Them. or. 11, p. 149, et ibi not.]

Il s'approcha du Tigre sans rencontrer d'ennemis[929]. Il n'eut à

combattre que les incommodités du climat, dont les chaleurs excessives

produisirent dans son armée beaucoup de maladies. Il se fit aimer de

ses soldats par le vif intérêt qu'il prit à leur soulagement. On loua

surtout ses soins infatigables pour rétablir la santé du plus distingué

de ses généraux. On croit que c'était le comte Victor. Dans le cours

de cette expédition, il réduisit, sans tirer l'épée, une tribu de

Sarrasins[930]. Il retourna ensuite passer l'hiver à Antioche[931].

[Note 929: Ἀυτὸς δὲ τῷ Εὐφρὰτῃ ἐφορμᾷ, καὶ τῷ Τίγρητι. Themist. or. 11,

p. 149.--S.-M.]

[Note 930: Thémistius se contente de dire, or. 11, p. 149, que c'était

_une portion considérable des Barbares voisins_ (de l'empire), οὐκ

ὀλίγην μοῖραν τῶν προσοικούντων Βαρβάρων. Le même orateur parle encore

d'une nation _plus infidèle que les anciens Thessaliens_, ἀπιστοτέρου

ὄντος τῶν πάλαι Θεσσαλῶν, qui, toujours déchirée par des guerres

intestines, ὥστε ἀλλήλοις ἔτι καὶ νῦν διαφέρονται, restait cependant

fidèle aux Romains, Ῥωμαὶοις δὲ συμφέρονται, καὶ συμπνέουσι. Dans

leurs rapports entre eux, ajoute-t-il, ils se laissent guider par

leur caractère naturel, τῇ μὲν φύσει χρῶνται πρὸς ἑαυτοὺς, mais, dans

leur conduite avec l'empereur, ils suivent la loi de la nécessité,

τῇ δὲ ἀνάγκῃ πρὸς Βασιλέα. Tous ces détails s'appliquent si bien à

l'Arménie, et ils donnent une idée si juste des troubles qui agitaient

ce malheureux royaume, qu'on doit en conclure que Thémistius avait ce

pays en vue dans cette partie de son discours.--S.-M.]

[Note 931: On apprend de la Chronique de Malala (part. 2, p. 30), que

Valens entra, avec son armée, dans Antioche, le 10 novembre, 14e

indiction, c'est-à-dire en l'an 371. C'était sans doute au retour de

son expédition de Perse. Il faut qu'il y ait une légère erreur dans

l'indication chronologique du chroniqueur syrien; car il est constant

qu'au commencement de l'année suivante 372, Valens n'était pas encore

arrivé à Antioche. Au lieu de la 14e, il faut sans doute lire la 15e

indiction, et placer, par conséquent, au 10 novembre 372, le retour

de Valens à Antioche. Le même auteur rapporte qu'il s'y arrêta pour

traiter de la paix avec les Perses, ἕνεκεν τοῦ ποιῆσαι μετὰ Περσῶν τὰ

πάκτα τῆς εἰρήνης. Ceci n'a rien d'étonnant; car Valens, pendant tout

le temps de son séjour dans l'Orient, y fut aussi occupé de paix que

de combats. Il est plus difficile de savoir ce qu'on doit penser d'un

fait que rapporte ensuite le même historien. Selon lui, Valens fit une

paix de sept ans avec les Perses, ἐποίησε τὰ πάκτα, ἐπὶ ἔτη ἑπτὰ, τῶν

Περσῶν αἰτησάντων εἰρήνην, qui, ajoute-t-il, lui rendirent la moitié

de Nisibe, καὶ παραχωρησάντων τὸ ἥμισυ τοῦ Νιτζίβιος. Il est probable

qu'il s'agit plutôt ici du territoire, que de la place de Nisibe; mais

du reste on ne trouve ailleurs aucun renseignement sur ce fait; il est

donc impossible de déterminer jusqu'à quel point il est exact.--S.-M.]

[Note latérale: XXXVI.

[Le roi d'Arménie soumet tous les rebelles de ses états.]

[Faust. Byz. l. 5, c. 8-19.

Histoire du Bas-Empire. Tome 03 · 第 312 / 354 题