des
hommes illustres_, Paris, 1727-1745; in-12 tome XX, p. 90.) Voyez
la _Notice_, p. 29.
[136] _Lettre apologétique._
[137] «Le lecteur, disent les frères Parfait, est bien le maître
d'expliquer au propre ou au figuré le titre que l'on donne ici à
Claveret de _tireur de bottes_, car pour nous ce sont lettres
closes et impénétrables.» (_Histoire du Théâtre françois_, tome
IV, p. 452, note _a_.) Nous ignorons également à quoi cette
phrase fait allusion et quel était l'état du père de Jean
Claveret. Nous savons que ce dernier, originaire d'Orléans,
portait le titre d'avocat, ce qui n'empêche pas l'auteur de la
_Lettre pour M. de Corneille_, que nous reproduisons ci-après, de
dire (voyez p. 57) que Claveret «dans ses plus grandes ambitions
n'a jamais prétendu au delà de sommelier dans une médiocre
maison.»