Basil, t. 3, p. 491.]

On regarda comme une punition de cette horrible cruauté la famine qui

affligea cette année tout l'empire, et principalement la Phrygie et la

Cappadoce. Elle fut extrême, et la plupart des habitants de ces deux

provinces furent obligés d'abandonner le pays. La charité de saint

Basile se fit alors connaître de toute l'Asie. Il n'était encore que

prêtre de Césarée, et Dieu le préparait à succéder dans l'église à la

gloire du grand Athanase, qui approchait du terme de sa pénible et

brillante carrière. Basile était fort riche, mais il vivait dans toute

la rigueur de la pauvreté évangélique. Il saisit avec empressement

cette occasion de se défaire avantageusement de ses biens: il vendit

ses terres, acheta des vivres, et nourrit pendant cette famine un

nombre infini de pauvres, sans distinction de juif, de païen et de

chrétien.

[Note latérale: V.

Modestus préfet du prétoire.

Amm. l. 29, c. 1, et l. 30, c. 4 et ibi Vales.

Zos. l. 4, c. 11.

Greg. Naz. or. 20, t. 1, p. 348 et 349.

Histoire du Bas-Empire. Tome 03 · 第 279 / 354 题